Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
La veuve de Charles Etoundi, un proviseur tué à Foumban, a-t-elle été interpellée en tant que suspecte?

La veuve de Charles Etoundi, un proviseur tué à Foumban, a-t-elle été interpellée en tant que suspecte?

La réponse est :
Paru le mercredi, 25 octobre 2017 16:07

Selon une version répandue sur internet, Mme Etoundi serait passée aux aveux en tant que commanditaire.

C’est l’une des affaires qui fait des gorges chaudes au Cameroun en ce moment. Il s’agit du décès de Charles Etoundi, l’ex-proviseur du lycée bilingue Sultan Ibrahim Njoya (Lybisin), poignardé le 23 septembre 2017 par des individus non identifiés (à ne pas confondre avec l’ancien ministre de l’Education nationale, Charles Borromée Etoundi). 

L’épouse de l’ancien proviseur a été mise à l’index. Un internaute a écrit, dans la semaine du 20 octobre : « S’agissant des derniers développements à propos de la mort du proviseur du lycée bilingue Sultan Ibrahim Njoya (Lybisin), suite à l’arrestation et à l’exploitation des malfrats ayant commis ce forfait par les services de la délégation judiciaire de l’ouest, il en ressort que la femme du proviseur serait la principale commanditaire. Après les aveux complets des malfrats, l’incriminant, l’épouse du proviseur a été mise aux arrêts et séjourne actuellement dans les cellules de la Drpj/ouest ».

Immédiatement, Anega Melanie Natacha, la fille aînée du défunt a réagi au post : « ma mère est chez elle en train de pleureur son mari ». 

L’auteur de de la fausse nouvelle va alors se rétracter: « Durant mon tout dernier séjour à Foumban, j’ai eu à rencontrer dans l’enceinte du palais deux très hauts responsables administratifs en service dans le département du Noun, et qui ayant eu connaissance de mon activité épistolaire à propos de l’assassinat du proviseur du lycée bilingue de Foumban ont tenu à m’entretenir sur les derniers développements concernant cette affaire scabreuse qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Durant nos échanges, ils ont juré la main sur le cœur que la femme du défunt proviseur avait été interpellée. Ceci avec force et détails. Vu la stature et surtout les fonctions des concernés, je n’ai pas hésité une seconde à partager cette information qui s’est avérée fausse après recoupement. » 

Mais entre temps, la rumeur a fait son chemin. 

S.A

Dernière modification le mercredi, 25 octobre 2017 16:10

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