Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Le groupe Tsekenis va-t-il bientôt fermer au Cameroun ?

Le groupe Tsekenis va-t-il bientôt fermer au Cameroun ?

La réponse est :
Paru le jeudi, 03 août 2017 14:45

Depuis quelques mois, les usagers sont persuadés que cette chaîne de supermarchés va déposer le bilan. Est-ce fondé ?

La rumeur enfle depuis deux mois. Il se dit que le groupe Tsekenis va devoir mettre la clé sous le paillasson parce que l’entreprise est en faillite. Certes, tout porte à croire que les magasins Tsekenis traversent une mauvaise passe ; mais sur le plan officiel et administratif, rien ne permet d’affirmer que l’entreprise va déposer le bilan.

Le magasin de Yaoundé est presque vidé de ses étagères. L’offre est très réduite pourtant, à cette même période l’année, Tsekenis était déjà bondé de fournitures scolaires ; en prélude à la rentrée des classes en septembre. L’entrée de l’enceinte de Yaoundé est sale et poussiéreuse ; même si à l’intérieur, quelques employés s’activent en trainant les pas. A Douala, les locaux de l’entreprise, situés dans les quartiers huppés et populeux que sont Akwa et Bonamoussadi, sont fermés. Les numéros de téléphone communiqués sur le site web du groupe font inlassablement résonner le combiné ; sans que personne ne décroche.

Concurrence

A la délégation du Travail pour la région du Centre à Yaoundé, le délégué n’est pas certain de la fermeture. « Nous savons tout juste qu’ils ont drastiquement baissé leurs effectifs », confie le délégué régional, Rolland Njamsi. Il souligne qu’aucun dossier n’est (encore) parvenu jusqu’à lui sur une quelconque fermeture de Tsekenis ; comme l’exigerait la procédure. Le 21 septembre 2016, une grève du personnel de Douala augurait déjà des lendemains sombres pour cette entreprise grecque. Les employés exigeaient à Andreas Tsekenis (fils du fondateur ; Dimitri Tsekenis), le paiement de leurs primes, salaires et de meilleures conditions de travail.

Tsekenis a ouvert ses portes en 1948 au Cameroun. C’est plus tard que la concurrence a été rude avec l’arrivée d’autres opérateurs français, chinois, libanais, turc, etc ; aussi spécialisés dans la vente en gros et détail des appareils électroménagers, outils de bureau, entre autres produits du secteur import et export. 

Monique Ngo Mayag

Dernière modification le jeudi, 03 août 2017 14:51

Rumeurs

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes
1000 caractères restants