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Non, il n’y a pas de drogue dénommée « fraise rapide » ou « fraise meth » dans les écoles

Non, il n’y a pas de drogue dénommée « fraise rapide » ou « fraise meth » dans les écoles

La réponse est :
Paru le mercredi, 24 octobre 2018 08:00

Le canular de la drogue « candy » est de retour sur les réseaux sociaux sous une nouvelle dénomination.

Le hoax (canular) sur la drogue des écoles qui circulait en novembre 2017 sur le web africain (relire l’article de stopblablacam sur le sujet ici) est de retour. Cette fois, l’expéditeur du message d’alerte, probablement dans le but le rendre plus crédible, explique avoir eu la confirmation  en début de semaine par sa fille, de la vente  de drogues dans la cour d’école. D’après son message, les élèves-dealers dissimuleraient les produits dans leurs sous-vêtements.

Le nom de la drogue  indiquée  ici, a de nouveau changé.  Il ne s’agit plus de « candy »,  mais de « fraise rapide » ou de "fraise meth". Les traductions en français de« strawberry quick » et "strawberry met", les noms que portaient cette drogue imaginaire en Novembre 2008, lors de la première apparition du canular sur le web.

 23741 lettre

Le message de fond du texte d'alerte demeure toutefois sensiblement le même : un nouveau type de méthamphétamine en cristaux, du nom de "fraise meth" ou  "fraise rapide" ressemblant à « des roches pop fraise »,  un bonbon qui grésille et saute dans la bouche, « est distribué aux enfants dans les cours d'école ». Les enfants l’ingèreraient en pensant qu’il s’agit de bonbons. Comme dans la version du message d’alerte d’il y a un an, et dans celle qui l’ont précédé, cette drogue serait disponible sous plusieurs parfums (chocolat, beurre de cacahuète, cola, cerise, orange et raisin). Le rédacteur du message  y rajoute cependant la mise en garde suivante:

« demander [aux] enfants de ne pas accepter les bonbons des étrangers, (…) de ne pas accepter les bonbons ressemblant à ceux d'un ami et de signaler immédiatement à leurs encadreurs ( surveillant, enseignant, directeur, etc...) tout ce qui pourrait leur être proposé ».

23741 drogue

Cette nouvelle version a également la particularité d’intégrer en guise d’illustration, des images d’un canular récent sur la présence d’un sucre mortel de composition chimique au Cameroun (relire l’article de Stopblablacam sur le sujet ici). Ces images n'ont cependant rien à voir avec un sucre toxique, ou une quelconque drogue mais proviennent plutôt de www.consultant360.com,  une plateforme de messagerie directe, destinée aux praticiens du domaine de la médecine. Elles y sont employées dans le cadre de la thématique du vih/sida. Le sujet (la patiente) est une  fillette de 6 ans (atteinte de vih) qui s'est présentée à une clinique en Afrique du Sud avec un an d'antécédents de papules verruqueuses sur les lèvres et la muqueuse buccale (des lésions orales du papillomavirus humain).

La drogue au Cameroun

Bien qu’il s’agisse là d’un canular, le fléau de la drogue est bien présent au Cameroun et il est important de sensibiliser sur le sujet. D’après des statistiques récentes du  Comité national de lutte contre la drogue (Cnld), 21% de la population camerounaise a déjà expérimenté une drogue dure, 10% sont des usagers réguliers dont 60% de jeunes âgés de 20 à 25 ans. Par ailleurs, les principales substances  les plus demandées dans le pays  sont : le cannabis (58,54%) très souvent associé au tabac, le tramadol (44,62%) et la cocaïne (12,10%) ou des préparations traditionnelles de fortune pour un niveau de consommation de 7,59%, les solvants (7,36%) et l’héroïne consommée à 5,70% des cas.

Rose Sende

Dernière modification le mercredi, 24 octobre 2018 08:10

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