Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Les Fako Mountain Lions, une milice séparatiste active dans la région du Sud-Ouest a revendiqué le raid mené lundi 29 janvier à Buea, dans la région en crise du Sud-Ouest. Durant ce raid, des hommes armés se présentant comme des combattants des Fako Mountain Lions ont incendié des véhicules, tiré des coups de feu en l’air et abattu un homme.

Dans la vidéo réalisée lors de ce raid, les Fako Mountain Lions expliquent agir contre la population qui ne respecte pas les « villes mortes » imposées tous les lundis par le mouvement séparatiste. Ils menacent également de s’en prendre à tous ceux qui ne respecteront pas cette journée de désobéissance civile au cours de laquelle toutes les activités sont arrêtées et les habitants sommés de se cloîtrer chez eux.

Les Fako Mountain Lions sont une milice liée à Samuel Sako Ikome, un leader séparatiste basé à l’étranger. Ce dernier se présente comme le président de la « République fédérale d’Ambazonie », un Etat imaginaire que les séparatistes tentent de créer par la réunion des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Samuel Ikome Sako a tenté de succéder à la tête du gouvernement intérimaire d’Ambazonie à Sissiku Ayuk Tabe. Arrêté en janvier 2018 au Nigeria avec plusieurs de ses camarades, Sissiku Ayuk Tabe est transféré en prison au Cameroun. Il a été condamné en août 2019 à la réclusion criminelle à perpétuité.

Sur le terrain, des groupuscules séparatistes qui se réclament du gouvernement intérimaire d’Ambazonie continuent de perpétrer des attaques mortelles.

L.A.

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Le présumé prédateur sexuel Hervé Bopda a été arrêté très tôt ce mercredi 31 janvier 2024 dans la ville de Douala. L’homme est depuis 1h du matin dans les locaux de la division de la police judiciaire du Littoral, à Douala, informent des sources médiatiques. Hervé Bopda a été arrêté dans le domicile d’un oncle, rapportent plusieurs sources concordantes.az L’homme est cité depuis plusieurs semaines dans des accusations anonymes de viols et d’agressions sexuelles notamment. Ceci par plusieurs hommes et femmes. Des accusations recueillies par le lanceur d’alerte Nzui Manto pour qui Hervé Bopda serait un prédateur sexuel.

Alors que la pression de l’opinion se faisait forte sur les réseaux sociaux pour que le fils du richissime Emmanuel Fodouop Bopda soit arrêté et traduit devant les tribunaux, les autorités judiciaires pointaient l’absence de plaintes pour ouvrir une enquête judiciaire. Pour l’heure, peu d’informations filtrent des locaux de la police judiciaire à Douala.

Contacté, son avocat, Me Ashu s’est refusé à tout commentaire, prétendant ne pas être au courant de son arrestation.

Pour l’heure, des avocats et des organisations de la société civile encouragent les victimes à porter plainte et s’activent à rassembler ces plaintes pour le procureur de la République.

Dans une sortie, la semaine dernière, la ministre de la Femme et de la Famille a aussi encouragé les victimes à se faire aider. De son côté, la famille d’Hervé Bopda a dit avoir pris acte des accusations qui portent sur lui. Elle a souhaité que la justice fasse son travail, mais que la présomption d’innocence soit également respectée.

L.A.

Lire aussi: Affaire Bopda : la ministre Abena Ondoa signe la première sortie du gouvernement, après des dénonciations anonymes

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Dans un communiqué publié le 30 janvier, Camrail, le concessionnaire du chemin de fer au Cameroun, alerte sur les dangers de la traversée des voies ferrées. « Camrail rappelle que les emprises ferroviaires sont un domaine privé et qu’il est strictement interdit de se coucher, de s’assoir ou de marcher sur les rails parce que ces actes exposent leurs auteurs à de graves dangers », écrit la filiale d’Africa Global Logistics (AGL), entité créée par le Suisse Mediterranean Shipping Company (MSC) après le rachat des filiales du groupe Bolloré dans la logistique en Afrique.

Ce rappel intervient après qu’un des trains de la société a heurté deux personnes dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à la périphérie d’Olembe à Yaoundé. Le bilan donné par la compagnie est d’un mort et d’un blessé « dont le pronostic vital n’était pas engagé selon le corps médical », indique Camrail dans son communiqué. D’après l’entreprise, les victimes sont un homme (décédé) dont « l’âge est évalué entre 35 et 40 ans par les médecins » et une femme de 45 ans, qui « se sont retrouvés couchés » sur les rails.

« Selon les premières indications, ils étaient en état d’ébriété très avancé après avoir passé, aux dires des témoins, une bonne partie de la nuit à consommer de l’alcool. Malgré les klaxons à répétition et l’engagement du système de freinage, le choc avec le train marchandises 905Lu n’a pu être évité », rapporte la société, qui présente au passage ses « sincères condoléances » à la famille éprouvée.

Au Cameroun, la traversée des voies ferrées est rigoureusement encadrée par la loi et la circulation des personnes sur les rails est interdite en dehors des passages autorisés. Pourtant, les accidents sur la voie ferrée impliquant des trains et des personnes ou véhicules sont récurrents. En 2022, Camrail a déclaré avoir enregistré 14 collisions de train sur les 139 passages à niveau officiels que compte le réseau ferroviaire national. Ce chiffre est en hausse par rapport aux années 2020 et 2021, au cours desquelles respectivement 3 et 13 collisions avaient été recensées sur les passages à niveau conventionnels. La compagnie organise régulièrement des campagnes pour sensibiliser les usagers de la route aux risques encourus à l’intrusion sur les voies ferrées et les inciter à modifier leurs comportements.

P.N.N

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La ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Nalova Lyonga, a présidé, le 24 janvier dernier au Lycée bilingue d’application de Yaoundé, le lancement de la phase pilote d’un programme musical dans les écoles. Le programme est initié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et bénéficie d’un appui financier de l’ambassade d’Espagne au Cameroun. « La musique a ce pouvoir d’apporter la cohésion sociale. Elle adoucit les mœurs. Grâce à l’apport de l’ambassade d’Espagne, en l’espace de quelques mois, il y a déjà une chorale. On a déjà un petit groupe qui fait de la musique. Nous espérons qu’il y ait une chorale et de la musique dans toutes les écoles », a déclaré Nadine Perrault, la représentante de l’Unicef au Cameroun.

Ce programme de chorales dans les écoles, baptisé « Je suis musique », vise à contribuer à l’autonomisation, à l’action et à la participation des enfants et adolescents dans les établissements scolaires, apprend-on. L’objectif recherché est non seulement de montrer l’importance de la formation musicale aux élèves, mais aussi et surtout de promouvoir le 4e art comme un outil de lutte contre la violence en milieu scolaire. « Le chant inspire des valeurs morales très élevées. Au Cameroun où nous avons beaucoup de problèmes avec le langage de la haine, la musique devrait être l’un des moyens d’inspirer nos enfants à vivre ensemble pacifiquement », justifie la ministre. L’initiative, selon l’Unicef, sera élargie à long terme à un programme d’orchestre et des cours de musique scolaires et des programmes parascolaires pour les adolescents non scolarisés.

Le lancement de ce programme intervient dans un contexte où la violence en milieu scolaire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Cameroun. Entre 2018 et 2022, onze faits « majeurs » de violence, c’est-à-dire ayant conduit à la mort, ont été enregistrés dans les établissements scolaires du pays, selon les données du Minesec. Les autorités multiplient les initiatives, souvent avec l’aide des partenaires, pour éviter cette culture de la violence qui n’a pas lieu d’être ni à l’école ni ailleurs.

 P.N.N

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Le Contrôle supérieur de l’État (Consupe) promet d’intensifier ses actions de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics en 2024. Une annonce aux allures de mise en garde faite notamment aux gestionnaires indélicats et aux prévaricateurs de la fortune publique par Rose Mbah Acha Fomundam (photo), la ministre déléguée à la présidence de la République chargée du Consupe, lors de la cérémonie de vœux dans son institution le 26 janvier dernier à Yaoundé. « Nous ambitionnons surtout d’intensifier les actions d’audit, de prévention, de vérification et de gouvernance », a-t-elle déclaré lors de son discours, dans des propos rapportés par le quotidien à capitaux publics Cameroon tribune.

Selon le dernier rapport sur l’état de la lutte contre la corruption présenté le 27 octobre dernier par la Commission nationale anti-corruption (Conac), le Consupe a sanctionné 18 cadres de l’administration en 2022 via son Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF). Le CDBF est chargé de statuer sur les fautes de gestion présumées des ordonnateurs des crédits publics et autres gérants ou surveillants de la fortune publique. Lesdites décisions concernaient des responsables ou d’anciens responsables de sept administrations publiques, à savoir : le ministère des Arts et de la Culture (Minac), la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), le Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic), la Société immobilière du Cameroun (Sic), le Centre national de réhabilitation des personnes handicapées Cardinal Paul Emile Léger (CNRPH), ainsi que le Projet d’appui à l’utilisation des engrais dans les filières cacao/café piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader).

Sur les 18 personnes mises en cause, huit ont été reconnues coupables et ont écopé d’amendes spéciales d’un montant total de 6 800 000 FCFA. Certains de ces responsables ont été mis en débet pour un montant total de 499 110 375 de FCFA, représentant le préjudice financier subi par l’État du Cameroun dans ces affaires. Le préjudice financier subi par l’État du fait de la corruption et des infractions assimilées a été évalué à 4,6 milliards de FCFA en 2022 par la Conac. Ce préjudice a été établi sur la base des missions d’investigation de la Conac, ainsi que des condamnations pécuniaires issues des décisions du CDBF et du Tribunal criminel spécial (TCS).

L’annonce de l’intensification des actions du Consupe en 2024 intervient après que le président Paul Biya a déclaré, dans son discours à la nation le 31 décembre 2023, que « la lutte contre la corruption et les détournements de deniers publics (…) va connaître une intensification notable au cours de l’année (2024 NDLR) qui s’annonce ». Des propos qui font croire à une reprise de l’opération Épervier, du nom de cette opération mains propres destinée à traquer les prévaricateurs de la fortune publique. Depuis le déclenchement de cette opération en 2006, le Consupe est devenue l’une des institutions les plus craintes au Cameroun, dans la mesure où ses rapports ont déjà conduit à la condamnation de plusieurs anciens ministres et directeurs généraux pour détournements de deniers publics.

Patricia Ngo Ngouem

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Dans un communiqué, l’électricien Eneo annonce à ses clients que ses services prépayés et post-payés sont « indisponibles » depuis le 29 janvier 2024. En cause, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun évoque « des perturbations sur certaines de ses infrastructures ». Sans plus de précisions. « Les équipes d’Eneo et ses partenaires sont à pied d’œuvre pour un retour à la normale dans les plus brefs délais », indique simplement l’entreprise.

Pour les clients post-payés, la solution pour contourner ce problème est de se rendre en agence pour payer ses factures. Pour ceux des abonnés qui utilisent les compteurs prépayés, Eneo rappelle qu’ils ont la possibilité d’emprunter des tokens en cas d’épuisement de leur crédit d’électricité. « Il leur suffit de saisir et de valider le code 811 sur l’interface », indique l’entreprise dans le communiqué. Mais certains abonnés affirment que ce numéro connaît également des problèmes.

Si Eneo affirme que le paiement des factures et l’achat du crédit d’électricité (tokens) sont perturbés depuis la matinée du lundi 29 janvier, des abonnés joints par Stopblablacam affirment que la situation dure depuis plusieurs jours. « J’ai essayé de recharger mon compteur prépayé le 15 janvier dernier via Orange Money et Mobile Money, en vain. Je recevais notamment un message qui m’informait qu’une erreur est survenue lors du traitement de ma demande, et on me demandait de réessayer plus tard. Le lendemain, j’ai demandé à ma sœur de faire la recharge pour moi via les applications Orange Money et Mobile Money. Malgré ses tentatives, elle n’a pas réussi à recharger le compteur », confie un client prépayé résidant à Yaoundé.

« J’essaie de payer ma facture depuis la semaine dernière. Ça ne passe pas, que ce soit chez les opérateurs de téléphonie mobile ou même les partenaires d’Eneo comme Express Union. C’est finalement aujourd’hui (mardi 30 janvier, NDLR) que j’ai pu payer ma facture à l’agence Eneo d’Abong-Mbang. J’ai essayé à l’agence de Bertoua, mais il y avait trop de monde. Alors, je me suis rendu à Abong-Mbang pour payer ma facture, surtout que c’est la date limite aujourd’hui », souffle un autre abonné qui vit dans la capitale régionale de l’Est.

Lundi, Orange Cameroun a envoyé des messages à ses abonnés pour les informer que le paiement des factures d’électricité et la génération des tokens « sont indisponibles », en raison « des travaux chez Eneo ». L’opérateur de téléphonie mobile les prévient qu’il les tiendra informés de la situation. De son côté, Eneo exprime ses « regrets » à ses clients face aux désagréments subis et rassure qu’ils seront tenus informés de « l’évolution de la situation ».

P.N.N

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Le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), la centrale patronale née de la fusion entre le Groupement inter-patronal et Entreprises du Cameroun (Ecam), commande à ses adhérents de se conformer aux exigences de la Charte de protection des enfants en ligne. « Le secteur privé qui joue un rôle prépondérant dans le développement de la société est particulièrement convoqué dans ce texte », écrit Aline Valérie Mbono, la directrice exécutive du Gecam dans une correspondance datée du 19 janvier adressée aux patrons.

Dans cette charte sur la protection des enfants en ligne toute une section est réservée au rôle du secteur privé. On apprend par exemple que « les entreprises qui développent ou proposent de nouveaux produits et services technologiques doivent aider leurs utilisateurs, en particulier les enfants, à comprendre le fonctionnement et à maîtriser l’utilisation appropriée ».

Sanctions

En réalité, la majorité des obligations contenues dans cette loi concerne les fournisseurs d’accès à Internet, les fournisseurs de contenus, les exploitants des systèmes d’information ou même encore les promoteurs des réseaux sociaux. « Les responsables du traitement des données ou leurs sous-traitants sont tenus de respecter la règlementation en vigueur en matière de protection des droits des enfants », comme on peut le lire dans cette charte.

Cette dernière prévoit aussi des sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas les obligations de cette charte. Tout fournisseur de contenus qui laisse prospérer des contenus portant atteinte à la dignité et à l’intégrité des enfants dans les réseaux sociaux de communications électroniques ou les écosystèmes d’information dont il a la charge est puni d’une amende de 25 millions à 250 millions de FCFA.

En rappel, la Charte de protection des enfants en ligne votée au Parlement a été promulguée par le président de la République le 25 juillet 2023.

Michel Ange Nga   

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Le député et président national du Parti pour la réconciliation nationale (PCRN) a développé ce jour sur son compte Twitter, sa vision d’un candidat soutenu par l’opposition lors de la présidentielle. Pour Cabral Libii (photo), des partis d’opposition doivent au préalable créer une « Coalition de transition ». Puis, « après consultation publique des principaux corps sociaux et des syndicats, ils publient le Document de l’offre politique mutualisée de transition (DOPMT) », propose-t-il. Ce qui débouche en fin sur « le candidat de l’opposition ».

Cabral Libii ne détaille pas comment le choix du candidat de l’opposition doit se faire. Cependant, en 2018, lors de la dernière présidentielle, il avait proposé des « primaires de l’opposition », marqué par des débats entre candidats pour désigner celui qui devait affronter le candidat du pouvoir, le président sortant Paul Biya.

Cette nouvelle approche de Cabral Libii intervient des semaines après l’appel du député de l’opposition Jean Michel Nintcheu à s’aligner derrière Maurice Kamto, du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). En effet, le 12 janvier dernier, l’ancien président régional du Social democratic Front (SDF), aujourd’hui président du Front pour le changement du Cameroun (FCC) et coordinateur national par intérim de l’Alliance politique pour le changement (APC) construite pour porter à la candidature de Maurice Kamto, a écrit à Cabral Libii au sujet de cette alliance. Jean Michel Nintcheu pressait ainsi le député du PCRN à adhérer à l’APC. Une invitation à laquelle le leader du PRCN n’a pas répondu formellement. Et ce jour, il a exposé le processus qui doit conduire à la désignation d’un candidat consensuel de l’opposition, comme pour exprimer son désaccord avec la démarche de l’APC.

En rappel, en 2018, l’opposition n’avait pas pu s’entendre sur un candidat contre le parti au pouvoir. En 2004 déjà, une telle initiative avait volé en éclat à quelques jours du scrutin lorsque feu Ni John Fru Ndi du SDF, leader de l’opposition, avait claqué la porte d’une coalition. Ce qui avait condamné ladite opposition à affronter Paul Biya en rangs dispersés.

Ludovic Amara  

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La maire de la commune de Noklafamba, sur laquelle est bâti le carrefour Nkoabang qui verrouille l’entrée est de la ville de Yaoundé, vient d’annoncer de grands travaux sur cette voie. Le maire fait ainsi savoir que d’imminents et « importants » travaux d’agrandissement auront lieu sur ce carrefour.

L’édile de cette commune explique dans un communiqué du 23 janvier dernier que « lesdits travaux consistent en l’élargissement de la chaussée de la chaussée de 2x2 voies à partir de l’entrée du Lycée de Nkoabang jusqu’au poste de police, avec déplacement des réseaux d’eau et d’électricité ». Un chantier de près de deux ans d’exécution « susceptible de perturber la circulation au niveau du carrefour », prévient le maire, Jean Francois Ondigui Owona.

Le carrefour Nkolafamba est situé sur la Nationale N°10 qui relie Yaoundé à la ville de Bertoua, dans la région de l’Est. C’est la principale sortie de la capitale qui permet non seulement de rallier la région de l’Est, mais donne aussi accès à toutes les régions septentrionales à travers Garoua-Boulaï.

Plus encore, ce verrou dessert la République centrafricaine et le Tchad et est donc un important point de passage de marchandises en direction de ces pays voisins. Depuis le début de la guerre civile au Soudan, une importante partie des marchandises du Sud-Soudan transitent également par le Cameroun via la Nationale N°10.

Ce trafic, mais aussi l’expansion de la ville de Yaoundé, ont fini par engorger le carrefour Nkoabang où les embouteillages sont interminables. Il faut parfois compter plusieurs heures pour sortir ou entre dans la ville par l’Est.

Plusieurs opérations de déguerpissement du carrefour initiées par les autorités ont déjà été menées pour fluidifier la circulation. Mais le problème est resté entier. D’où le projet d’agrandissement de la chaussée.

L.A.

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Après l’élimination des Lions indomptables au stade des huitièmes de finales de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023, les regards étaient braqués sur Rigobert Song, le sélectionneur camerounais. Face à la presse, ce dernier a exclu de démissionner après cette nouvelle contreperformance. Car l’objectif affiché par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) était la victoire finale. « Je reste ouvert à toutes les critiques pour pouvoir m’améliorer a la prochaine CAN », a expliqué le sélectionneur camerounais aux journalistes.

Dans le calendrier de la Confédération africaine de football (CAF), la prochaine CAN doit se jouer l’année prochaine au Maroc. Mais si on en croit Rigobert Song, il va falloir plus qu’une année pour que les Lions indomptables renouent avec la victoire. Il demande deux ans pour mettre en place une meilleure équipe.

Sauf que depuis l’élimination des Lions indomptables, de nombreux Camerounais demandent la tête du sélectionneur. Pour ces derniers, Rigobert Song n’est pas l’homme de la situation. Quelques entraineurs camerounais susurrent aussi que Song est incompétent. C’est le même son de cloche au-delà des frontières nationales. Des influenceurs populaires, comme l’Algérien Mohamed Henni, n’hésitent pas à considérer que Rigobert Song est plus à l’aise pour formuler des proverbes africains que pour créer une véritable sélection nationale.

Reconstruction

La Fecafoot n’a pas encore tranché sur l’avenir de Rigobert Song. Mais tout porte à croire que son poste n’est pas menacé. Pour cause, depuis l’arrivée de Samuel Eto’o Fils à la tête de cette fédération, le projet de la reconstruction du football a été mis en route dès 2022. D’ailleurs Rigobert Song n’hésite pas à dire qu’il est engagé dans ce chantier de la reconstruction, comme après l’élimination de la CAN. En prenant soin d’ajouter que cette reconstruction prend du temps.

Le bémol c’est que tout le monde n’est plus convaincu. C’est le cas de l’ancien défenseur des Lions indomptables Jules Denis Onana. Dans une tribune, abondement partagée sur les réseaux sociaux, cet ancien footballeur pense que la reconstruction est une excuse pour justifier la mauvaise prestation des Lions indomptables à la CAN 2023 en Côte d’ivoire. Il croit aussi que cette excuse de reconstruction a été utilisée pour écarter des joueurs compétitifs pour les remplacer par des anonymes.

« Quelle était l’urgence de la reconstruction depuis 2022, alors que cette équipe avait en son sein des cadres et une ossature, qui ont disparu malheureusement, graduellement pour des raisons encore inexpliquées. Était-il impératif de vouloir imposer une sélection de joueurs plus ou moins jeunes, inexpérimentés, peu motivés pour une compétition continentale de prestige. Quelle était l’orientation de la reconstruction engagée en début d‘année 2022 ? Il aura donc fallu détruire, pour espérer reconstruire avec des matériaux non-homologués. Après la CAN on détruira à nouveau pour espérer reconstruire avec des matériaux provisoires. Toujours du provisoirement définitif en somme », écrit Jules Denis Onana.

Michel Ange Nga

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