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A Douala, un mototaximen aurait tabassé un commissaire de police...

A Douala, un mototaximen aurait tabassé un commissaire de police...

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Paru le lundi, 26 septembre 2016 19:27

Il est connu que Douala est une ville rebelle. Une étiquette que la capitale économique camerounaise doit surtout aux mototaximen, appelés ici «benskineurs». La rumeur circule que ces « seigneurs de la route » auraient violenté un commissaire de police.

Effectivement, dans la matinée du 21 septembre dernier, (aux environs de 9h) le commissaire de police principal, Emmanuel Ndema Ollo, a reçu un coup sur le crâne avant de s’écrouler au milieu d’une meute de mototaximen. Dans la foulée, il est trainé au sol par ses bourreaux. Plus tard, ses collègues le conduisent aux urgences où il « s'en sort avec de nombreuses blessures et dix points de suture à la tête », rapporte un journaliste.

D’après Marcous Mandeki, homme politique et témoin de la scène, l’homme en tenue (selon le jargon) volait au secours de ses deux collègues ; pris en sandwich par les conducteurs de mototaxis, au quartier Bonamoussadi précisément au lieu-dit Rond-point Maetur. Ces derniers refusaient tout contrôle de documents exigés pourtant pour leur activité. En effet, en prélude à la Coupe d’Afrique des nations féminine (Can) qui se tient en novembre prochain au Cameroun, préfets et gouverneurs prennent des mesures pour que les principales villes du pays aient fière allure.

En vue d’assainir le secteur des transports urbain, la ville de Douala a donc été quadrillée mercredi dernier pour un contrôle systématique des conducteurs de mototaxis. La vignette et le permis de conduire étaient les principales pièces demandées par la Police. Deux policiers se sont postés au rond point Maetur pour cette tâche. Sur les lieux, le contrôle ne plait pas à plus d’une centaine de benskineurs qui se refusent à toute inquisition et s’en prennent aux deux contrôleurs. Le commissaire est alerté. Il arrive sur le site et constate que ses éléments sont violentés et que l’un d’eux a sorti l’arme pour se protéger.

« Craignant le pire, le commissaire réussit à se rapprocher de son élément et lui arrache le pistolet automatique (PA) des mains. C'est alors que les manifestants le prendront pour cible. Le commissaire de police qui était en uniforme, est violemment bastonné pas les mototaximen », souligne le journaliste susmentionné. «Les mototaximen ont même osé décharger un camion de la Communauté urbaine de Douala qui contenait des motos saisies », s’indigne M. Mandeki.

Par la suite, les meneurs du mouvement seront conduits à la prison centrale de Douala et le gouverneur de la région du Littoral ordonne l'arrêt immédiat des contrôles. Au grand dam de ceux qui plaident depuis des années à des mototaximen disciplinés.

M.N.M.

Dernière modification le lundi, 26 septembre 2016 19:28

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