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Non, Sisiku Ayuk Tabe ne fait pas partie des 333 prisonniers «graciés» par le président de la République

Non, Sisiku Ayuk Tabe ne fait pas partie des 333 prisonniers «graciés» par le président de la République

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Paru le vendredi, 04 octobre 2019 20:12

Selon certains, le leader séparatiste, condamné à la prison à vie, devrait faire partie des bénéficiaires de cette décision annoncée ce jeudi par le président Paul Biya. Est-ce vrai ?

Quelque 333 prisonniers arrêtés et détenus dans le cadre de la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest seront prochainement libérés suite à l’annonce, jeudi 3 octobre 2019 par le président Paul Biya, de l’arrêt des poursuites pendantes devant les tribunaux militaires contre ces personnes. Dans les conversations, certains affirment que le leader anglophone Sisiku Ayuk Tabe, arrêté et extradé fin janvier 2018 du Nigeria et condamné à la prison à vie le 20 août dernier par le tribunal militaire de Yaoundé, pourrait faire partie des bénéficiaires de cette mesure présidentielle. A priori, non.

Cette décision du chef de l’Etat s’applique uniquement aux personnes dont les charges retenues à leur encontre sont d’une «amplitude de gravité relative», déclarait en décembre 2018 le ministre de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, lors de l’abandon des poursuites contre 289 personnes arrêtés dans le cadre de cette crise ordonnée par le président.

Elle ne concerne donc pas «les criminels, assassins et autres dangereux terroristes, ainsi que les commanditaires et planificateurs de la pernicieuse crise sécuritaire», avait précisé le Mindef.

Sisiku Ayuk Tabe, président autoproclamé de la République fantôme d’Ambazonie - l’Etat que les séparatistes veulent créer dans la partie anglophone du pays - et 9 de ses coaccusés ont été reconnus coupables des 10 chefs d’accusation retenus contre eux. A savoir, «apologie des actes de terrorisme, sécession, complicité d’actes de terrorisme, financement des actes de terrorisme, révolution, insurrection, hostilité contre la patrie, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État et défaut de carte nationale d’identité».

P.N.N

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