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Oui, au Cameroun on consomme de la chair de varan

Oui, au Cameroun on consomme de la chair de varan

La réponse est :
Paru le mercredi, 29 août 2018 12:39

La chair de varan est surtout prisée par les ethnies non musulmanes.

Hormis les termites, les chauves-souris, le chien et les grenouilles, au Cameroun vous trouverez des consommateurs férus de la chair de varan. D’ailleurs une étude de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) cite ce grand lézard semi-aquatique comme un produit forestier non ligneux source de protéines consommé dans le pays et qui y est sollicité par le commerce dans la filière gibier et poisson d’eau douce.

 L’atlas des reptiles du Cameroun (P.308. IRD Editions, 2007.)  de Laurent Chirio, Matthew LeBreton , désigne comme principales consommatrices de la chair de varan,  les " ethnies non musulmanes".

Au Cameroun, 3 types de varans sont identifiés . Il s’agit en l’occurrence du Varan du Nil, du Varan des savanes et du Varan orné. Du ndomba, au mbongo simple en passant par de la sauce tomate, ceux qui en mangent lui prêtent une chair mi-poisson mi-viande.

Dans certaines zones du pays, il est vendu le long des axes routiers ou dans le cadre de commerces domestiques aménagés par des tiers, très souvent sans autorisations des autorités compétentes. Toutefois, ce que tout vendeur et consommateur de ce reptile devrait savoir, c’est que selon un arrêté du Ministère de la Forêt et de la Faune  (l’arrêté n° 0648/MINFOF du 18 décembre 2006 fixant la liste des animaux des classes de protection A, B, C),  ces reptiles appartiennent aux espèces bénéficiant d’une protection partielle (dites de la classe B). Ils ne peuvent être chassés, capturés ou abattus qu’après obtention d’un titre d’exploitation délivré par l’administration chargée de la Faune. Ils font également l’objet de mesures de gestion particulière sans lesquelles ils seront menacés d’extinction (voir la législation faunique).

Leur chasse sans licence ou permis, ou le dépassement de la latitude accordée sont punissables par la loi n° 94/01 du 20 janvier portant régime des forêts, de la faune et de la pêche. De même, selon l’article 101 de  la même loi, « Toute personne trouvée, en tous temps et en tous lieux, en possession de tout ou partie d'un animal protégé de la classe A ou B, (…) vivant ou mort, est réputée l'avoir capturé ou tué ». Un tel forfait est passible d’après l’article 155 « d'une amende de 50 000 à 200 000 francs CFA et d'un emprisonnement de vingt (20) jours à deux (2) mois ».

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