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Il se dit que des jeunes filles vendent leurs ovules au Cameroun à des cliniques de fécondations in vitro

Il se dit que des jeunes filles vendent leurs ovules au Cameroun à des cliniques de fécondations in vitro

La réponse est :
Paru le jeudi, 23 mars 2017 12:54

Il semble que de nombreuses filles empochent des centaines de milliers de francs Cfa en échange de leurs ovocytes. Vrai ?

Quelques médias de Douala ont relayé les plaintes d’un jeune homme qui dénonce le traitement subi par sa sœur de 23 ans. Ce dernier affirme que sa sœur souffre d’atroces douleurs suite à l’extraction de ses ovules en faveur d’une clinique spécialisée dans l’insémination artificielle. Son corps serait en proie à des effets secondaires après cette opération.

Notons que la fille en question a empoché 250 000 francs pour donner ses ovocytes. Un phénomène qui va visiblement grandissant à en croire certains témoignages recueillis sous anonymat. Une jeune fille habitant Douala raconte qu’elle a été approchée pour vendre ses ovules. « Je devais empocher 200 000 francs Cfa et mon intermédiaire 50 000 ; soit un total de 250 000 francs Cfa. » Elle dit avoir refusé l’offre. Ce que d’autres ne rechignent pas.

Annonce

On apprend d’une autre jeune fille que sa voisine vit et élève son enfant grâce à ce commerce ; depuis que le géniteur de son fils l’a abandonnée. Une annonce publiée sur le site de vente en ligne « Afribaba.cm » fait d’ailleurs comprendre que les chercheurs d’ovules ratissent large. L’annonce fait appel à « une jeune fille généreuse pour offrir quelques uns de ses ovocytes. La fille doit être âgée de 18 à 30 ans et doit avoir au moins un enfant ou alors déjà enceinte. Elle bénéficiera d’un bilan de santé gratuit et d’une rémunération de 100 000 francs Cfa. Le don se fera à Douala ».

La loi camerounaise n’encadre pas les opérations marchandes autour des ovocytes. Pourtant, prospère avec la forte demande de fécondations in vitro dans les cliniques spécialisées.

Ailleurs, comme au Canada, le commerce des ovocytes est proscrit. Là-bas, comme dans plusieurs autres pays, l’Etat encadre plutôt scrupuleusement le don gratuit des ovocytes en vue de la procréation assistée.

Monique Ngo Mayag

Dernière modification le jeudi, 23 mars 2017 12:59

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