Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Est-il vrai que les pasteurs Sawa ont décidé de quitter l’Eglise évangélique du Cameroun ?

Est-il vrai que les pasteurs Sawa ont décidé de quitter l’Eglise évangélique du Cameroun ?

La réponse est :
Paru le mardi, 09 mai 2017 14:35

Il se dit que les chefs traditionnels de ce groupe ethnique rejettent le nouveau président de cette église protestante. Vrai ?

L’élection de samedi 22 avril dernier a en effet attisé de vieilles querelles entre les pasteurs de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC). Ce jour-là en effet, le révérend Samuel Hendje se faisait élire comme président général de l’EEC au terme du Synode général de Ngaoundéré. Ce dernier remporte 205 suffrages sur 374 ; contre 168/374 pour son challenger, le pasteur Priso Moungolè, vice-président du bureau sortant.

Le verdict des urnes sera par la suite contesté par le Ngondo, assemblée traditionnelle Sawa ; qui manifestement aurait préféré que le candidat malheureux, le révérend Priso, dirige la barque EEC.

Dans un communiqué signé le 28 avril et lu dans certaines églises de cette obédience religieuse, le Ngondo annonce à compter de ce jour-là, «le schisme du peuple sawa de l’EEC». Ce consortium de chefs traditionnels sawa invite par ailleurs tous les fidèles de toutes origines ethniques, à se joindre à eux pour «défendre jalousement les valeurs prônées par les bâtisseurs de l’Eglise évangélique du Cameroun».

Scission

On apprend que c’est la volonté du président sortant, pasteur Isaac Batomen, de s’éterniser au pouvoir, qui est la cause profonde de cette scission. En effet, ce dernier est « président général » de l’Eec depuis 2007. C’est en 2007 qu’il est désigné pour terminer le mandat de son défunt prédécesseur ; le révérend Mfochive ; avec pour promesse de passer la main au bout de 2 ans.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour dire que le président élu du 22 avril n’est qu’un proche parent du révérend Batomen. Les contestataires brandissent ainsi des idéaux de rupture et de respect des composantes sociologiques.

En réalité, il s’agit d’une guerre aux relents claniques et ethniques. Le président de l’Eec a un mandat de 7 ans pour diriger 22 régions synodales.

09G

Les fidèles fervents prient au retour de la paix parmi les hommes de Dieu…

Monique Ngo Mayag

Dernière modification le mardi, 09 mai 2017 14:46

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