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Non, le ministre de la Santé publique n’exige pas 50.000 Fcfa aux élèves sages-femmes pour l’établissement de leurs attestations de réussite

Non, le ministre de la Santé publique n’exige pas 50.000 Fcfa aux élèves sages-femmes pour l’établissement de leurs attestations de réussite

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Paru le jeudi, 21 novembre 2019 12:24

Selon la rumeur, les étudiants doivent débourser cette somme s’ils veulent rentrer en possession du diplôme qui prouve qu’ils ont passé avec brio leur examen. Est-ce vrai ?

Il se raconte que le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, «exige» aux élèves sages-femmes de payer la somme de 50 000 Fcfa à l’Université de Buea pour «l’établissement de leurs attestations de réussite». Le membre du gouvernement, dit-on, aurait envoyé une correspondance dans ce sens aux responsables des écoles publiques et privées de formation de sages-femmes en octobre dernier. Cette information est pourtant fausse. En réalité, elle naît d’une mauvaise interprétation des textes.

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«L’Université de Buea (Ub), qui assure la tutelle universitaire de ces écoles de formation privée, a exigé les frais correspondant à la formation de ces apprenants sur 3 ans. Initialement, cette prestigieuse université avait exigé que soit payé la somme de 150.000 Fcfa correspondant aux trois années de formation, comme pour tous les étudiants de cette université. Après des échanges et discussions entre les responsables désignés du Minsanté par Dr Manaouda Malachie et ceux de Ub, cette somme a été revue à la baisse, soit un montant consensuel de 50.000 Fcfa», explique Clavère Nken, le chef de la cellule de communication du Minsanté.

Droits universitaires

Cet accord est précisé dans une correspondance du 4 octobre 2019 de l’Université de Buea adressée au Minsanté, apprend-on. «La base légale de cette démarche trouve son fondement dans l’arrêté N°17/00260/MINESUP/SG/DAJ/DDES du 28 avril 2017 portant régime et organisation de la tutelle académique des universités ou établissements homologués sur les institutions privées d’enseignement supérieur au Cameroun, notamment en son article 8, alinéa (3)», précise le responsable de la communication.

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Celui-ci dispose notamment que «les étudiants inscrits dans les filières couvertes par la convention (de tutelle académique, Ndlr) sont d’office inscrits dans l’université tutélaire au montant des droits universitaires en vigueur». Soit le taux forfaitaire de 50.000 Fcfa correspondant au montant des frais universitaires payés dans les institutions académiques publiques. «Il ne s’agit donc pas d’une décision unilatérale prise par Monsieur le ministre de la Santé publique», conclut Clavère Nken, dans une mise au point publiée le 19 novembre dernier sur la page Facebook du Minsanté.

Patricia Ngo Ngouem

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