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Lobbying : 10 jeunes Camerounais attendus au congrès de l’Africa Young Leaders, présenté comme le Davos africain

Lobbying : 10 jeunes Camerounais attendus au congrès de l’Africa Young Leaders, présenté comme le Davos africain

Paru le mardi, 02 janvier 2024 15:14

La liste des 10 Camerounais qui vont prendre part au tout premier congrès de l’Africa Young Leaders au mois de mai prochain à Rabat, au Maroc, n’a pas encore été dévoilée. Tout ce qu’on sait à l’heure actuelle, c’est qu’il va s’agir de 10 jeunes recrutés dans 10 domaines d’activité différents, comme le fait savoir Bertrand Solanga, le secrétaire général de l’Africa Young Leaders. Ce Camerounais, patron de l’entreprise LightGroup qui investit dans le secteur pétrolier, ajoute que l’autre critère de sélection va être la reconnaissance de ces jeunes dans leur milieu de compétence.

C’est en tout 500 jeunes africains qui sont attendus à Rabat pour ce tout premier congrès pendant lequel le voile sera levé sur les contours de l’Africa Young Leaders, une initiative encore en gestation. A l’origine de cette initiative, il y a l’Université polytechnique Mohammed VI (UM6P) de Rabat, propriété personnelle du roi du Maroc à qui l’on prête l’ambition de mettre en place une sorte de Forum de Davos à l’africaine en investissant dans l’Africa Young Leaders.

Bertrand Solanga parle d’un « projet révolutionnaire qui permettra de faire rayonner l'Afrique à travers le monde » sur sa page Linkedin. Il admet toutefois que l’Africa Young Leaders est un outil de lobbying. A la seule différence que contrairement à Davos, le Maroc a l’intention de laisser la jeunesse de chaque pays mener le lobbying auprès des autorités de son pays dans tous les domaines possibles : environnement, économie, cohésion sociale…

De son côté, l’entrepreneur ougandais Donald Ntare Byamugisha, qui a participé comme Bertrand Solanga à la réflexion de départ, croit que l’Africa Young Leaders est davantage une plateforme où des jeunes africains se réunissent pour créer et tester une « théorie du changement » de l’Afrique. L’UM6P est le point central de cette réflexion. Surtout que les autorités marocaines veulent en faire la Silicon Valley du continent.

Michel Ange Nga

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