Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Le pionnier africain du capital investissement AfricInvest, basé à Tunis, exercerait au Cameroun en toute illégalité…

Le pionnier africain du capital investissement AfricInvest, basé à Tunis, exercerait au Cameroun en toute illégalité…

La réponse est :
Paru le jeudi, 22 septembre 2016 07:19

Il se dit qu’Africinvest, l’un de principaux spécialistes africains du capital investissement, basé à Tunis, n’a pas d’agrément pour mener ses activités au Cameroun et agirait donc en toute illégalité. Voyons ça de plus près… 

La rumeur selon laquelle l’un des leaders du capital-investissement africain, basé à Tunis, la société Africinvest, n’a pas d’agrément pour mener ses activités au Cameroun, a trouvé une réponse le 21 septembre 2016 par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey.

En fait, d’après un haut cadre au ministère des Finances, il y a eu confusion à cause de la ressemblance des noms. Une société homonyme est bien en cause mais il ne s’agit pas d’AfricInvest, fondé en 1994 et basé à Tunis, qui compte parmi ses actionnaires des institutions respectables comme la banque néerlandaise de développement FMO, l’Agence de développement belge, Proparco, la filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, la Banque européenne d’investissement, etc.

23 afriinvest

Le Minfi parle plutôt d’une structure locale créée de toutes pièces par des Camerounais, appelée Africinvest mais aussi « Société panafricaine de placement d’investissement participatif » ou en anglais « Pan African Investment and Crowdfunding Company ». Cette société, qui prétend être une institution financière de placement, avec des bureaux ouverts à Douala-Akwa et à Yaoundé, n’est pas agréée. Le patron des Finances ajoute que « cette structure collecte irrégulièrement d’importants dépôts auprès du public pour des placements qu’elle promet de rémunérer au taux de 10% par mois, soit 120% par an ! ».

Alamine Ousmane Mey prévient aussi que « l’autorité monétaire attire l’attention du public sur les risques à effectuer des opérations avec cette structure qui ne dispose ni d’un agrément d’établissement de microfinance, ni de celui d’organisme de placement ou d’investissement ». Le Minfi dégage par conséquent la responsabilité de son département ministériel pour les préjudices éventuels qui découleraient de toute transaction avec cette structure.

Au Cameroun, le vrai AfricInvest, basé en Tunisie, s’apprête plutôt à participer à l’augmentation du capital de l’établissement de microfinance dénommé Crédit communautaire d’Afrique (CAA).

Sylvain Andzongo

Dernière modification le lundi, 03 octobre 2016 09:05

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