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Non, il ne revenait pas au Cameroun de payer les billets d'avion des 8 Camerounaises sorties de l'esclavage au Koweit

Non, il ne revenait pas au Cameroun de payer les billets d'avion des 8 Camerounaises sorties de l'esclavage au Koweit

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Paru le vendredi, 19 octobre 2018 13:55

Il paraît que ces huit camerounaises ont passé beaucoup de temps au Koweit parce que le gouvernement camerounais ne parvenait pas à débloquer des fonds pour le rapatriement.

Une polémique est née suite à un communiqué du ministre délégué des Relations extérieures (Minrex), Felix Mbayu, qui informait du rapatriement, le 14 octobre 2018, de huit Camerounaises utilisées comme des esclaves au Koweït. Selon cette polémique, le gouvernement camerounais n’aurait pas payé, ne serait-ce que, les billets d’avion des huit sinistrées.

Contacté, le ministère des Relations extérieures (Minrex) à Yaoundé, apporte des précisions suivantes: « Le gouvernement camerounais n'a pas payé les billets, ni de ces filles, ni des 2146 ramenés de Libye, Maroc, et Niger. Pour une simple raison: dans leur entente, les deux gouvernements se sont réparti les rôles. Le Gouvernement camerounais informe le Koweït des cas signalés par les familles. De son côté, le Koweït informe l'ambassade du Cameroun en Arabie Saoudite des cas recensés par eux. Il appartient ensuite à notre ambassade de les identifier comme Camerounaises (si elles-mêmes se déclarent comme tel), puis de leur octroyer des Laissez-passer. C'est après cela que le Koweït leur procure des billets d'avion pour rentrer».

« Il est important de relever au passage que plus de 15 pays africains sont concernés, ce qui peut rendre les procédures d'attente longues, et augmenter la détresse de nos filles. Sans compter que Riyadh, où se trouve notre ambassade, n'est pas la porte d'à côté. L'ambassade travaille donc avec des "volontaires" qui vont dans les camps où sont regroupées ces filles et rendent compte quotidiennement à l'ambassade », ajoute le Minrex.

De la même manière, éclaire le Minrex, pour le rapatriement des Camerounais depuis le Maghreb, cela se fait dans un cadre de collaboration tripartite où chaque État et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont leurs rôles définis par un cahier de charge.

S.A

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