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Malgré son riche patrimoine, le Cameroun peine à inscrire ses sites culturels sur la liste mondiale de l’Unesco

Malgré son riche patrimoine, le Cameroun peine à inscrire ses sites culturels sur la liste mondiale de l’Unesco

Paru le lundi, 11 mai 2020 10:48

Depuis qu’il a ratifié la Convention pour la protection du patrimoine mondial en 1982, le Cameroun n’a pu à ce jour inscrire que deux sites sur la liste mondiale. Après la réserve du Dja dans le Sud, la dernière inscription date de 2012. Elle concerne le Trinational de la Sangha, patrimoine que le pays partage avec la République du Congo et la République centrafricaine.

Pourtant le Cameroun, qualifié d’Afrique en miniature, a déjà soumis à la liste indicative de l’Unesco 20 sites, dont 12 culturels, 7 naturels et un mixte. La célébration le 5 mai 2020 de la Journée africaine du patrimoine mondial a servi de prétexte pour revisiter les raisons de la faible représentation d’un pays à la richesse culturelle enviée.

C’est que, soulignent certains experts de la question, les Camerounais éprouvent une certaine réticence à s’approprier leur patrimoine culturel en se laissant emportés par la vague de la mondialisation. De surcroit, ce riche patrimoine est peu mis en valeur par les pouvoirs publics. Faute d’infrastructures d’accueil ou à cause de la mauvaise qualité des voies d’accès, les sites n’attirent pas beaucoup de monde. Pour ne rien arranger, l’insécurité notamment dans les régions anglophones, à l’Est et à l’Extrême-nord s’est ajoutée à ces défis structurels.

Pour sortir ce patrimoine de l’ornière, le ministère des Arts et de la Culture a, dans le cadre de l’élaboration des rapports périodiques 2018-2024, dressé un rapport portant notamment sur l’état de la conservation des sites, la gestion, la gouvernance, le renforcement des capacités ou le développement durable.

Car pour atteindre son ambition d’émergence à l’horizon 2035, le Cameroun mise aussi sur sa richesse culturelle, puissant levier du développement économique à travers le tourisme et l’artisanat.

Dans la même logique, l’Unesco œuvre à l’échelle mondiale en vue d’une plus grande valorisation du patrimoine culturel et naturel des pays africains. Un patrimoine considéré comme un moteur du développement durable et de la réduction de la pauvreté.

D.M.

Dernière modification le lundi, 11 mai 2020 10:50

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