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Soupçonnés de malversations, une cinquantaine de responsables publics convoqués au Consupe

Soupçonnés de malversations, une cinquantaine de responsables publics convoqués au Consupe

Paru le mercredi, 11 novembre 2020 10:02

Une cinquantaine (53) anciens et actuels responsables issus d’une quinzaine d’organismes et d’administrations publics défilent en principe depuis le 10 novembre devant le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) du ministère chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe).

Parmi eux, des figures bien connues à l’instar d’Antoine Bikoro Alo’o, ex-directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun, le Pr. Jean Calvin Aba’a Oyono, ex-président de la Commission permanente de médiation et de contrôle des organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins ou Martin Vofo, ex-percepteur à l’ambassade du Cameroun en Algérie.

Comme motif de leur convocation devant cette instance de contrôle des finances publiques, le communiqué signé le 9 novembre 2020 par le Consupe et présidente du CDBF, Mbah Acha Rose Fomundam, se contente de parler d’ « affaire urgente ». A la réalité, les mis en cause sont soupçonnés ou impliqués dans des malversations.

En tant que « gendarme » de la gestion publique, le Consupe effectue, à travers ses vérificateurs, sur place et sur pièces, des contrôles de conformité et de régularité, de nature financière, de performance et de l'environnement.

Déni de compétence

Ses rapports de missions de contrôle sont le déclencheur de la plupart des procédures judiciaires ouvertes dans le cadre de la campagne d’assainissement des mœurs publiques baptisée « Opération épervier ». Celle-ci a déjà conduit en prison un ancien Premier ministre, deux anciens secrétaires généraux de la présidence de la République et de nombreux anciens ministres et directeurs généraux de sociétés d’Etat.

Mais ces rapports, depuis quelques années, suscitent le débat. D’aucuns estiment que les inspecteurs d'Etat ne disposent pas toujours des compétences requises pour contrôler avec efficacité la gestion publique. Par exemple, alors qu’un rapport du Consupe accusait l’ancien ministre de la Santé publique Urbain Olanguena Awono d’un détournement de près de 15 milliards FCFA, devant la justice ce montant a chuté à moins de 200 millions FCFA.

En plus du déni de compétence, les accusations de rançonnement des responsables contrôlés sont monnaie courante. Et ont parfois entrainé des sanctions. Il y a près de 10 ans, l’alors Consupe, Siegfried Etame Massoma, a suspendu trois inspecteurs d’Etat parmi les plus respectés pendant un an pour violation des principes déontologiques.

D.M.

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