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Plan triennal « Spécial jeunes » : des maires vent debout contre des tripatouillages dans la sélection des bénéficiaires

Plan triennal « Spécial jeunes » : des maires vent debout contre des tripatouillages dans la sélection des bénéficiaires

Paru le vendredi, 13 novembre 2020 11:06

Dans une correspondance adressée au ministre de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec), Mounouna Foutsou, le 10 novembre 2020, le maire de Messamena répercute les revendications des jeunes de cette commune de la région de l’Est. Celles-ci sont liées à l’allocation des financements dans le cadre du projet Plan triennal « Spécial jeunes » (PTS).

Ces derniers s’insurgent contre la présence de deux noms dans la liste des 33 bénéficiaires des financements dans toute la région. « Il est clair et établi que ces deux jeunes retenus ne sont pas connus à Messamena, parce que n’y ayant jamais résidé et surtout ne faisaient pas partie des 50 jeunes présélectionnés au départ », explicite le maire Serge Alfred Nkouok.

Avant lui, le 6 novembre, c’était le maire d’Atok, Jean Yves Bok, de saisir le Minjec pour dénoncer « des manœuvres qui ont permis d’octroyer des crédits de financement des business plans à 4 jeunes inconnus, non résidents et non ressortissants de la localité au détriment de ceux de la localité ayant déposé 11 dossiers ».

Le maire de cette autre commune de l’Est regrette qu’ « aucun jeune de la localité ne bénéficiera du financement et pourtant 11 de leurs noms sont éligibles et figurent dans la liste publiée ».

A son goût, il s’agit « d’une faute grossière et insultante, de nature à effriter la crédibilité de nos programmes ». Au finish, il exige l’annulation de la liste des bénéficiaires de cette commune.

Faisant fi de toutes ces récriminations, le Minjec soutient plutôt que « la principale difficulté dans l’exécution du Plan triennal “spécial-jeunes” demeure la mise à disposition des financements. Cette difficulté se traduit à la fois par la lenteur dans le virement ainsi que par l’insuffisance des allocations ».

Mis en route en février 2016, le PTS a vocation à accompagner et à encadrer les projets portés par 1,5 million de jeunes, à raison de 500 000 par an, en vue d’améliorer leur intégration socioéconomique. Il est doté d’une enveloppe globale de 102 milliards FCFA.

D.M.

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