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Education de base : les propositions d’un syndicat pour l’intégration des instituteurs à la fonction publique

Education de base : les propositions d’un syndicat pour l’intégration des instituteurs à la fonction publique

Paru le mercredi, 13 janvier 2021 13:30

Des enseignants des écoles primaires et maternelles demandent plus de transparence dans le processus de leur recrutement à la fonction publique. C’est l’objet d’une correspondance adressée au Premier ministre le 11 janvier dernier, par le Syndicat national des instituteurs contractuels et maîtres des parents (Snicomp).

Alors que l’Etat s’apprête à contractualiser une nouvelle vague d’instituteurs, le mouvement syndical formule une série de propositions. Ainsi, le Snicomp souhaite que ce prochain recrutement se fasse sur étude de dossiers et non sur test de sélection. « Le test de sélection est une méthode qui va permettre de recruter de simples intellectuels sans vocation qui auront la chance de mémoriser leurs leçons », explique Charles René Koung, président du Snicomp. Car au sens de ses camarades, « les bons enseignants sont ceux qui exercent depuis de nombreuses années dans des écoles publiques ou privées, qui ont déjà acquis une bonne pratique de la pédagogie ».

Ces professionnels de l’enseignement primaire proposent par ailleurs que le recrutement par l’Etat se fasse par vagues en tenant compte de l’ancienneté du diplôme. Ce qui évitera des discriminations en renforçant le sentiment d’appartenance à ce corps de métier.

A travers ce courrier du Snicomp engage un plaidoyer pour que l’âge limite de recrutement des contractuels à la Fonction publique soit relevé à 45 ans. « Cela permettra aux instituteurs qui ont été écartés la dernière liste des 3000 recrues du Minedub (ministère de l’Education de base, Ndlr) et qui n’étaient plus éligibles aux prochains recrutements à cause de leurs âges avancés, d’être à nouveau candidats prioritaires », développe le document.

En dernier ressort, la missive des éducateurs interpelle le chef du gouvernement au sujet de la prise en charge des nouvelles recrues. Pour le Snicomp, il serait loisible que l’alignement en solde de ces instituteurs nouvellement contractualisés se fasse de manière automatique.

Cette disposition présente deux avantages dans la mesure où elle permettra d’éviter l’augmentation de la dette intérieure de l’Etat et permettre aux nouveaux agents de l’Etat de mieux de déployer sur le terrain après leurs affectations.

Depuis 2019, le gouvernement a lancé le Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (Parec) financé à hauteur de 70 milliards de FCFA par la Banque mondiale. Son objectif est de recruter 12 000 instituteurs sur une période de quatre ans. Ainsi, 3000 instituteurs ont été contractualisés par la fonction publique l’an dernier.

« Ce recrutement vise à corriger ce qui apparaît depuis quelques années comme un fléau à la gestion de nos ressources humaines dans le corps de l’enseignement de base. La première phase de cette opération a pour objectif de réduire de manière efficiente ce déficit », expliquait le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Education de base.

De fait, dans certaines localités du pays, les enseignants refusent souvent de prendre fonction après leur affectation ou disparaissent peu de temps après leur prise de service. De source officielle, plus de 10 000 écoles publiques sur les 19 000 que compte le Cameroun fonctionnent avec un maître par école, au lieu de trois comme le veut la norme. Une situation davantage dramatique pour les régions du Centre (1833 écoles), de l’Extrême-Nord (1281), de l’Ouest (1281) et du Nord-Ouest (1157).

Baudouin Enama

Dernière modification le mercredi, 13 janvier 2021 13:41

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