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La Croix-Rouge camerounaise et le BIR améliorent l’hygiène des 450 détenus de la prison de Nanga-Eboko

La Croix-Rouge camerounaise et le BIR améliorent l’hygiène des 450 détenus de la prison de Nanga-Eboko

Paru le lundi, 09 mars 2020 13:06

La Croix-Rouge camerounaise (CRC) et le Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité d’élite de l’armée camerounaise, ont remis, le 6 mars 2020, 450 kits de toilettes hygiéniques et de produits d’entretien, du matériel agricole et des produits alimentaires aux détenus de la prison centrale de Nanga-Eboko, dans la région du Centre.

Ce don permettra aux détenus, selon Christian Ebogo, leur porte-parole, « d’améliorer notre hygiène, bref, notre quotidien ». D’autant plus que, insiste la régisseuse, la prison centrale de Nanga-Eboko, créée en 1960 pour accueillir 150 personnes, abrite aujourd’hui 450 détenus. « Ce qui pose des problèmes de santé et d’hygiène corporelle que viennent résoudre les 450 kits remis ce jour à nos pensionnaires », se satisfait Suzanne Mengue.

Le chef de bataillon Guy Hervé Onambélé justifie l’implication du BIR au côté de la CRC loin d’un champ de bataille par la volonté « de donner du BIR l’image, toute somme réelle, d’une armée qui est aux côtés des populations, celle d’une force d’élite qui travaille pour le développement du Cameroun ».

Depuis sa création en 1999, souligne le représentant du commandant en chef du BIR, cette unité d’élite de l’armée camerounaise s’illustre par ses « actions civilo-militaires dans plusieurs champs ». « En éducation, nous enseignons gratuitement là où le besoin d’enseignants se fait sentir, nous aidons à construire des écoles, nous faisons des dons de matériel didactique aussi bien aux enseignants qu’aux élèves », ajoute Guy Hervé Onambélé.

Un engagement que corrobore Cécile Akame Mfoumou, la présidente de la CRC : « En santé, notre partenariat s’est concrétisé dans ce domaine avec la construction d’un bâtiment R+1 consacré à la formation de jeunes gens en kinésithérapie ».

Deux semaines avant la remise du don à la prison centrale de Nanga-Eboko, le BIR a, révèle Guy Hervé Onambélé, « conduit une campagne de dépistage et de traitement des maladies oculaires avec des opérations chirurgicales, notamment de 100 cas de cataracte dans la périphérie du parc national de Waza », dans la région de l’Extrême-Nord.

L’officier supérieur égrène toutes ces actions pour rappeler à l’opinion que, « contrairement à certaines ONG aux agendas mal dissimulés, le BIR travaille pour le bien-être des populations ». Pour lui, « c’est alors absurde de penser que le BIR massacre des populations dont il milite en même temps pour l’amélioration des conditions d’existence ».

Dominique MBASSI

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