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Le Cameroun lance la 3e enquête sur l’emploi et le secteur informel

Le Cameroun lance la 3e enquête sur l’emploi et le secteur informel

Paru le mardi, 22 juin 2021 12:44

La troisième enquête sur l’emploi et le secteur informel au Cameroun (Eesi 3), lancée le 18 juin 2021 par le gouvernement, conduira les enquêteurs auprès de 10 786 ménages disséminés à travers tout le pays, mais avec une plus grande proportion à Douala et Yaoundé, les deux plus grandes villes du pays.

En plus de répondre aux exigences de la comptabilité nationale, cette enquête qui sera menée par l’Institut national de la statistique (INS) vise à évaluer et à suivre l’évolution de l’emploi et du secteur informel. Il sera question d’observer l’évolution du marché du travail à travers l’offre et la demande de main-d’œuvre, l’évolution du sous-emploi et du chômage ou d’évaluer l’impact des programmes mis en place par les pouvoirs publics dans ce secteur.

S’agissant du secteur informel, l’INS explique que « c’est le plus souvent dans ce secteur que se trouvent les seules opportunités de travail pour les plus pauvres. Il est donc nécessaire de connaître les opportunités de ce secteur, les profils et les motivations de ceux qui s’y engagent ».

L’enquête, financée par le gouvernement camerounais et la Banque mondiale, permettra donc d’avoir le poids réel du secteur informel dans l’économie nationale (évalué actuellement entre 20 et 30% du PIB selon le FMI), d’identifier les branches d’activités les plus porteuses, d’étudier l’évolution du statut des petites entreprises ayant migré de l’informel vers le formel, etc.

D’après les statistiques de l’INS, le secteur informel camerounais occupe officiellement 90% de la population active du pays. Il est aussi productif que celui de pays de niveaux économiques bien plus élevés en Afrique.

En Afrique subsaharienne, le Cameroun est mieux loti en termes de prépondérance du secteur informel dans l’économie. Selon le FMI, dans cette partie du continent la prégnance du secteur informel sur le PIB oscille entre 20 et 65%.

Parmi les facteurs favorisant le développement du secteur informel en Afrique, le FMI cite, notamment, les charges fiscales et sociales trop élevées, la petite taille du marché et le faible volume de l’activité économique, un système judiciaire inefficace et les difficultés d’accès aux financements.

D.M.

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