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Les Camerounaises ne contribueraient pas aux charges du ménage

Les Camerounaises ne contribueraient pas aux charges du ménage

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Paru le mardi, 27 décembre 2016 10:28

Selon une idée reçue au Cameroun, les femmes attendraient d’être entretenues par les hommes.

L’enquête par grappes à indicateurs multiples réalisée en 2014 au Cameroun que vient de publier l’Institut national de la statistique (INS) remet en cause l’idée reçue selon laquelle les femmes ne contribueraient pas aux besoins du ménage. Et qu'elles sont plus des « consommatrices » que des « contributrices » aux charges dans le foyer.

Cette étude de l’INS montre qu’en général « 51 % de femmes âgées entre 15 et 49 ans contribuent au financement des dépenses du ménage, soit partiellement ou entièrement ». La proportion de femmes qui prennent en charge tout ou partie de dépenses du ménage décroît progressivement lorsqu’on passe des ménages les plus pauvres aux ménages les plus riches, selon la même étude. En effet, indique l’INS, « les femmes vivant dans les ménages les plus pauvres sont relativement plus nombreuses (55 %) à contribuer aux dépenses du ménage par rapport à celles qui vivent dans les ménages les plus riches (45 %) ».

Pour les femmes ayant contribué partiellement aux dépenses du ménage, les postes qu’elles financent le plus sont : l’alimentation et boissons (71 %), l’habillement (54 %) et les équipements de la maison (40 %).

Selon le milieu de résidence, ce pourcentage est relativement plus élevé en milieu rural (54 %) qu’en milieu urbain (47%). L’analyse spatiale de la participation des femmes aux financements des dépenses du ménage montre que les dames des régions du Nord-Ouest (67 %) et du Sud-Ouest (64 %) y contribuent relativement plus que celles des autres régions. Par contre, les pourcentages les plus faibles sont observés dans les régions de l’Adamaoua (38 %) et de l’Extrême Nord (41 %). « Ces différences pourraient éventuellement s’expliquer par un certain nombre de facteurs culturels et traditionnels », analyse l’INS.

Sylvain Andzongo

Dernière modification le mardi, 27 décembre 2016 10:33

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