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Régionales 2020 : un numéro vert pour dénoncer les cas de fraudes et de corruption

Régionales 2020 : un numéro vert pour dénoncer les cas de fraudes et de corruption

Paru le mardi, 01 décembre 2020 14:12

La Commission nationale anti-corruption (Conac) souhaite que le scrutin régional du 6 décembre prochain soit crédible, libre et transparent. Dans cette optique, l’organisme en charge de la lutte contre la corruption au Cameroun vient d’instituer en son sein, une « Cellule de veille » électorale.

« Cette cellule, à travers le numéro vert, le 1517, recueillera, centralisera et exploitera les appels ayant trait à d’éventuels pratiques de fraudes électorales sur toute l’étendue du territoire », informe le révérend Dieudonné Massi Gams, président de la Conac.

Cette initiative permettra à « tous les acteurs du processus électoral à dénoncer tout acte ou tentative de corruption, qu’elle soit morale ou financière », ajoute le patron de la Conac.

Dans un communiqué de presse diffusé hier 30 novembre 2020, la Commission cite un faisceau d’actions visant à lutter contre ces pratiques illégales et immorales.

Ces actions vont des émissions de sensibilisation radio et télé aux équipes mobiles de sensibilisation et de mobilisation qui sillonnent les grandes villes du pays depuis hier, et ceci jusqu’au 7 décembre 2020.

Ainsi, la Conac invite les acteurs engagés dans le processus électoral à observer et à respecter scrupuleusement les lois de la République et les prescriptions du Code électoral.

Au Cameroun les fraudes ainsi que la corruption en matière électorale sont punis par la loi. Notamment par les articles 122 et 123 du Code pénal en vigueur au Cameroun.

« Est puni d'un emprisonnement de trois (03) mois à deux (02) ans et d'une amende de dix mille (10 000) a cent mille (100 000) francs ou de l'une de ces deux peines seulement, celui qui : par dons, libéralités, faveurs, promesses d'octroi d'emplois publics ou privés ou d'autres avantages particuliers faits en vue d'influencer le vote d'un ou de plusieurs lecteurs, obtient leur suffrage soit directement, soit par l'entremise d'un tiers », stipule l’article 123.

Créée en 2006 à la faveur d’un décret du président Paul Biya, la Commission nationale anti-corruption participe de la détermination du chef de l’Etat à assainir la morale publique.

De 164 en 2008 à 3268 en 2015, le nombre des dénonciations des cas de corruption documenté par la Conac dépasse 30 000 en 12 ans.

L’instance qui a auditionné au moins 508 personnes impliquées ou soupçonnées de pratiques illicites, a par ailleurs permis à l’État d’éviter des distractions de fonds pour un montant cumulé de plus de 500 milliards FCFA, confie le président Dieudonné Massi Gams.

B.E

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