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Stabilité politique : le Cameroun de plus en plus fragile selon Banque mondiale

Stabilité politique : le Cameroun de plus en plus fragile selon Banque mondiale

Paru le lundi, 05 décembre 2022 08:56

Au moins trois facteurs ont contribué à fragiliser le Cameroun depuis 2014, d’après une récente analyse de la Banque mondiale. Il s’agit de la guerre contre Boko Haram, de la crise des réfugiés provoquée par l’instabilité sociopolitique en Centrafrique voisine; et de l’insurrection sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. « Hormis un sévère coût humanitaire, la fragilité impose également des coûts économiques significatifs qui menacent la prudence macroéconomique jusqu’alors du Cameroun et constituent un obstacle aux investissements du secteur privé dont le pays a tant besoin », pose la Banque mondiale dans son rapport intitulé « Créer des marchés au Cameroun », un diagnostic pays sur le secteur privé.

D’après l’institution internationale, « la réduction des recettes publiques résultant de la baisse de l’activité économique dans les zones de conflit, et les dépenses de sécurité supplémentaires, ont contribué à faire passer la dette publique d’un peu plus de 13 % du PIB en 2013 à 43 % du PIB à la fin de 2019 ».

De plus, le document rapporte qu’en raison de la baisse de la production de cacao, de café et de bananes dans les régions du Sud-Ouest, la croissance des impôts et du PIB du pays aurait été supérieure, respectivement, de 0,5 point et de 0,3 point en 2017 et 2018. « L’instabilité politique s’ajoute aux lacunes de l’environnement des affaires, réduisant l’attrait du Cameroun pour les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux », estime cette institution internationale qui conseille : « le Cameroun aurait besoin d’attirer des investisseurs étrangers pour financer ses futurs projets de développement d’infrastructures ».

Cependant, les investissements directs étrangers (IDE) ont baissé, « comparés au potentiel de l’économie ». Les IDE sont ainsi descendus à 670 millions de dollars en 2020, contre un milliard de dollars en 2019. « Les grandes entreprises françaises ont traditionnellement joué un rôle clé à cet égard, même si ces derniers temps, la Chine, dans le cadre de son intérêt croissant pour l’Afrique, a continué à investir dans le pays », conclut la Banque mondiale.

L.A.

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