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Législatives et municipales 2020 : les élus du RDPC, ayant bravé les directives du parti, à la barre

Législatives et municipales 2020 : les élus du RDPC, ayant bravé les directives du parti, à la barre

Paru le vendredi, 21 août 2020 07:11

Les membres de la Commission de discipline ad hoc du Comité central du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), réactivée le 16 mars 2020 pour examiner les cas des responsables désignés pour encadrer le processus électoral, mais ayant ramé à contre-courant des directives de la hiérarchie du parti lors des élections législatives et municipales du 9 février, ont été officiellement installés dans leurs fonctions le 20 août.

Les travaux proprement dits de cette commission présidée par l’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge, précise un communiqué du secrétaire général (SG) du Comité central du parti au pouvoir, Jean Nkueté, s’ouvrent le 24 pour prendre fin le 31 août.

L’Action, l’organe d’information et de propagande du parti présidentiel, pour justifier la résurrection de l’instance disciplinaire du RDPC, invoque l’interférence des élites dans le choix des candidats du parti et l’influence négative de certains de ses mandataires.

Le journal rappelle de la circulaire signée par le SG le 13 février rappelle à l’intention de tous les mandataires et chargés de mission du parti que « dans le strict respect de la loi et des dispositions pertinentes des textes de base du RDPC, le parti investit des candidats dans toutes les communes et communautés urbaines où il est représenté ».

Or, de nombreux élus ont ignoré cette circulaire du patron administratif de leur parti en se déclarant candidats face des candidats investis par leur formation politique. L’Action cite les cas emblématiques de Yaoundé, de Douala, de Kribi, d’Edéa, de Bamenda ou même de Maroua. Dans cette dernière ville, le candidat dissident a même terrassé son concurrent ayant reçu l’onction de leur parti.

Dans les autres villes pourtant largement contrôlées par le parti présidentiel, il a fallu beaucoup de diplomatie et parfois des menaces de sanction pour que les choix du RDPC prévalent.

Dominique Mbassi

Dernière modification le vendredi, 21 août 2020 07:14

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