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Développement du lac Tchad : le Cameroun obtient 36 milliards FCFA de la Banque mondiale

Développement du lac Tchad : le Cameroun obtient 36 milliards FCFA de la Banque mondiale

Paru le jeudi, 28 janvier 2021 13:51

Alamine Ousmane Mey, le ministre en charge de l’Economie, et Abdoulaye Seck, le directeur des opérations de la Banque mondiale au Cameroun, ont signé le 26 janvier à Yaoundé, une convention de crédit d’un montant de 35,94 milliards FCFA relatif au « Projet de relance et développement de la région du Tchad » (Prolac). La Région en question est en proie aux attaques des insurgés de Boko Haram.

« Le concours financier octroyé ce jour par la Banque mondiale aura un impact indéniable sur la région du lac Tchad dont le potentiel est pris en otage par des crises sécuritaires et des vulnérabilités liées à des conditions climatiques difficiles. Ces facteurs de risque multidimensionnels hypothèquent malheureusement le développement et créent un cercle vicieux de fragilité difficile à rompre », a indiqué le membre du gouvernement.

Dans l’optique de prévenir les conflits et de réduire la vulnérabilité des populations autour du lac Tchad, l’objectif assigné au projet Prolac (d’une durée de cinq ans) est de contribuer au redressement de la région, en renforçant la connectivité et les moyens de subsistance agricoles dans les pays sélectionnés du Cameroun, du Tchad et du Niger. 

En effet, a indiqué le ministre Alamine, la crise sécuritaire régionale causée par Boko Haram a engendré des conséquences humanitaires graves marquées par les déplacements forcés, des impacts sociaux et économiques dévastateurs pour la population et une aggravation de la pauvreté extrême et de la fragilité

L’effet recherché par la mise en œuvre du Prolac est l’accroissement des capacités de résilience des populations vivant autour du lac Tchad, les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes ; le retour de cette partie du pays sur le sentier de la croissance et de l’émergence.

D’après la fiche d’élaboration, le Prolac vise l’accroissement du niveau de revenu pour environ 40 000 personnes vivant dans la région du lac Tchad au Cameroun, la génération et le partage de solutions opérationnelles et innovantes pour le développement durable à travers la mise en place d’une plateforme régionale  de gestion des connaissances, le renforcement des capacités de 680 chercheurs, enseignants et étudiants issus d'instituts de recherche et de l’Université de Maroua, la création d’au moins 1500 emplois temporaires à travers l’approche HIMO (haute intensité de main d’œuvre, Ndlr), la résolution d’au moins 60% des griefs dans les instances mises en place à l’effet d’aboutir à une cohabitation pacifique des populations riveraines du bassin du Lac Tchad, l’entretien de 100% des routes réhabilitées, l’aménagement d’au moins 700 hectares d’espaces cultivables, etc.

L’on apprend par ailleurs auprès des responsables du projet qu’à date, le recrutement du personnel clé est en cours et devrait s’achever d’ici la fin du mois de février 2021. Les manuels de mise en œuvre qui conditionnent l’entrée en vigueur du projet sont en cours de finalisation. Le comité régional de pilotage est mis en place.

De nos jours, on comptabilise plus de 2,5 millions de personnes parmi les déplacés forcés (dont la moitié constituée d’enfants) depuis le début de la crise de Boko Haram en 2014. La région du lac Tchad est l’un des espaces les plus touchés par les déplacements forcés en Afrique, ce qui complexifie la fourniture de services sociaux de base, notamment l’eau, l’éducation, la santé, les infrastructures et l’électricité, et plonge les populations dans la précarité.

Sylvain Andzongo

Dernière modification le vendredi, 29 janvier 2021 08:17

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