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Alors que les grognes se multiplient à Buea, la construction d’un autre centre de DDR engagée à Tiko

Alors que les grognes se multiplient à Buea, la construction d’un autre centre de DDR engagée à Tiko

Paru le lundi, 22 mars 2021 14:55

Le 20 mars, le coordonnateur national du Comité national de désarmement, démobilisation et réintégration (CNDDR), Francis Faï Yengo, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction d’un nouveau centre de désarment, de démobilisation et réintégration (DDR) à Tiko, dans la région du Sud-Ouest. L’infrastructure d’une valeur de 1,5 milliard de FCFA sera livrée dans 9 mois pour assurer la réinsertion sociale et professionnelle des combattants séparatistes ayant déposés les armes.

 «Je suis fier de dire que ‘depuis que le chef de l’Etat a tendu sa main de paix envers ces personnes qui étaient autrefois dans un projet pas du tout orthodoxe, nous avons accueilli 800 ex-combattants. Nous menons un certain nombre de petites activités dans les centres, notamment dans l’agropastoral. Nous offrons également des formations en maçonnerie, l’électricité, la conduite, et récemment la couture et l’informatique», a indiqué le Coordonnateur national du CNDDR.

Le nombre de combattants dans les centres est de plus en plus croisant et il se pose un problème de gestion. Un jour avant cette cérémonie de pose de la première pierre les ex-combattants séparatistes pensionnaire du centre de DDR de Buea sont sortis dans les rues pour demander de meilleures conditions de vie. Depuis le début de l’année, c'est le troisième mouvement d’humeur dans ce seul. À Bamenda, les pensionnaires du centre de DDR étaient aussi descendus dans les rues en début d’année.

Le séjour très long dans les centres et l’inefficacité des programmes de réinsertion, sont les principales revendications des pensionnaires à Buea comme à Bamenda. Un problème que tentera de résoudre les nouveaux centres dit multifonctionnelles qui mettra un accent sur la formation professionnelle et l’apprentissage d’un métier. Le défi reste ici de veiller à ce que la réinsertion sociale des ex-combattants intègre des plans de développement économique et social à long terme.

Vanessa Ngono Atangana

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