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Oui, des infirmiers ont été suspendus à Obala par le ministre de la Santé publique

Oui, des infirmiers ont été suspendus à Obala par le ministre de la Santé publique

Paru le mardi, 21 janvier 2020 17:39

Il se raconte que deux membres du personnel médical de l’hôpital de district d’Obala ont été sanctionnés pour avoir diffusé des photos d’un patient sur les réseaux sociaux. Vraiment ?

Le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, a «encore sévi» en sanctionnant deux membres du personnel médical, dit-on. «Suspension de leurs fonctions de 2 infirmiers à l’origine de la publication des photos des blessures d’un élève à Obala», écrit un internaute sur Facebook. Vraiment ? Il se trouve que c’est vrai.

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Confirmation est faite par le ministre en personne sur son compte Twitter. «A la suite des investigations, je viens de suspendre les deux infirmiers de l’hôpital de district d’Obala qui ont publié sur les réseaux sociaux, les photos de l’élève qui qui aurait été agressé par son camarade», a tweeté le ministre le 18 janvier dernier. L’élève en question a eu le pouce sectionné à la machette par son camarde au cours d’une bagarre au lycée bilingue d’Obala, comme on le rapportait déjà dans cet article.

Aussi, les nommés Antoine Depadoux Mvondo Esosmba, surveillant général, et Silvère Ngoumela Fosso, major du service de petite chirurgie à l’hôpital de district d’Obala, «sont suspendus de toute activité au sein de ladite formation sanitaire, pour une durée de trois mois, éventuellement renouvelable, pour manquement grave à l’éthique et à la déontologie professionnelle», indique la note ministérielle publiée à cet effet le 17 janvier dernier. Les mis en cause seront suspendus de solde pendant ladite période et ne seront repris en solde qu’après leur reprise de service, précise le document. Il faut souligner que cette décision de Manaouda Malachie n’est pas la première.

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En avril dernier, le Minsanté avait suspendu trois infirmières de l’hôpital de district de Deïdo, à Douala, pour avoir publié sur Internet des photos et une vidéo d’un élève poignardé par son camarde, et qui est décédé par la suite dans cette formation sanitaire. Là encore, le ministre indexait «un manquement grave à l’éthique et à la déontologie».

P.N.N

Dernière modification le mardi, 21 janvier 2020 17:42

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