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ECONOMIE

ECONOMIE (306)

Produits pétroliers : l’État doit 134 milliards FCFA aux importateurs (Minee)

Après l’incendie de la Société nationale de raffinage (Sonara) en mai 2019, « le Cameroun a mis en place un mécanisme d’approvisionnement en produits pétroliers très concurrentiel. La procédure d’appel d’offres pour sélectionner des traders capables d’approvisionner le marché camerounais a été lancée ». C’est qu’a déclaré le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba , aux membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale qui s’inquiétaient de l’État d’avancement des travaux de réhabilitation de la raffinerie. Cependant, le recours à des traders et l’ouverture à la concurrence n’ont pas manqué peser sur les caisses du Trésor public, et à date « l’État camerounais doit aux importateurs 134 milliards FCFA », a révélé le membre du gouvernement.

D’après le membre du gouvernement, certains facteurs expliquent cette dette élevée. D’abord le choix porté sur les traders qui approvisionnaient le marché à prédominance russe. Ce qui a contribué au manque observé des produits pétroliers il y a quelques mois. « Pour y faire face, le Cameroun a dû changer de marché en optant pour le marché européen », fait savoir le ministre.

Ce dernier ajoute : « par ailleurs, sur la même période, le prix du baril a augmenté. Ce qui a conduit l’État camerounais à revoir à la hausse sa subvention du prix à la pompe. Cette augmentation de la subvention pèse lourdement sur la trésorerie de l’État. Ainsi, sur le seul mois de juin, l'État camerounais a subventionné les prix à la pompe à hauteur de 100 milliards FCFA, soit 3 milliards 480 millions par jour ».

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie a rappelé que la pénurie de carburant observée récemment a été causée par le conflit russo-ukrainien.

L.A. 

Paru le jeudi, 08 décembre 2022 13:41

Loi de finances 2023 : l’opposition reproche au gouvernement d’accentuer la vie chère

Les principaux partis de l’opposition ont proposé à l’opinion leur lecture de la loi de finances 2023, qui a récemment été adoptée à l’Assemblée nationale. À chaque fois, ils ont reproché au gouvernement de favoriser la vie chère. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto a même parlé d’une « politique accrue de paupérisation du peuple camerounais par le gouvernement ».  

« Les hausses des impôts prévues touchent des secteurs vitaux sur le plan social, tel que celui de l’alimentation où il est envisagé le passage de 5% à 10% de prélèvement fiscal sur les droits d’importation, soit un doublement des taxes, dans un pays où l’autosuffisance alimentaire n’est pas assurée et où les populations subissent une inflation galopante qui a vu le panier de la ménagère se vider progressivement », peut-on lire dans un communiqué signé de Syrie Galex Soh, le secrétaire national du MRC, chargé des affaires économiques, de l’intégration régionale et du développement de l’emploi.

Le Social Democratic Front (SDF) regrette aussi ces hausses des prix. « Il est déjà prévu l’augmentation des prix de l’essence, du gasoil, du gaz et du pétrole. Je ne parle pas des timbres et autres frais fonciers. Cela signifie que les coûts de production et de transport augmenteront et que les prix de vente augmenteront aussi », écrit l’économiste Louis-Marie Kakdeu, qui est un des membres du Shadow Cabinet du SDF.

Il ne manque pas d’énumérer les conséquences de cette option : « cela veut dire surtout que la production locale est vouée à n’être jamais compétitive et que le gouvernement camerounais a fait le choix, une fois de trop, à soumettre le pays à la dépendance extérieure. S’il y a une autre crise mondiale qui survient, alors nous la subirons de plein fouet ».

Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) est dans la même logique. Avec les 17 amendements de la loi de finances qu’il a déposés à l’Assemblée nationale, le parti de Cabral Libii jugeait inopportune l’augmentation de 33% du timbre fiscal, de 40% du timbre sur le connaissement, de 50% de la vinette de certaines automobiles…

Le gouvernement a en effet fait le choix de proposer au Parlement un ajustement des tarifs du timbre de dimension ainsi que de certains timbres spécifiques. S’agissant du timbre de dimension, il est proposé une augmentation de 1 000 FCFA à 1 500 FCFA. « Il convient de relever que le tarif de 1 500 FCFA demeure conforme aux dispositions communautaires de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui fixent le tarif maximum de droit de timbre de dimension à 1 600 FCFA », peut-on lire dans l’exposé des motifs du projet de la loi de finances proposé par le gouvernement.

Besoin de ressources

Dans ce même document, on apprend que la législation en matière de timbre est longtemps demeurée à l’abri des changements fiscaux. « Tenant compte du besoin en ressources de plus en plus croissant de l’État, il apparait aujourd’hui opportun d’explorer cette assiette fiscale », justifie le gouvernement.

Comme avec les timbres, le gouvernement a tenu à apporter des explications sur les hausses fiscales envisagées en 2023. C’est le cas de celles prévues dans le secteur foncier, qui font couler beaucoup d’encre et de salive. « Au regard de l’évolution du contexte socio-économique, marqué par l’accroissement de la demande, un taux d’urbanisation galopant et une tendance à l’accaparement des terres, le relèvement des taux sonne désormais comme un impératif pour réguler le secteur et contribuer au budget de l’État ».

Michel Ange Nga

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Loi de finances 2023 : Louis Paul Motaze justifie la hausse de certaines taxes

Paru le mercredi, 07 décembre 2022 17:35

Loi de finances 2023 : Louis Paul Motaze justifie la hausse de certaines taxes

Alors qu’il défendait le budget de l’État pour l’année 2023 devant les membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le ministre des Finances a tenté de justifier les hausses drastiques de certains impôts. D’après le rapport de son passage devant les membres de cette commission le ministre des Finances, Louis Paul Motaze (photo) a indiqué que « les recettes fiscalo-douanières telles que projetées couvrent à peine les dépenses courantes ». Il a ajouté que « les recettes pétrolières étant sur une tendance baissière, il parait impérieux d’élargir l’assiette fiscale à l’effet de financer les autres besoins de l’État, notamment le service de la dette ou encore les investissements ».

La loi de finances 2023 consacre en effet une série d’augmentation de taxe dont certaines passent du simple au double. C’est le cas de la vignette automobile des véhicules de 2 à 7 chevaux (CV), qui passe de 15 000 FCFA à 30 000 FCFA, soit une hausse de 100 %. Pour ceux qui ont des véhicules, de 8 à 13 CV, dont le prix de la vignette était fixé à 25 000 FCFA en 2022, vont dorénavant débourser 50 000 FCFA, soit une hausse de 100 % aussi. Le droit de mutation sur les titres fonciers en cas de vente est revalorisé de 4 %. C’est également le cas du timbre fiscal qui passe de 1 000 à 1 500 FCFA.

Au sujet du timbre fiscal, des membres de la Commission ont exprimé la « nécessité de maintenir le tarif en vigueur des droits de timbre compte tenu du fait que son augmentation envisagée cible essentiellement la frange de la population vulnérable ». À cela, le ministre Louis Paul Motaze répond que « cette mesure vise à accroître les recettes de l’Etat, dans l’optique de faire face à des charges continuellement en hausse ».

Et le ministre des Finances de préciser que « comparativement à certains pays africains de même niveau de développement que le Cameroun, le coût du timbre, malgré la hausse envisagée, reste relativement bas. Bien plus (…) ce montant reste en deçà de la norme communautaire qui se situe à 1 600 FCFA ».

L.A.

Paru le mercredi, 07 décembre 2022 10:51

Balance commerciale : le déficit s’est creusé de 103 milliards FCFA en 2021 (INS)

Au cours de l’année dernière, la balance commerciale du Cameroun est passée de 1 375 milliards de FCFA en 2020, à 1 478 milliards de FCFA en 2021. Soit une aggravation en valeur absolue de 103 milliards de FCFA et en valeur relative de 7,5 %. Ces données sont rapportées par l’Institut national de la statistique (INS) dans son dernier rapport sur le commerce extérieur. « Cette dégradation résulte d’une hausse des dépenses d’importations de 693 milliards de FCFA, soit 21,8 %, largement supérieure à la hausse des recettes d’exportations qui se situe à 591 milliards de FCFA, soit 32,8 %, par rapport à l’année 2020 », analyse l’INS.

L’Institut note que hors pétrole brut, le déficit de la balance commerciale est plus accentué et se chiffre à 2 447 milliards de FCFA, soit une aggravation du déficit de 431 milliards de FCFA (21,4 %), par rapport à l’année 2020. « En élargissant au gaz naturel, le déficit se chiffre à 2 649 milliards de FCFA, en augmentation de 470 milliards de FCFA en valeur absolue et de 21,6 % en valeur relative, par rapport à l’année 2020 », rapporte l’INS.

A noter également qu’en 2021, les dépenses d’importations se chiffrent à 3 871 milliards de FCFA. Elles sont entretenues principalement par l’achat des produits minéraux dont la facture s’élève à 832 milliards de FCFA, les machines et appareils mécaniques ou électriques avec une valeur de 470 milliards de FCFA, le règne végétal avec une valeur de 457 milliards de FCFA dont 398 milliards de FCFA pour les céréales.

L.A.

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Exportations : la Chine est le premier client du Cameroun en 2021 avec 25 % de parts de marché (INS)

Paru le mardi, 06 décembre 2022 13:56

Développement des villes : les propositions de la Banque mondiale pour saisir les opportunités de l’urbanisation

La Banque mondiale pense que les villes camerounaises peuvent être des lieux de développement de l’économie. Dans son rapport « Créer des marchés au Cameroun », l’institution de Bretton Woods constate que « Douala et Yaoundé représentent déjà 44 % du PIB national, et on estime que les villes du Cameroun sont globalement presque deux fois plus productives que le reste du pays. C’est dans les villes qu’est générée une grande partie de la richesse future du Cameroun ».

De plus, la Banque mondiale remarque que les plus grandes villes du Cameroun ont essentiellement la même structure économique aujourd’hui qu’il y a 10 ans. « Alors que le Cameroun a connu un taux d’urbanisation rapide, le revenu réel par habitant a peu augmenté. Les économies de Douala et de Yaoundé ont obtenu des résultats inférieurs à ceux de leurs homologues internationaux », peut-on lire dans le document.

Aussi, pour faire des centres urbains des espaces de développement, l’institution internationale préconise dans son rapport d’opérer des réformes, notamment sur le financement du logement long-terme, l’amélioration de la délivrance des permis de construire, la faisabilité de la création d’un organisme d’aménagement du territoire à Douala et Yaoundé ; ou encore le renforcement des Guichets uniques des transactions foncières, GUTF, en commençant par les marchés de Douala et Yaoundé.

Des investissements doivent également être faits dans les infrastructures commerciales dans le cadre de partenariat public-privé avec les villes ou encore dans les « infrastructures numériques du dernier kilomètre ».

À noter que d’après cette analyse de la Banque mondiale, « Le Cameroun a l’un des taux d’urbanisation les plus élevés d’Afrique : 58 % de la population vit désormais dans des zones urbaines, contre 14 % en 1960. La population urbaine devrait continuer à croître à un rythme rapide de 4 % par an. Le taux d’urbanisation devrait atteindre 73 % d’ici 2050 ».

L.A.

Paru le lundi, 05 décembre 2022 16:36

Stabilité politique : le Cameroun de plus en plus fragile selon Banque mondiale

Au moins trois facteurs ont contribué à fragiliser le Cameroun depuis 2014, d’après une récente analyse de la Banque mondiale. Il s’agit de la guerre contre Boko Haram, de la crise des réfugiés provoquée par l’instabilité sociopolitique en Centrafrique voisine; et de l’insurrection sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Hormis un sévère coût humanitaire, la fragilité impose également des coûts économiques significatifs qui menacent la prudence macroéconomique jusqu’alors du Cameroun et constituent un obstacle aux investissements du secteur privé dont le pays a tant besoin », pose la Banque mondiale dans son rapport intitulé « Créer des marchés au Cameroun », un diagnostic pays sur le secteur privé.

D’après l’institution internationale, « la réduction des recettes publiques résultant de la baisse de l’activité économique dans les zones de conflit, et les dépenses de sécurité supplémentaires, ont contribué à faire passer la dette publique d’un peu plus de 13 % du PIB en 2013 à 43 % du PIB à la fin de 2019 ».

De plus, le document rapporte qu’en raison de la baisse de la production de cacao, de café et de bananes dans les régions du Sud-Ouest, la croissance des impôts et du PIB du pays aurait été supérieure, respectivement, de 0,5 point et de 0,3 point en 2017 et 2018. « L’instabilité politique s’ajoute aux lacunes de l’environnement des affaires, réduisant l’attrait du Cameroun pour les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux », estime cette institution internationale qui conseille : « le Cameroun aurait besoin d’attirer des investisseurs étrangers pour financer ses futurs projets de développement d’infrastructures ».

Cependant, les investissements directs étrangers (IDE) ont baissé, « comparés au potentiel de l’économie ». Les IDE sont ainsi descendus à 670 millions de dollars en 2020, contre un milliard de dollars en 2019. « Les grandes entreprises françaises ont traditionnellement joué un rôle clé à cet égard, même si ces derniers temps, la Chine, dans le cadre de son intérêt croissant pour l’Afrique, a continué à investir dans le pays », conclut la Banque mondiale.

L.A.

Paru le lundi, 05 décembre 2022 08:56

Exportations : la Chine est le premier client du Cameroun en 2021 avec 25 % de parts de marché (INS)

« En 2021, les produits d’origine camerounaise ont été exportés vers plus de 128 pays. Cependant, les cinq premiers clients ont acquis près de 62 % du total des exportations du Cameroun au cours de l’année ». Ce constat est de l’Institut national de la statistique (INS) dans un récent rapport sur le commerce extérieur en 2021. En tête des premiers clients du Cameroun, la Chine, avec 25,8 % des parts de marché, « elle gagne ainsi quatre points de pourcentage par rapport à l’année précédente. », note l’INS. La Chine est suivie par les Pays-Bas (12,4 %), l’Inde (9,6 %), l’Italie (7,1 %), l’Espagne (6,1 %) et le Tchad (3,8 %).

Vers la Chine, le Cameroun exporte essentiellement des huiles brutes de pétrole (66 %), du gaz naturel liquéfié (19 %), du bois brut (10 %) et du bois scié (3 %), rapporte l’INS qui ajoute que ces quatre produits représentent 98 % des exportations en direction de la Chine en 2021.

Pour le reste, cinq produits représentent près de 99 % des exportations à destination des Pays-Bas : du cacao brut en fèves (67 %), des huiles brutes de pétrole (25 %), de la pâte de cacao (3 %) et du beurre de cacao (2 %). L’Inde absorbe également des produits pétroliers, des huiles brutes de pétrole et du gaz naturel liquéfié.

À noter que d’après l’INS, « le poids des échanges avec les pays africains reste assez faible dans les statistiques douanières. En effet, en 2021, les exportations vers les pays africains représentent seulement 9,7 % des recettes totales d’exportations, dont 7,3 % en direction des autres pays de la Cemac et 0,8 % vers le Nigéria ».

L.A.

Paru le lundi, 05 décembre 2022 06:18

Coopération : le Minepat a conclu des accords de financements pour plus de 556 milliards FCFA au 31 octobre 2022

En défendant son budget 2023 devant les membres de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a révélé les montants des accords de financements signés par ce département ministériel de janvier à octobre. « S’agissant de la négociation de nouveaux financements pour les projets de développement, le Minepat a conclu jusqu’à la date du 31 octobre 2022, des financements des projets relevant des divers secteurs de notre économie d’un montant global de 556,2 milliards de FCFA, soit 288,5 milliards de FCFA en prêts confessionnels, et 267,7 milliards de FCFA en prêts non confessionnels ». Le ministre délégué, Paul Tasong précise cependant que certaines conventions sont susceptibles d’être signées avant la fin de l’année 2022.

Le Minepat explique qu’au cours de cette année, le gouvernement a poursuivi sa prospection des de nouveaux partenariats et le développement des mécanismes de financements innovants. Il s’agit par exemple du processus d’opérationnalisation des nouveaux instruments financiers islamiques participatifs que sont le WAQF et le SUKUK.

À noter que pour l’année 2023, le Minepat sollicite une dotation budgétaire de 62,2 milliards de FCFA. « Par rapport à la loi de finances rectificative 2022, le budget du Minepat au titre de l’exercice 2023 est en augmentation d’environ 2,4 milliards de FCFA », indique le Minepat.

L.A.

 

Paru le jeudi, 01 décembre 2022 10:04

Indice de l’industrialisation 2022 : le Cameroun classé derrière le Gabon et la Guinée équatoriale (BAD)

L’indice d’industrialisation du Cameroun en 2022 est de 0,53 selon la Banque africaine de développement (BAD). C’est le même score qui est attribué au Congo voisin. Les deux pays sont classés parmi les États africains qui connaissent un niveau de développement industriel moyen. Parmi les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), seuls le Gabon (0,58) et la Guinée équatoriale (0,56) sont classés dans la catégorie supérieure : celle des pays au niveau d’industrialisation moyen-supérieur.

Le Gabon tient donc la première place en zone Cemac dans le classement élaboré par la BAD sur la base de cet indice. C’était déjà le cas l’année dernière. Par contre, le Cameroun a cédé sa deuxième place à la Guinée équatoriale. Le pays de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a fait un bon en passant devant le Cameroun et le Congo. L’indice du Cameroun a même baissé de 0,54 à 0,53.

Pour la BAD, le Cameroun subit le coup de sa faible capacité à produire et exporter des biens manufacturés contrairement au Gabon et à la Guinée équatoriale. Cette capacité est l’une des trois composantes de l’indice d’industrialisation en Afrique. Pour les autres composantes de cet indice, à savoir la capacité d’un pays à attirer ou à générer des investissements en capital, tant publics que privés, le climat des affaires, le développement des infrastructures et la stabilité macroéconomique, le Cameroun s’en sort plutôt bien. Parmi les pays de la Cemac, seul le Gabon fait autant.

À l’échelle de l’Afrique, l’Afrique du Sud (0,84), le Maroc (0,83), l’Égypte (0,78) et la Tunisie (0,77) sont classés comme les pays les plus industrialisés du continent. À l’opposé, la Sierra Leone (0,37), la Guinée-Bissau (0,36), le Burundi (0,34) et la Gambie (0,34) sont les pays du continent les moins industrialisés.

L’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) est élaboré par la BAD avec le concours de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). L’objectif est de combler le manque de données et d’indices sur la dynamique d’industrialisation sur le continent. Et aussi pour créer une émulation qui va aider chaque pays du continent à améliorer son développement en matière d’industrialisation. 

Michel Ange Nga

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Industrialisation : la marche du Cameroun nourrit l’optimisme de Gabriel Dodo Ndoke

Paru le lundi, 28 novembre 2022 16:15

Secteur agricole : des avantages fiscaux en vue pour encourager la production locale

Dans le projet de loi de finances 2023 qui vient d’être déposé au Parlement, le gouvernement envisage d’accorder de nombreux avantages fiscaux aux entreprises du secteur agricole en 2023. Ceci dans le but d’encourager la production locale. Dans la palette des avantages fiscaux proposés à l’appréciation des députés et des sénateurs, il y a la « dispense des charges fiscales et patronales sur les salaires versés aux ouvriers agricoles saisonniers » pour toutes les entreprises en phase d’investissement.

Plusieurs autres exonérations sont proposées pour accompagner les entreprises agricoles en phase d’investissement. En commençant par l’exonération de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur l’achat des pesticides, des engrais, des intrants, du matériel et des équipements utilisés dans l’agriculture. Le même document énumère aussi les exonérations sur les droits d’enregistrement des mutations de terrains affectés à l’agriculture, exonération de la taxe foncière…

Le gouvernement prévoit aussi des avantages fiscaux en phase d’exploitation. Pendant les cinq premières années d’exploitation, il est prévu des exonérations sur la contribution des patentes et de l’impôt sur le revenu.

Depuis qu’il a lancé la politique d’import-substitution l’année dernière, le Cameroun ne cache pas son intention de réduire les importations en améliorant la production locale. Pour tenir ce pari, le gouvernement a donc choisi de mener une politique fiscale incitative dans le secteur agricole. Les entreprises qui opèrent dans les secteurs de l’élevage et de la pêche sont aussi concernées par ces avantages fiscaux.

Michel Ange Nga

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Budget 2023 : le gouvernement propose une enveloppe de 6 345 milliards FCFA, en hausse de 4 % par rapport à 2022

Paru le jeudi, 24 novembre 2022 17:04

Au cours de l’année 2021, la direction générale des Impôts du ministère des Finances a encaissé près de 10 milliards de FCFA de paiements d’impôts via le téléphone portable

InfographieSBBC cameroun impots payes

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