Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

résultats (7045)

«L’abattage, la vente et la consommation des viandes de chien et de chat domestiques» sont interdits à Ayos, commune du département du Nyong-et-Mfoumou dans le Centre. La mesure est prise par le sous-préfet, dans une décision signée le 11 novembre dernier. «Toute personne en violation de cette décision sera sanctionnée par une amende allant de 50 000 francs CFA à 5 000 000 FCFA comme stipulé à l'article 20 de la Loi N° 2000/017 du 19 décembre 2000 qui n'exclut pas des poursuites judiciaires comme stipulé dans le Code pénal», écrit l’autorité administrative.

Laquelle précise que les forces de maintien de l’ordre et les chefs traditionnels sont chargés de veiller à la «stricte implémentation» de cette décision. Le sous-préfet ne motive pas sa décision. Il explique simplement qu’elle participe de «la nécessité de la régularisation de la consommation des types de viandes». Cette décision intervient alors que des cas de variole de singe et de décès ont été signalés à Ayos depuis 2020. Il s’agit d’une maladie virale qui peut être transmise à l’être humain par les animaux, notamment les singes et les rongeurs. Les chiens et les chats peuvent également transmettre des zoonoses.

La plus récurrente est la rage, une maladie mortelle et endémique au Cameroun. Elle se transmet généralement à l’Homme par morsure ou griffure de l’animal. La consommation du chien ou du chat est une pratique qui fait partie de la culture culinaire de plusieurs communautés au Cameroun. Aucune loi ne l’interdit. Toutefois, la loi N°2000/017 du 19 décembre 2000 portant réglementation de l’inspection sanitaire vétérinaire impose des contrôles sanitaires de l’abattoir jusqu’à l’étal.

«Aucune denrée d’origine animale ou halieutique ne peut être livrée à la consommation si elle n’a subi auparavant une inspection sanitaire vétérinaire», selon l’article 6 de ladite loi. Le texte précise que cette inspection sanitaire vise notamment à assurer «la protection des consommateurs et exploitants des établissements contre les zoonoses, les intoxications  8 J Yet toutes infections d’origine animales, en conformité avec les textes régissant la santé publique».

P.N.N

Publié dans SOCIETE

Yaoundé va joindre l’Africa Finance Corporation (AFC), une institution financière internationale possédant une signature AAA attribuée par l’agence de notation Moody’s et qui dispose d’un décaissement total de 10 milliards de dollars (près de 6 300 milliards FCFA). C’est en tout cas le vœu contenu dans le projet de loi que le gouvernement a soumis ce jour à l’Assemblée nationale et qui autorise le président de la République à procéder à l’adhésion du Cameroun à cette institution créée le 28 mai à Abuja, au Nigeria. D’après le texte, cette adhésion permettrait au gouvernement d’opérer avec l’AFC dans un cadre fiduciaire moins risqué et avec des coûts de financement de la dette réduits.

« De même, notre pays pourrait disposer d’une plus grande marge de manœuvre en termes d’affectation des projets. Ceci participerait à assurer davantage une amélioration du profil de risque de crédit de l’AFC et par conséquent, permettrait à la coopération d’attirer des investisseurs mondiaux et institutionnels grâce à son statut opérationnel privilégié », justifie le gouvernement.

L’exposé des motifs renseigne que l’AFC a déjà investi 313 millions dollars (197 milliards FCFA) dans les secteurs de l’électricité et des industries lourdes et l’économie camerounaise fournissant du matériel à la relance des activités de la Sonara et à la construction du barrage de Nachtigal ; ou encore des investissements stratégiques approuvés par la Caisse nationale de prévoyance sociale à hauteur de 12 milliards FCFA.

L.A.

 

Publié dans ECONOMIE

Le tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonabéri a condamné trois personnes à cinq ans de prison pour leur participation à un trafic d’ossements humains. Ako Vialli Ebot, Che Eric et Ramdy Guemoh ont été arrêtés le 19 septembre 2022 à Douala, lors d’une opération coup de poing menée par la Police judiciaire (PJ). Au moment de leur arrestation, ils étaient en possession de deux squelettes humains qu’ils essayaient de vendre.

«Leur arrestation est le résultat d’une longue enquête sur le trafic d’écailles de pangolin et de peau de panthère vers l’Inde. Ces enquêtes ont impliqué des activistes de l’environnement en Inde qui ont fourni des informations importantes ayant permis leur arrestation», précise la Laga, une ONG qui appuie le gouvernement dans l’application de la loi faunique au Cameroun. Les trois hommes écopent ainsi de la peine maximale prévue par le Code pénal.

Celui-ci dispose que « celui qui viole des tombeaux ou sépultures, profane tout ou partie d’un cadavre humain, enseveli ou non, est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA ». L’année dernière, deux trafiquants d’ossements humains ont écopé de la même peine à Foumbot (Ouest). Des sanctions qui visent à dissuader les trafiquants, alors que le phénomène prend de l’essor dans le pays.

P.N.N

Lire aussi:

Ossements humains : de présumés trafiquants à la barre, alors que ce trafic prend des proportions inquiétantes

Publié dans SOCIETE

Au Cameroun, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), le gouvernement et l’administration douanière sont à pied de guerre dans les coulisses du Mondial 2022, à l’affût des copies des équipements des Lions indomptables dévoilés le 5 novembre dernier par One All Sports, la marque américaine qui va équiper la sélection nationale de football. À cet effet, la Douane a décidé de « renforcer la surveillance aux frontières terrestre, maritime et aérienne pour tout autre importateur » afin de bloquer toute entrée de maillots dans le pays, à l’exception des opérations menées par la Fecafoot.

Les douaniers ont également été instruits de procéder à la saisie de « tout produit contrefait en circulation » et de « communiquer à la division des enquêtes douanières et de la surveillance ». Dans un message-fax le 15 novembre dernier, le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, demande par ailleurs à ses collaborateurs de considérer Edimo Design comme « fournisseur exclusif de la Fecafoot ». Ces mesures, dit-il, visent « à protéger la marque One All Sports, les maillots, équipements et produits dérivés des Lions indomptables en circulation au Cameroun ».

Le ministère du Commerce (Mincommerce) est également engagé dans cette traque, à travers sa brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes. Edimo Design, qui dit avoir reçu l’agrément de la Fecafoot pour la distribution et la commercialisation desdits équipements, a annoncé le 9 novembre dernier dans un communiqué avoir sollicité le concours du Mincommerce « pour traquer tout individu qui sera surpris en possession des équipements acquis de manière illicite ». Selon cette société, le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a prescrit, dans une ordonnance jeudi 10 novembre 2022, des mesures pour protéger la marque One All Sports, notamment la saisie de tous les produits et dérivés contrefaits de ladite marque.

Il a également ordonné aux administrations compétentes de prêter main-forte à la saisie. Cette décision de justice fait suite à la requête introduite par Edimo Design, alors que des images de faux maillots ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux peu de temps après le lancement de la vente des maillots originaux. Il faut dire que les équipements des Lions indomptables, surtout les maillots, attisent les convoitises des contrefacteurs. Il s’agit souvent des imitations pures et de maillots inspirés par le design original vendus dans plusieurs marchés du pays. De nombreux supporters se rabattent sur la contrefaçon, arguant de la cherté des maillots originaux.

P.N.N

Lire aussi :

Mondial 2022 : les nouveaux maillots des Lions indomptables jugés hors de prix

Publié dans SOCIETE

Le directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) et le directeur général de la Cameroon Radio Television (CRTV) ont signé hier à Yaoundé, une convention de partenariat d’un montant de 127 millions FCFA. Cette convention affiche une augmentation de 47 millions FCFA par rapport à la précédente qui était de 80 millions FCFA. L’accord est prévu pour durer un an, renouvelable.

Par cet accord, la Camwater bénéficie de l’accompagnement médiatique de la CRTV et de la promotion de son image. Pour Blaise Moussa, DG de la Camwater, cette entreprise est « le bras séculier de l’État en matière de production et de distribution de l’eau potable de qualité et en quantité aux populations. La signature de cette convention était donc devenue impérieuse ». Selon ce haut responsable, « le top management de la Camwater veut construire une chaîne citoyenne autour de l'eau potable publique ».

L.A.

Publié dans SOCIETE

Rodrigue Soffo, le patron du cabinet RS Intelligence & Lobbying, a lancé la pétition « Cameroun : libérez le journaliste parfait Siki » ce 15 novembre 2022. Le patron du journal Info + est incarcéré à la prison centrale de Kondengui depuis le 2 novembre dernier pour « rétention de documents dans l’intention de les falsifier » du temps où il était secrétaire général par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Le lobbyiste Rodrigue Soffo dénonce une « justice des copains et puissants ».

« L’affaire Siki apparaît comme une violation de plus, par la justice désormais privatisée au Cameroun, des droits élémentaires des citoyens chaque fois qu’un individu sur le fondement de sa fortune, de sa notoriété ou de ses amitiés, choisit le mirage de la justice pour régler des comptes personnels », écrit Rodrigue Soffo.

Il pointe du doigt Samuel Eto’o Fils, le président de la Fecafoot. Et il présente d’ailleurs Parfait Siki comme le prisonnier du patron de la Fecafoot. Et pour terminer, Rodrigue Soffo demande que le journaliste comparaisse libre dans cette affaire. Ce que la Fédération des éditeurs de presse (Fedipresse) a aussi demandé dans un mémorandum signé le 9 novembre dernier. Une journée après le lancement de cette pétition, elle a été signée par une trentaine de personnes.

Ce n’est pas la première fois que Rodrigue Soffo s’engage pour une telle cause. Il y a quelques mois, il représentait une centaine de souscripteurs de la société Liyeplimal de Parfait Simb, présentée comme une pyramide de Ponzi.

M.A.N

Lire aussi :

Affaire Parfait Siki : les pressions s’accentuent sur Samuel Eto’o

Publié dans SOCIETE

« La massification des étudiants à l’université de Maroua est une réalité », selon Idrissou Alioum, le recteur de l’université de Maroua. Ce dernier indique que cet établissement universitaire va abriter près de 42 000 étudiants cette année académique. Cette prévision n’est pas étrangère à la demande actuelle.

Au début de ce mois, le recteur faisait savoir que 12 000 préinscriptions étaient en cours. À la même période, 10 000 dossiers avaient déjà été validés au niveau des visites sanitaires. Et 9 500 étudiants qui ont sollicité une entrée à l’université de Maroua ont déjà été admis.

Les effectifs de cette année confirment une progression observée depuis quelque temps déjà. L’année dernière, c’est 37 000 étudiants qui ont arpenté les différents campus de l’université de Maroua. L’année d’avant, cette université a abrité près de 33 000 étudiants.  

Face à cette progression, les responsables de l’université de Maroua s’évertuent de contenir ces effectifs. « Nous essayons de régler cette massification », fait encore savoir Idrissou Alioum.

M.A.N

Lire aussi :

Enseignement supérieur : l’université de Maroua lance un recrutement de 60 enseignants assistants

L’université de Maroua accueille un programme de recherche sur le développement du bassin du Lac Tchad

Publié dans SOCIETE

L’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) annonce qu’elle ouvre un nouveau campus à Moundou, la capitale économique du Tchad. Pour cette première année académique 2022-2023, ce nouveau campus sera entièrement dédié à l’enseignement des sciences vétérinaires et des sciences pédagogiques. Un choix qui n’a rien d’anodin.

« La politique de l’Ucac est de former les personnes en fonction des pays où les campus sont implantés et des priorités locales (…). La Conférence épiscopale du Tchad a présenté comme besoins prioritaires les soins vétérinaires et les sciences pédagogiques », le père jésuite Kondjo Diddy Brossala directeur du campus de l’Ucac au Tchad.

Le choix des sciences vétérinaires se comprend parce que le Tchad est considéré comme un pays d’élevage. Quant aux sciences pédagogiques, les évêques tchadiens croient que c’est une priorité aujourd’hui parce qu’ils ont fait le constat de ce que le niveau d’instruction au Tchad est en constante diminution. Pour la Conférence épiscopale du Tchad, il est urgent de former des personnes compétentes qui pourraient transmettre et enseigner efficacement les enfants en vue de leur développement scolaire.

Ce n’est pas la première fois que l’Ucac ouvre un campus dans un pays étranger. L’année académique dernière, c’est à Bangui en République centrafricaine (RCA) que l’Ucac a s’est installé avec le même objectif : former selon la spécificité locale avec l’ouverture d’un institut d’agronomie.

L’Ucac est établissement universitaire confessionnel créé en 1991 au Cameroun pour former en sciences sociales et de gestions, en théologie, droit canonique et en sciences de la santé sur le territoire camerounais. L’Ucac a maintenant choisi d’exporter son savoir-faire.

Michel Ange Nga  

Lire aussi :

8 300 Camerounais inscrits dans les universités et grandes écoles françaises en 2022

Lutte contre la corruption : la Conac relance les activités des clubs d’intégrité dans les universités

Publié dans SOCIETE

Le Cameroun organise depuis ce mardi 15 novembre, en partenariat avec Meta (nouveau nom du groupe américain Facebook), un atelier sur la protection des enfants en ligne. « Cette assise vise à réunir les acteurs nationaux publics et privés et internationaux, en vue d’un partage d’idées et d’expertise sur les meilleures pratiques mondiales en matière de protection des enfants en ligne », indique, dans un communiqué publié lundi, la ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng.

Selon le rapport « La situation des enfants dans le monde 2017 : les enfants dans un monde numérique » de l’Unicef publié en 2017, un tiers des internautes dans le monde sont des enfants et les jeunes constituent dorénavant la tranche d’âge la plus connectée. Cependant, peu de mesures sont prises pour les protéger des dangers du monde numérique et accroître leur accès à des contenus sûrs sur Internet, d’après le rapport. L’objectif de l’atelier est de trouver des solutions pour protéger efficacement les enfants de l’exposition à la pornographie, le harcèlement, la violence en ligne, etc. Car, avec l’omniprésence des dispositifs mobiles, l’accès à Internet de nombreux mineurs est moins surveillé et potentiellement plus dangereux.

Une charte de protection de l’enfant en ligne est en cours d’élaboration au Cameroun. « Cet important outil ambitionne de mettre face à leurs responsabilités les fournisseurs d’accès et de contenus Internet sur l’espace cybernétique national », déclarait Minette Libom Li Likeng en octobre 2021. L’atelier qui s’est ouvert ce jour à Yaoundé rentre dans le cadre de la Campagne nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux lancée depuis le 12 août 2020, apprend-on. Cette campagne vise notamment à poser les bases d’une éducation numérique responsable au Cameroun.

P.N.N

Lire aussi:

Internet : le Cameroun élabore une charte pour protéger les enfants en ligne

Publié dans SOCIETE

Le gouvernement a déposé à l’Assemblée nationale, un projet de loi portant répression de la piraterie, du terrorisme et des atteintes contre la sécurité de la navigation maritime et des plateformes. Dans ce projet de loi dont le but est de « réprimer les autres actes illicites perpétrés sur le plan d’eau et les voies navigables », le gouvernement veut aussi lutter contre le transport illicite d’enfants mineurs. Pour cela, le projet de loi propose de punir d’un emprisonnement de 20 ans et/ou d’une amende de 10 à 100 millions FCFA, toute personne qui embarque à bord d’un navire des enfants de moins de 18 ans pour son propre compte ou pour être remis à un tiers, moyennant paiement ou non, en vue de leur exploitation.

De même, tombe sous le coup de cette sanction, « le capitaine ou tout autre membre de l’équipage, même à l’insu du capitaine, qui embarque les enfants (…) aux fins de pédophilie, de prostitution ou d’enrôlement », peut-on lire dans le document. Ceux qui se rendent coupables d’embarquement ou participe volontairement au convoyage d’enfants de moins de 18 ans tombent également sous le coup de cette loi.

Par ailleurs, si le texte est adopté par les parlementaires, il connaitra aussi des actes de piraterie, d’atteintes à la sécurité de la navigation maritime, d’atteintes à la sécurité des plateformes, des actes de terrorisme à bord des navires et des plateformes, de la pollution de plan d’eau et des voies navigables ; et des émissions non autorisées.

L.A.

Publié dans SOCIETE
Page 11 sur 705