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L’appropriation approximative du budget-programme engendre l’inertie, d’après le Camercap-Parc

L’appropriation approximative du budget-programme engendre l’inertie, d’après le Camercap-Parc

Paru le vendredi, 15 octobre 2021 11:05

Le Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales (Camercap-Parc), un think tank gouvernemental, constate que l’appropriation approximative du budget-programme a généré de nombreux dysfonctionnements dans la programmation et l’exécution budgétaire au Cameroun.

L’étude publiée récemment par le Camercap-Parc établit que « les administrations se sont de plus en plus éloignées de leurs missions et fonctions premières pour mettre les voiles sur les fonctions secondaires pécuniairement généreuses ». En d’autres termes, « un projet du budget d’investissement public sur deux n’est pas pertinent par rapport à la mission principale de son administration ».

De plus, « le nombre très élevé de projets objet de la dépense, près de 18 000 marchés à passer en 3 ans, combiné au nombre des ordonnateurs accrédités dans la gestion, est une incontestable source de distraction d’énergie et de ressources », s’inquiète le think tank.

Conséquence, la difficulté à s’approprier cette nouvelle forme de gouvernance engendre « l’inertie dans l’action publique qui s’exprime par la recherche permanente à expliquer/justifier les échecs ». C’est que, pour le Camercap-Parc, les acteurs n’ont pas intégré le corollaire de la gestion axée sur les résultats (GAR) qui voudrait que, « à échéance due, un résultat non atteint doit être considéré comme un échec, et dès lors en tirer les conséquences sans report ultérieur ».

L’étude pointe aussi la résistance exprimée pour une bonne appropriation et la mise en œuvre du budget-programme par les acteurs ainsi que la lente maîtrise des mécanismes de programmation et leurs déclinaisons, la difficile adhésion aux réformes successives du Code des marchés publics et la trop forte centralisation des pouvoirs de décision par les administrations de coordination.

Le budget-programme, entré en vigueur en 2013, résulte de l’adoption en 2007 d’un nouveau régime financier de l’Etat qui consacre la modernisation de la gestion publique, en mettant la performance et l’efficacité de la dépense publique au centre de l’action du gouvernement. En somme, l’avènement de cette réforme introduit la gestion axée sur les résultats. Elle sera renforcée en 2018 par la loi du 11 juillet portant régime financier de l’Etat et des autres entités publiques adoptée en vue de se conformer aux directives de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale.

D.M.

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