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20 MW prélevés à Yaoundé pour combler le déficit énergétique dans le Septentrion du Cameroun

20 MW prélevés à Yaoundé pour combler le déficit énergétique dans le Septentrion du Cameroun

Paru le mardi, 24 novembre 2020 11:44

Gaston Eloundou Essomba, le ministre en charge de l’Energie, a récemment ordonné le processus de transfert d’une partie de l’énergie produite par la centrale thermique d’Ahala, à Yaoundé, pour permettre dans les prochaines semaines d’installer des capacités supplémentaires dans les villes de Garoua et Ngaoundéré.

Et pour cause, indique le ministère de l’Eau et de l’Energie, les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord sont confrontées depuis quelques semaines à des rationnements de l’énergie électrique du fait d’un déséquilibre entre l’offre et la demande. 

Toujours selon la même source, au terme de la saison des pluies qui s’est achevée au mois de septembre 2020 dans la Région du Nord et dans le bassin hydrographique de la Bénoué, il a été constaté un niveau de remplissage anormalement bas du barrage hydroélectrique de Lagdo situé dans le bassin de la Bénoué dans la Région du Nord.

D’une façon générale, les villes de Garoua, de Lagdo et des localités, ont connu des apports en eau en 2020, extrêmement faibles. Le barrage de Lagdo a eu un taux de remplissage de 48 % au cours de la saison des pluies 2020, alors que le taux de remplissage était de 105 % en 2019.

Ceci est confirmé par l’évaluation de la ressource en eau du barrage au 15 novembre 2020, qui démontre que le volume d’eau disponible est de deux milliards de m3. Alors qu’en novembre 2019 le barrage disposait de 4 milliards de m3 d’eau. Soit un déficit de 2 milliards de m3. 

Pour ce qui est de la demande en électricité, elle est évaluée à 65 MW. Avec un déficit hydrologique exceptionnel de 2 milliards de m3, la centrale hydroélectrique de Lagdo d’une puissance installée de 72 MW, ne peut pas produire plus de 25 MW.

Afin d’atténuer cette perte de puissance, le ministre de l’Eau et de l’Energie a instruit le directeur général d’Eneo de mettre à contribution quotidiennement les centrales thermiques de Garoua (20 MW) et de Maroua (10 MW). Malgré cette contribution, il subsiste un déficit de 15 à 20 MW dans les régions septentrionales, occasionnant ainsi des rationnements journaliers d’énergie électrique.

Au regard de cette crise hydrologique exceptionnelle, le gouvernement a alors autorisé le démantèlement d’une partie de la centrale thermique d’Ahala (20 MW) à Yaoundé à l’effet de renforcer l’offre de production dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

Selon le ministère de l'Eau et de l'Energie, Le processus de transfert de cette capacité de 20 MW de la ville de Yaoundé a d’ores et déjà débuté et permettra dans les prochaines semaines d’installer 12 MW supplémentaires dans la ville de Garoua et 8 MW dans la ville de Ngaoundéré. Cette configuration dotera les régions septentrionales d’outils de production devant assurer un équilibre entre l’offre et la demande en électricité.  

Pour rappel l’équilibre entre l’offre et la demande en l’électricité dans le Réseau interconnecté nord (RIN), est assurée par une puissance installée de 102 MW répartie ainsi qu’il suit : l’aménagement hydroélectrique de Lagdo situé dans la Région du Nord sur le fleuve Bénoué qui dispose d’une puissance installée de 72 MW, une centrale thermique de 20 MW située dans la ville de Garoua ; et une centrale thermique de 10 MW située dans la ville de Maroua.

Sylvain Andzongo

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