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Messages de fin d’année : regards croisés des leaders de l’opposition camerounaise

Messages de fin d’année : regards croisés des leaders de l’opposition camerounaise

Paru le lundi, 03 janvier 2022 12:41

Quelques candidats déçus de l’élection présidentielle d’octobre 2018, remportée par Paul Biya, ont adressé des messages à leurs compatriotes le 31 décembre. Cabral Libii, le président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a ouvert le bal en début d’après-midi. Une allocution de 11 minutes pendant laquelle il est revenu sur son livre « Le Fédéralisme communautaire ».

Il présente cet ouvrage comme un matériau de premier choix pour la construction d’une société d’espérance, qui garantit la paix durable et une croissance inclusive et collective. Tout passe par l’« actionnement du levier principal qu’est la communauté, unité essence de notre patrie sur laquelle doit se poser un État d’inspiration fédéraliste, fruit d’un nouveau contrat social », a fait savoir le député Cabral Libii.

Si ce dernier a choisi de s’épancher longuement sur son offre politique, les autres ont choisi de faire une autopsie de l’année 2021. C’est le cas de Maurice Kamto, le deuxième homme de la dernière élection présidentielle. Pour le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’année dernière a été très difficile. « Le Cameroun souffre », constate-t-il avant d’égrener un long chapelet de tout ce qui, de son avis, a tourné dans le mauvais sens.

D'abord les détournements des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19, le fameux Covidgate confirmé par un rapport de la Chambre des comptes. Maurice Kamto exige que la justice s’intéresse à « ce vaste scandale financier ». Ensuite la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (Noso). Il propose de mettre un terme à la solution militaire et de préférer une solution politique à la place.

Pour ce qui est des militants du MRC arrêtés dans le cadre des marches du 22 septembre 2020 et récemment condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à sept ans, Maurice Kamto n’est pas allé avec le dos de la cuillère en parlant de « terrorisme d’Etat ». A ses ouailles, il lance : « malgré cette barbarie judiciaire, je vous demande de ne pas baisser les bras face à cette dictature ».

Serge Espoir Matomba, le premier secrétaire national du Peuple uni pour la rénovation sociale (Purs), a aussi fait son autopsie de 2021. Tout comme l’ancien bâtonnier Akere Muna, qui parle d’une « annus horribilis » à cause de nombreuses tueries dans le Noso. Ce dernier, qui était aussi sur la ligne de départ de la dernière présidentielle, promet de concentrer tous ses efforts dans la résolution de cette crise en proposant lui aussi un dialogue inclusif. Le leader du Purs quant à lui propose par contre la force des armes pour en finir avec tous ces « actes de barbarie perpétrés par de faux libérateurs ».

Michel Ange Nga

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