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Oui, la clinique psychiatrique de l’Hôpital Jamot de Yaoundé traite les toxicomanes

Oui, la clinique psychiatrique de l’Hôpital Jamot de Yaoundé traite les toxicomanes

La réponse est :
Paru le mercredi, 12 décembre 2018 16:02

Il se dit qu’il existe dans ce célèbre  hôpital psychiatrique la possibilité pour un drogué de recevoir des soins. Vrai ?

Bien que l’imaginaire populaire au Cameroun ait tendance à associer  l’hôpital Jamot à un centre de soins pour malades mentaux, un ensemble d’autres soins y sont prodigués du paludisme aux maladies pulmonaires; Stopblablacam le révélait notamment lors d’un précédent article.

Ce que la plupart des gens ignore cependant, c’est que cet hôpital, à travers son centre psychiatrique accueille aussi des toxicomanes.  Selon un article de Daniel Mbassa Menick et al. intitulé « Addictions chez l'africain en milieu hospitalier : bilan de 39 mois à la clinique psychiatrique de l'hôpital Jamot de Yaoundé » et publié dans le volume 51 de la revue scientifique « Perspectives Psy » (EDP Sciences, 2012/1, pages 54 à 62), Ils y arrivent pour certains en consultation suite à leurs consommations de  substances toxiques telles que le cannabis, les feuilles de tabac, l’opium… ;

 Ils y sont également suivis  après  le constat de l’effondrement général de leurs personnalités : apparition de psychoses, conduites hétéro-agressives en milieu familial (gestes agressifs, les bagarres physiques, les expressions verbales et insultes), troubles de conduites (vol, vente d’objets personnels ou familiaux), décrochage scolaire et mauvais résultats scolaires, actes médico légaux (toutes les constatations médicales des blessures causées par un tiers ou à un tiers), dépressions et tentatives de suicides…

D’une manière générale, c’est lors de la consultation,  en échangeant avec un psychiatre que ce dernier déterminera le type de prise en charge à appliquer au patient.  Tout dépend du type de troubles cliniques (céphalées, irritabilité, agressivité, anxiété, agitation, insomnie,difficultés de concentration, souffrance morale) ou de troubles psychiatriques  (psychique, schizophrénie, bouffée délirante, dépression, Syndrome amotivationnel) décelé.

La même étude révèle en outre que la prise en charge peut être ambulatoire (implique la prise en charge médicale d'un patient, sans hospitalisation, ou d'une durée de quelques heures) ou dans les cas extrêmes, nécessiter une hospitalisation.

R.S

STOPBLABLACAM TV


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