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Portefeuille de la Banque mondiale : le Cameroun veut porter son taux des décaissements de 7 % à 20 %

Portefeuille de la Banque mondiale : le Cameroun veut porter son taux des décaissements de 7 % à 20 %

Paru le lundi, 18 octobre 2021 09:44

« Le Cameroun vise des décaissements annuels moyens de 20 %, pour des projets qui s’exécutent en moyenne pendant 5 ans. Ce, avec des évaluations mensuelles, trimestrielles et semestrielles de l’exécution des projets financés par la Banque mondiale ».

C’est l’assurance donnée par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, au vice-président de la Banque mondiale (BM) pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Ousmane Diagana, au cours d’une audience le 13 octobre 2021. Une manière pour les autorités camerounaises de se conformer à l’engagement pris lors des dernières assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods.

Le Minepat a également assuré son hôte que l’époque où le portefeuille de coopération avec ce bailleur de fonds s’élevait à environ 1 415 milliards de FCFA avec un solde des engagements non décaissés se situant à environ 655,3 milliards de FCFA sera bientôt révolue. Le gouvernement camerounais n’a d’ailleurs pas d’autre choix, dans la mesure où la BM l’a invité en mars dernier à décaisser ces ressources au cours des deux prochaines années, au risque de les voir frappées de forclusion.

Mais à ce jour, le portefeuille de la BM au Cameroun se chiffre à 1 233 milliards de FCFA dédiés à 18 projets. Si, lors de la revue conjointe du portefeuille de coopération le 24 mars 2021, le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, Abdoulaye Seck, s’est réjoui de la pertinence et de la solidité du portefeuille, il a en revanche déploré sa peine à réaliser son plein potentiel.

 

Inquiétude nourrie de la BM

 Aussi, Abdoulaye Seck n’a pas hésité en son temps « d’exprimer nos vives préoccupations quant à sa performance insatisfaisante. En effet, le taux de décaissement pour l’année fiscale 2021 est de 7 % présentement, et ne devrait pas excéder 12 % d’ici la fin de l’année fiscale au mois de juin, contre une performance attendue d’au moins 20 %. »

Inquiétude d’autant plus nourrie que, « avec l’horloge inexorable du temps vers la Vision 2035, les besoins considérables des populations et de l’économie, il est difficilement compréhensible, voire acceptable que des ressources disponibles à cet effet ne soient pas entièrement mises à contribution. Il y a des projets comme le Precasem dont l’objectif de développement pourrait être compromis par l’absence de décision sur ses activités clés », souligne le directeur des Opérations.

Le haut fonctionnaire rappelle que les sept projets à problème représentent 57 % de la valeur du portefeuille national. « Certains, à l’instar du Projet de transport et de réforme du secteur de l’électricité, de développement des villes inclusives et résilientes (Pdvir) ou encore d’électrification rurale (Perace), approuvés respectivement en décembre 2016, en août 2017 et en décembre 2018, affichent des taux de décaissement cumulés très modestes allant seulement de 4 % à 9 % », se désole-t-il.

D.M.

 

Dernière modification le lundi, 18 octobre 2021 09:50

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