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Il paraît que les jeunes Camerounais rechignent les activités agropastorales

Il paraît que les jeunes Camerounais rechignent les activités agropastorales

Paru le mardi, 09 mai 2017 05:56

Selon une antienne populaire la jeunesse camerounaise n’aime pas le travail de la terre.

De façon paraphrasée, il y a un adage camerounais qui dit que les jeunes n’aiment pas se salir les mains dans le travail de la terre. Et ce n’est pas faux de le dire. Car, le Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales (Camercap) montre dans une étude rendue publique ce mois de mai 2017 que les préférences des jeunes impliqués dans les activités agropastorales dépendent des caractéristiques de l’activité (durée de cycle de production, investissement initial, pénibilité, …) et du degré d’organisation des acteurs. C’est-à-dire, de l’existence des structures d’encadrement et de fourniture des services, notamment les organisations des producteurs et les autres organismes publics d’accompagnement.

« A l’exception de quelques activités agricoles et d’élevage à cycle court (culture d’ananas, tomate, oignons, élevage de volaille, lapins, cobayes, etc), les jeunes demeurent réticents à s’engager dans les filières agropastorales bien qu'elles aient été identifiées comme étant des niches d’emplois. », note le Camercap. Qui révèle que les filières agropastorales sont boudées parce que très peu mécanisées et nécessitant un capital initial important en termes de terres aménagées, de bâtiments et d’équipements de production, de récolte et de conditionnement.

Par ailleurs, ajoute le Camercap, ces activités nécessitent de mobiliser un fond de roulement important pas toujours à la portée des jeunes. De même, les chaînes de valeurs demeurent très peu développées notamment une faible incorporation des segments innovants (production et multiplication des semences, conditionnement, transformation et commercialisation électronique…). Ceci limite la diversification des activités, notamment celles qui rencontrent le plus leurs aspirations et offrent des opportunités d’insertion des jeunes.

Le Camercap note que, le lancement de plusieurs programmes notamment pour la culture du cacao, de la banane plantain, du maïs, du manioc, de la pomme de terre et des arbres fruitiers, s’est traduit par un afflux des jeunes pour les activités de reproduction des semences et des plants améliorés. « Malheureusement, l’absence d’une stratégie pérenne de consolidation des acquis n’a pas permis de capitaliser ces initiatives d’insertion des jeunes dans les activités de reproduction de semences des plants améliorés », constate l’étude intitulée « Profils et préférences des jeunes en matière d’emploi au Cameroun ».

Sylvain Andzongo

Dernière modification le mardi, 09 mai 2017 06:07

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