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Le Premier ministre Dion Ngute défend le bilan de l'année 2020 à l’Assemblée nationale

Le Premier ministre Dion Ngute défend le bilan de l'année 2020 à l’Assemblée nationale

Paru le jeudi, 26 novembre 2020 11:52

Le gouvernement a dressé hier, mercredi 25 novembre, le bilan politique et socio-économique de l’année 2020 par la voix de Joseph Dion Ngute, Premier ministre. C’était devant les députés de l’Assemblée nationale réunis en plénière dans le cadre de la session budgétaire du Parlement. « En guise de rétrospective, le Gouvernement s’est attelé au cours de l’année 2020, à poursuivre la consolidation des acquis des années antérieures et à maîtriser les nouveaux défis », a fixé Joseph Dion Ngute.

Accélération de la décentralisation

Sur le plan politique, l’accélération du processus de décentralisation fait partie des acquis de l’exercice finissant selon le Premier ministre. A ce propos, l’année 2020 a été marquée par « le renouvellement de la carte communale de l’ordre de 59,4% », à la faveur du double scrutin municipal et législatif du 9 février dernier. « Les Conseils municipaux récemment installés vont conférer une plus grande légitimité aux Conseils Régionaux, qui seront installés au lendemain du scrutin du 6 décembre 2020 », avise le chef du gouvernement.

Aussi, du point de vue institutionnel, Joseph Dion Ngute met en avant la création de National School of Local Administration (NASLA) et la mise en place de ses organes sociaux. Cette institution est chargée de la formation de l’élite de la fonction publique locale, dont les contours sont en cours de définition.

Evoquant les aspects normatifs, le PM informe que « sur les 32 textes d’application du Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées, 26 projets ont été élaborés, 06 textes ont déjà été signés et les 20 autres sont en cours de validation ».

Concernant le développement local en 2020, le gouvernement a constitué une enveloppe de 36 milliards FCFA pour « le volet ‘’Investissement’’ de la Dotation générale de la décentralisation, à raison de 100 millions FCFA par Commune, pour le financement de mille 776 projets communaux ».

Lutte contre la corruption

Dans le domaine de la Justice, l’activité gouvernementale a « méthodiquement » tourné d’une part autour de l’exécution de son programme de construction et de rénovation des infrastructures pénitentiaires et judiciaires. Et d’autre part, autour du défi de la lutte contre la corruption qui gangrène les administrations publiques camerounaises. « La répression de la corruption a permis de reverser au Trésor public la somme de 6 milliards 533 millions 577 mille 467 FCFA en 2020 », se satisfait le Premier ministre.

Sécurité

Dans les Régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les populations continuent de subir les atrocités des groupes terroristes. Idem pour celles de la région de l’Est et de l’Adamaoua, confrontées à la criminalité transfrontalière.

Pour faire face à cette insécurité, les pouvoirs publics ont investi dans « le renforcement des effectifs dans les différents corps de défense et de sécurité », et dans la construction, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures dédiées aux unités de l’armée, de la gendarmerie ou de la sûreté nationale.

« Le Gouvernement a parallèlement pris des dispositions pour l’opérationnalisation et le renforcement des moyens d’action du Comité national de démobilisation, de désarmement et de réintégration des ex-combattants. Les avancées enregistrées dans ce domaine portent sur :  l’accueil en pensionnat de 157 ex-combattants à Meri, 175 à Bamenda et 132 à Buea, soit un total à date de 464 pensionnaires ; la réintégration en 2020 de 68 pensionnaires issus des centres de Buea et de Bamenda ; le parachèvement des travaux de construction du Centre DDR de Bamenda et le démarrage de celui de Buea », énumère le PM.

L’économie à l’épreuve des crises

Déjà éprouvées par la conjoncture internationale et la crise sécuritaire, les finances publiques du Cameroun ont été davantage affaiblies par la pandémie de la COVID-19. Du point de vue budgétaire, « l’exécution de la loi de finances de l’exercice 2020 a été mise à rude épreuve, en raison notamment des répercussions socio-économiques et financières de la crise sanitaire », déplore Dion Ngute.

Cet état de choses a contraint l’Etat à revoir l’enveloppe budgétaire à la baisse selon l’Ordonnance du 03 juin 2020, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi de finances 2020.

Un Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus et ses répercussions économiques et sociales a été mis en place et doté d’une provision de 180 milliards FCFA.

Malgré ces difficultés, le Cameroun a réalisé de nombreux projets d’infrastructures. Notamment ceux relatifs à l’organisation du Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN 2021) et de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN 2022).

C’est également le cas des projets du Plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance économique, dont « les contrats passés au courant de l’exercice 2020 s’élèvent à 43 milliards 708 millions 412 mille 920 FCFA ». Cet investissement a permis au pays d’améliorer l’offre en matière de logement, de routes, d’infrastructures de santé, d’aménagement urbain…

« Au cours de l’année 2020, les autres politiques publiques sectorielles ont également enregistré plusieurs avancées dans leur mise en œuvre », précise le patron de l’immeuble Etoile.

Baudouin Enama

Lire aussi : Economie, politique et société : le Cameroun que le gouvernement projette en 2021

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