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Non, l’antipaludéen Co-Arinate vendu en pharmacie n’est pas une contrefaçon

Non, l’antipaludéen Co-Arinate vendu en pharmacie n’est pas une contrefaçon

La réponse est :
Paru le vendredi, 09 février 2018 03:05

Selon les autorités de la santé, les éléments absents sur la boîte ne sont que le résultat du nouveau conditionnement adopté par les fabriquants.

Le 31 Janvier 2018, le quotidien privé « L’œil du Sahel » en parlait dans ses colonnes sous le titre : « alerte : Un antipaludéen contrefait vendu en pharmacie ». Selon ce journal qui cite une supposée correspondance du laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments et d’expertise (LANACOME), adressée au Dr. Aristide Otto Ateba Etoundi, Directeur de la pharmacie du Ministère de la santé, une version contrefaite du Co-Arinate (le lot 238) incriminée dans le décès récent d’un enfant serait actuellement en vente dans les pharmacies camerounaises. C’est le conditionnement différent de l’emballage du produit indexé (pas d’inscription fdc, ni de dessin de moustique) par rapport aux Co-Arinate fdc et fdc pharma Italie homologués au Cameroun, qui susciterait les soupçons de contrefaçon.

 Depuis, la parution de cet article, l’antipaludéen  a été mis en quarantaine par une décision du Ministre de la Santé (Minsanté) Mama Fouda, datée du 02 janvier 2018. Toutefois, cette décision ne découle pas de l’existence de contrefaçons dudit produit. Contrairement à ce qui a été dit, le co-arinate vendu en pharmacies est un produit authentique sous un nouveau conditionnement.

D’après le Dr. Ampouam Christophe, vice-président de l’Ordre des pharmaciens interrogé par le quotidien national Cameroon-tribune, le laboratoire qui fabrique le Co-Arinate comprimé, enfant et adulte a requis une modification de l’Autorisation de mise sur le marché de son produit en proposant un nouveau conditionnement par rapport à celui antérieurement homologué. Selon le Dr. Aristide Otto Ateba Etoundi, Directeur de la pharmacie au Minsanté interrogé par Cameroon-tribune, « la procédure d’approbation [du nouveau conditionnement de la boîte de Co-arinate] était encore en cours quand l’accident s’est produit », d’où le manque de communication sur le sujet.

Quant à la mise en quarantaine de ce produit, les raisons évoquées sont des investigations  en cours  à LANACOME sur les échantillons contenus dans l’ancien conditionnement de la boîte et le nouveau ; ainsi que  des analyses sur le reste du produit utilisé par le patient décédé.

La victime présumée de cet antipaludéen serait un jeune enfant décédé durant la période du  8 au 22 janvier 2018, parmi les trois victimes de la méningite qui avaient fait l’objet d’une fausse alerte à Ebola.  

En ce qui concerne par ailleurs l’interdiction de vente de ce médicament en Côte d’ivoire évoquée par « L’œil du Sahel », depuis 2011, un démenti formel a été apporté sur le sujet par le Vice-président du laboratoire Dafra Pharma dans une interview accordée à abidjan.net .

Dernière modification le vendredi, 09 février 2018 03:09

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