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Crise anglophone et Drame de Gouache : La commission des droits de l’Homme instruit de nouvelles enquêtes

Crise anglophone et Drame de Gouache : La commission des droits de l’Homme instruit de nouvelles enquêtes

Paru le vendredi, 06 novembre 2020 15:53

La Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) vient d’instruire trois nouvelles enquêtes. La première porte sur le drame de Gouache survenu le 29 octobre 2019 à Bafoussam dans la région de l’Ouest. La commission que dirige Mouangue Kobila veut voir claire dans la gestion de cette catastrophe due à un éboulement de terrain qui a couté la vie à 43 personnes. Les cas de certaines victimes qui n’auraient toujours pas été recensées, préoccupe particulièrement les membres de la CNDHL.

La situation des ressortissants de la communauté Mbororo établie dans les régions anglophones fait également l’objet d’une enquête. Plusieurs centaines de ses membres auraient été assassinés dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest par des séparatistes depuis le déclenchement des troubles sociopolitiques dans ces deux régions en 2016. Sans compter les maisons incendiées et les extorsions de fonds. Cette question a été abordée le 28 octobre dernier par les membres de la Commission réunis au siège de l’organe à Yaoundé.

La troisième enquête porte sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires « prétendument » commises par les forces de l’ordre à Mankon dans la ville de Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

L’armée est soupçonnée par une coalition d’organismes de la société civile d’avoir exécuté le nommé Fuh Augustine, âgé de 49 ans. L’originaire de Bafut et résidant au lieudit Last pole, Ngomgham, Mankon, aurait été tué le 19 février 2020, par un militaire dans l’enceinte du Saint Mary Catholic Hospital de Mankon, à Bamenda alors qu’il y conduisait un blessé par balle pour y subir des soins.

Les autorités camerounaises attachent du prix à la discipline militaire. Le président Paul Biya s'est toujours montré ferme vis-à-vis des bavures établies de l’armée ou des forces de maintien de l’ordre. Des officiers et des soldats de rang coupables dans ces écarts de comportement ont souvent été traduits devant les instances judiciaires pour répondre de leurs actes.

Ce fut le cas dans l’affaire Ngarbuh où une enquête prescrite par le chef de l’Etat a conclu à l’implication des soldats dans la tuerie de civils dans cette localité du Nord-Ouest. Dans un communiqué rendu public le 21 avril 2020 dans le cadre de cette affaire, le Secrétaire général de la Présidence de la République a déclaré : « La protection des droits de l’Homme est une cause noble et sérieuse qui doit être défendue avec vigilance et fermeté, mais aussi avec sérénité et discernement, sans être polluée par des motivations politiques qui ne peuvent que l’affaiblir ».

BE

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