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Les élites du Mfoundi se seraient plaintes auprès de Paul Biya via un mémorandum

Les élites du Mfoundi se seraient plaintes auprès de Paul Biya via un mémorandum

La réponse est :
Paru le vendredi, 21 octobre 2016 08:42

C’est par une lettre non signée que les élites du département du Mfoundi auraient adressé leur doléances au chef de l’Etat.  Est-ce exact ?

La controverse fait rage actuellement au Cameroun sur la question de savoir si oui ou non, les élites du département du Mfoundi, abritant la capitale siège des institutions, ont saisi le président Paul Biya à travers un mémorandum dans lequel elles se plaindraient d’expropriations abusives, de non-respect du quota de représentation des fils du Mfoundi, d'ostracisme, d'envahissement, etc.

Un fait est vérifiable : la lettre au vitriol non signée a largement été diffusée dans la presse locale. Mais des doigts accusateurs au sein de l’opinion ont attribué la paternité dudit à Emile Onambélé Zibi, légat exécutif de l’Association des patriarches autochtones du Mfoundi. Ce dernier nie cependant avoir joué un tel rôle mais, apporte une précision de taille à la presse : « La Lettre des patriarches et notables du Mfoundi adressée au président de la République est rédigée et attend son destinataire ». Traduction : Paul Biya ne l’a pas encore reçue.

Dans la journée du 19 octobre, l’élite politico-administrative de Yaoundé s’est réunie autour de André Mama Fouda (ministre de la Santé), Philippe Mbarga Mboa (chargé de missions à la présidence de la République) et Laurent Serge Etoundi Ngoa (ministre en charge des PME), pour se désolidariser du fameux « mémorandum » et tout en excluant leur légat.

Si donc l’élite native de Yaoundé n’a pas encore saisi le président de la République, Emile Onambele Zibi, lui, maintient : « Cette communication des sages détentrices du pouvoir ancestral n’a pas besoin d’élites encore moins d’un ministre, elle pose simplement les préoccupations de nos populations car il y va de la protection des minorités et du respect de notre constitution qui prévoit la protection des minorités et la sauvegarde des peuples autochtones. Les populations du Mfoundi ne doivent pas disparaître au profit des tiers ». 

Sylvain Andzongo

Dernière modification le vendredi, 21 octobre 2016 08:44

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