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On dit que des militaires camerounais ont déserté le front contre Boko Haram dans l’Extrême-Nord
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On dit que des militaires camerounais ont déserté le front contre Boko Haram dans l’Extrême-Nord

La réponse est :
Paru le mercredi, 07 juin 2017 06:19

Selon certaines sources, l’armée camerounaise aurait cédé une partie du territoire du pays aux combattants la secte venue du Nigeria.

La matinée du 3 juin 2017 a été particulière pour le ministère de la Défense (Mindef). Et pour cause, des rumeurs ont circulé au sujet de militaires camerounais qui auraient abandonné le front contre la secte nigériane Boko Haram.

Le colonel Didier Badjeck, responsable de la communication du Mindef a réagi le 4 juin pour expliquer ce qui s’est passé exactement ce jour-là. « La situation est calme à l'Extrême-Nord. Les militaires qui ont engagé ce mouvement d'humeur, constituant une minorité (0,01% de l'effectif du secteur n° 1), ont été ramenés en caserne. Sur instruction du Mindef aux différentes autorités militaires, des mesures immédiates ont été prises et les regards restent tournés désormais vers le Mindef qui rentre de mission à l'étranger », a-t-il expliqué.

Le chef de Division de la communication du Mindef a rassuré les médias, « qu'un communiqué sera produit par qui de droit le plus rapidement, sur la base d'une exactitude des faits et des mesures prises ». Pour Didier Badjeck, l'information importante à connaître est que cette agitation a été vite jugulée, que le calme règne et que les positions tenues au front contrairement à ce qui a été dit hâtivement dans les réseaux sociaux.

Le 5 juin 2017, Joseph Beti Assomo, le ministre en charge de la Défense, a commis un communiqué selon lequel, les mutins exigeaient deux choses : leur relève immédiate par dérogation au chronogramme arrêté, et à eux communiqué par leur hiérarchie, et le versement de leurs primes de « soldats internationaux » de la Commission du Bassin du Lac Tchad à l’instar de celles servies à leurs camarades des opérations de maintien de la paix onusiennes. Toujours selon M. Beti Assomo, « la circulation a été rétablie grâce au tact, à la perspicacité et à la fermeté des chefs militaires assistés de l’autorité préfectorale de céans ».

Mais, informe le ministre, des sanctions disciplinaires ont été prises à l’encontre des militaires impliqués, conformément aux dispositions du règlement de discipline générale dans les forces de défense.

Sylvain Andzongo

Dernière modification le mercredi, 07 juin 2017 06:48
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