Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Décentralisation, couverture santé universelle, recommandations du Grand dialogue national… telles sont les sujets qui charrient attentes la Chambre basse du Parlement que le président de l’Assemblée nationale (Pan) a dévoilé ce 11 novembre lors de l’ouverture de cette session, consacrée à l’examen de la loi de finances pour l’exercice 2023.  

Pour Cavaye Yéguié Djibril, l’Assemblée nationale attend une « consolidation des acquis de l’approfondissement du processus de décentralisation, en plus des réformes sur la fiscalité locale, la représentation nationale attend l’effectivité de l’arrimage des collectivités territoriales décentralisées au budget programme », a déclaré le Pan. Le sénateur Alioum Aladji Hamadou dira à la CRTV radio que « nous attendons un grand coup d’accélérateur du processus de décentralisation par un accroissement consistant du transfert des ressources et des compétences ».

La seconde attente « majeure » porte sur la couverture santé universelle. « … il est temps que le gouvernement accélère le processus surtout sur le plan législatif », a souhaité Cavaye Yéguié Djibril qui félicite cependant la phase pilote de ce projet actuellement en cours dans cinq régions du pays. « L’Assemblée nationale marque sa disponibilité à œuvrer pour un aboutissement heureux de l’arsenal qui pourrait être soumis son examen », a-t-il déclaré.

Quant à la dernière attente, elle concerne la mise en œuvre des recommandations du Grand dialogue national. Cette consultation nationale avait été convoquée par le président de la République de septembre à octobre 2019 pour trouver des solutions à la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la crise provoquée par Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Pour le Pan, l’Assemblé nationale attente des résultats « notamment dans le volet du programme de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord ».

La session qui s’ouvre est principalement consacrée à l’examen et au vote de la loi de finances à laquelle est adossé le budget de l’État pour l’année 2023.

Ludovic Amara

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Le Cameroun fait partie des onze pays africains où Helen Keller International finance des campagnes de supplémentation en vitamine A chez les enfants. Une nouvelle campagne du genre est prévue en décembre au Cameroun. C’était l’un des sujets de discussion, ce 10 novembre à Yaoundé, entre Hamit Cakir Volkan, le directeur régional de cette ONG internationale pour l’Afrique de l’Est, du Centre et australe, et Malachie Manaouda, le ministre de la Santé publique.

Le membre du gouvernement a remercié Helen Keller International pour son accompagnement dans la recherche du bien-être des populations camerounaises. « Nous sauvons les yeux de millions d’enfants d’Afrique avec la distribution de vitamine A », indique Helen Keller International en guise de slogan.

« Pour faire reculer la carence en vitamine A et ses conséquences dramatiques, nous agissons à titre préventif en organisant des campagnes de supplémentation en vitamine A. Pour ce faire, nous travaillons avec l’appui des gouvernements », explique Helen Keller International sur son site.  

En plus des campagnes de supplémentation en vitamine A, cette ONG va aussi s’investir dans l’accompagnement du programme de lutte contre les maladies tropicales négligées pour les trois prochaines années. Avant cela, Helen Keller International a participé avec le gouvernement camerounais au programme de soins oculaires dans les lycées et collèges. Ce programme a permis d’aider environ 20 000 élèves.

M.A.

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Le ministère de la Santé publique (Minsanté) a annoncé ce jour que le pays pourrait bientôt bénéficier de nouveaux Centres régionaux des urgences. Ce sont en tout cas des projets que l’Agence coréenne pour le développement (KOICA) est venue présenter au ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie. La KOICA a en effet soumis un projet de construction d'un système de services médicaux d'urgence au Cameroun. En clair, d’autres villes pourraient accueillir des Centres régionaux des urgences à l’instar de celui de Yaoundé.

En effet, la capitale est la seule ville qui dispose aujourd’hui d’une telle infrastructure, le Centre des urgences de Yaoundé (CURY) construit par la coopération coréenne et inauguré en 2015. « Le taux de fréquentation a augmenté, quoique le matériel s'est suffisamment dégradé », reconnaît le ministère de la Santé publique. D’où la nécessité de réhabiliter cette infrastructure. Le projet de réhabilitation aurait d’ailleurs fait partie des échanges entre le ministre Manaouda Malachie et Gyuhong Lee, directeur pays de KOICA. Le CURY pourrait bénéficier d’un projet d’extension et voir son plateau technique renforcé, assortit de nombreux dons en consommables, équipements médicaux, médicaments et même en ambulances.

« Par ailleurs, il est prévu la maintenance des équipements médicaux et biomédicaux coréens, la construction des Centres régionaux des urgences (CRU) et la construction des hôpitaux de districts en périphérie des villes de Yaoundé et Nkongsamba », fait savoir le Minsanté.

L.A.

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Patrons de presse, journalistes, influenceurs, artistes… Ils sont de plus en plus nombreux à demander la libération du journaliste Parfait Siki. Ce dernier, ancien secrétaire général par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été placé en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui dans la nuit du 2 novembre dernier. Son ancien employeur le poursuit pour « rétention de documents dans l’intention de les falsifier ». Mais pour tous ces acteurs, c’est le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils, qui tire les marrons du feu. C’est d’ailleurs lui qui a signé la plainte qui a conduit à la détention de ce journaliste qui avait repris son activité en créant l’hebdomadaire Info+.

La Fédération des éditeurs de presse (Fedipresse) en parle d’ailleurs comme l’affaire Parfait Siki-Samuel Eto’o. Les patrons de presse, membres de cette fédération à laquelle appartient Parfait Siki depuis sa création, ont signé un mémorandum ce 9 novembre pour demander « la libération immédiate » de leur confrère en considérant que la détention de ce dernier est abusive.

« L’incarcération de Parfait Siki Awono apparait clairement comme une nouvelle illustration de l’instrumentalisation de la justice à des fins personnelles », peut-on lire dans ce mémorandum. La Fedipresse souhaite pour terminer que « l’état de droit prévale au Cameroun sur les desseins sombres de quelques individus ».

Nulle n’ignore que cette dénonciation n’est rien d’autre qu’une allusion qui vise Samuel Eto’o Fils. L’objectif est sans doute de le forcer à lâcher du lest pour que Parfait Siki comparaisse libre dans cette procédure. C’est aussi pour obtenir la libération du journaliste que le hashtag #FreeParfaitSiki a été lancé il y a quelques jours. Parvenu à cette date, ce hashtag approche déjà la barre des 1 000 publications.

Eto’o dans l’embarras 

Des solutions plus radicales sont même préconisées pour obtenir la libération de l’ancien secrétaire général par intérim de la Fecafoot. Certaines voix s’élèvent en effet en ce moment pour appeler les journalistes sportifs camerounais à boycotter la coupe du monde qui débute le 20 novembre prochain au Qatar. Pour accentuer la pression, des célébrités, comme la femme d’affaires Rébecca Enonchong, ont aussi associé leur voix à ce combat. Sur son compte Twitter, elle a fait savoir qu’elle allait acheter le nouveau maillot des Lions indomptables quand Parfait Siki sera libre.

De toute évidence, ce sujet commence déjà à embarrasser Samuel Eto’o Fils. Lors d’une longue interview de 2h sur Canal 2 ce mardi, il a botté en touche quand le journaliste a abordé le cas Siki : « je ne commente pas les décisions de justice et encore moins les enquêtes en cours ». Après la relance du journaliste, le président de la Fecafoot poursuit dans sa logique : « je ne réagirais pas ».

Malgré tout, Samuel Eto’o Fils a laissé entendre qu’il reproche à Parfait Siki « de servir les intérêts de quelques personnes tapies dans l’ombre ». Une révélation qui trahit les véritables motivations du patron de la Fecafoot. Car tout au long de l’enquête préliminaire, il était plutôt question de la rétention du procès-verbal et du communiqué final d’une session du Comité exécutif de la Fecafoot au cours de laquelle les vice-présidents de cette instance auraient été élus. Une réunion qui n’aurait en réalité jamais eu lieu.

Michel Ange Nga

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La fourniture de l’énergie électrique connaîtra des « perturbations » du 12 au 16 novembre prochains dans les régions du Centre et du Sud, a annoncé le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba, dans un communiqué publié ce 9 novembre. Ces perturbations sont consécutives aux « travaux de raccordement de la centrale hydroélectrique de Memve’ele au Réseau interconnecté Sud (RIS) [qui] seront effectués au poste électrique de Nkolkoumou pendant la période suscitée », indique le Minee.

Selon le membre du gouvernement, la réalisation « en toute sécurité » de ces travaux nécessitera le retrait de certains ouvrages majeurs de transport de l’électricité. Ce qui impliquera un rationnement en énergie électrique dans ces deux régions pendant cinq jours. Pour atténuer l’impact desdits travaux, l’on apprend que le gouvernement a instruit la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel) et Eneo de prendre « toutes les dispositions afin que les ménages ne subissent pas des délestages prolongés au cours de cette période ». Aussi, des programmes de rationnement rotatifs seront communiqués « au fur et à mesure » par Eneo.

L’objectif de ces travaux est, à terme, d’améliorer et de renforcer la sécurité d’approvisionnement en énergie électrique dans le RIS, grâce notamment à la mise en service totale de la centrale hydroélectrique de Memve’ele dans le Sud, apprend-on. Cette centrale, dont la mise en service partielle a eu lieu le 14 avril 2018, injecte en ce moment entre 110 et 120 MW. Ce, alors que sa puissance installée est de 211 MW. Le Minee assure que ces travaux permettront à cette centrale de fonctionner désormais à plein régime.

P.N.N

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Rigobert Song, le manager sélectionneur des Lions indomptables, a dévoilé le 9 novembre la liste des 26 joueurs qui vont représenter le Cameroun à la Coupe du monde qui démarre le 20 novembre prochain au Qatar. Parmi ces choix que le coach n’a pas eu à justifier devant la presse, l’on note quelques absents. Notamment celle du défenseur central cadre Michael Ngadeu (photo), dont la non-sélection fait débat. Sur les réseaux sociaux, beaucoup ne comprennent pas sa mise à l’écart.  Ils estiment que le joueur de La Gantoise (Belgique) aurait dû figurer sur cette liste, car il l’est l’un des artisans de la qualification du Cameroun au Mondial.

Ngadeu est à l’origine de la passe décisive sur le but de Karl Toko Ekambi le 29 mars dernier à Blida face à l’Algérie (2-1). Par conséquent, il méritait d’être récompensé pour cela, selon les partisans de cette thèse. « J’entends les gens dire qu’on devrait être reconnaissant envers Ngadeu. Sauf qu’il ne doit pas être là par reconnaissance, mais par mérite et il s’est battu pour le mériter. Ce n’est pas une faveur qu’on lui accorde d’être là. Il doit être là parce que ceux qui sont là ne pèsent pas mieux que lui. Ce n’est pas une faveur que d’être gratifié pour un travail bien fait », argue sur Facebook un internaute.

« De l’extérieur, nous qui sommes des observateurs et avons vu Ngadeu qui nous a fait gagner la CAN 2017, qui dévie ce ballon à Blida qui fait le but et nous donne cette qualification aujourd’hui, on se dit qu’il méritait sa place dans cette liste. Au moins au niveau de la récompense des efforts qu’il a faits. Maintenant, il y a d’autres paramètres que nous ne maîtrisons pas. Seuls le sélectionneur, son staff et l’administration qui est la fédération, maîtrisent. Rigobert Song, qui vit avec ce groupe et le connaît bien, sait pourquoi il ne l’a pas convoqué », a déclaré à SBBC Grégoire Atangana Ngandi, coach adjoint d’Eding Sport de la Lékie, club d’Élite 1. Le technicien affirme que Rigobert Song, qui vit avec ce groupe et le connaît bien, sait pourquoi il ne l’a pas convoqué.

Joueurs compétitifs

Il y a près de deux mois pourtant, Rigobert Song a laissé entendre que Ngadeu sera au Mondial, lors d’un point de presse le 12 septembre dernier à l’occasion du dévoilement de la liste des joueurs sélectionnés pour les matchs amicaux contre l’Ouzbékistan et la Corée du Sud. Ngadeu (tout comme Zambo Anguissa), qui avait joué tous les matchs éliminatoires du Mondial 2022, n’avait pas été convoqué pour ces rencontres. Le coach le présentait alors comme un atout qu’il faut ménager pour la Coupe du monde. Aujourd’hui, Zambo Anguissa (Naples) est là. Pas Ngadeu, qui a notamment été préféré à Nicolas Nkoulou qui n’a pas joué en sélection depuis cinq ans.

« Je comprends la surprise de certains fans des Lions qui pensent qu’on devrait retenir en équipe nationale seulement les joueurs qui sont compétitifs en club. Et c’est le cas de Ngadeu. Mais il ne mérite pas sa place dans cette liste, car il a concédé trop d’occasions aux équipes adverses lors des derniers matchs des Lions. Il était généralement fautif. C’est un joueur usé, qui ne peut plus apporter grand-chose aux Lions », affirme de son côté le chroniqueur sportif Emile Zola. Selon le journaliste, l’absence de Ngadeu lors du regroupement FIFA de septembre dernier aurait déjà dû mettre la puce à l’oreille aux fans de ballon rond.

« Le plus dur dans notre métier, c’est la prise de décision. Il faut accompagner Rigobert Song et souhaiter qu’à la fin, le Cameroun fasse un parcours honorable », tempère Grégoire Atangana Ngandi. En rappel, le Cameroun est logé dans le groupe G. Les Lions débutent la compétition le 24 novembre prochain face à la Suisse. Le 28 novembre, les coéquipiers de Vincent Aboubakar affrontent la Serbie, avant le match tant attendu face au Brésil le 2 décembre.

P.N.N

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Selon plusieurs experts en droit contactés par SBBC, l’objectif de Le Coq Sportif (LCS) n’est plus de poursuivre l’exécution du contrat d’équipementier conclu avec Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Et donc d’habiller les Lions indomptables du Cameroun lors de la coupe du monde 2022 qui débute dans quelques jours au Qatar. Dans un communiqué de presse, publié le 6 novembre, la marque française a d’ailleurs annoncé qu’elle renonçait à contraindre la Fecafoot à respecter la décision de justice rendue le 3 du même mois par le tribunal judiciaire de Paris. Dans son ordonnance de référé, la juridiction parisienne a ordonné le maintien du contrat liant les deux parties jusqu’à son terme le 31 décembre 2023.

Dans le camp du président de la Fecafoot, Samuel Eto’o, cette sortie de LCS a été perçu comme un aveu de faiblisse. Mais pour ce magistrat en service dans la partie septentrional du Cameroun, il n’en est rien. « Il s’agit d’une stratégie visant à pousser la Fecafoot à violer la décision du juge français pour la ruiner en exigeant le payement des dommages et intérêts », analyse-t-il. Des sommes que l’équipementier pourra recouvrer or du Cameroun notamment à la Fifa qui détient les avoirs de la Fecafoot, soutiennent certains juristes.

D’ailleurs, dans son communiqué, l’équipementier français promet de poursuivre les poursuites judiciaires après la coupe du monde. Et pour notre magistrat, la suite de la bataille ne devrait plus porter sur la contestation de la régularité de la résiliation du contrat par le Fecafoot, au regard des propres manquements de LCS, mais plutôt sur la violation de l’ordonnance de la justice française. 

Deux jours après la décision du juge français ordonnant le maintien du contrat entre LCS et la Facafoot, Samuel Eto’o a officiellement dévoilé les maillots de la marque One All Sport que les Lions indomptables arboreront à la coupe du monde. C’est d’ailleurs les équipements de cet équipementier dont les usines sont basées en Thaïlande que les joueurs camerounais ont portés pour affronter la sélection nationale de la Jamaïque ce 9 novembre 2022 à Yaoundé dans le cadre des rencontres de préparation à cette compétition.

Divergences entre juristes  

En effet, pour les conseils de la Fecafoot, « aux termes de la convention judiciaire entre la France et le Cameroun, les décisions de justice en matière civile et commerciale dans l’un des États ne sont reconnues de plein droit sur le territoire de l’autre État, que si elles remplissent un certain nombre de conditions, au rang desquelles la nécessité, d’après la loi où elles ont été rendues, qu’elles ne puissent plus faire l’objet d’un recours ordinaire ou d’un pourvoi en cassation », écrit Me Florian Bayen-Hegba dans un communiqué publié 7 novembre. Pour cet avocat au barreau de Paris, cette décision ne peut être mise en œuvre au Cameroun « tant qu’il n’a pas été statué sur l’appel que la Fecafoot veut exercer, appel qui ne peut être mis en œuvre qu’après signification de la décision de ladite ordonnance ».

Mais pour le magistrat camerounais Adolphe Adida, les avocats de la Fecafoot sont en train de l’induire en erreur. « Ils savent très bien que même en faisant l’appel ça ne suspendra pas l’exécution provisoire de la décision. Ils [les avocats de la Fecafoot] savent aussi très bien qu’en France il n’y a pas de sursis à exécution pour une décision de référé », indique-t-il. En plus, ajoute-t-il, « le seul endroit qu’il conviendrait à Le Coq Sportif de faire exécuter cette décision, c’est en Suisse, siège de la FIFA ».

Adolphe Adida n’est pas le seul juriste à penser ainsi. Un magistrat camerounais, qui connait bien le droit français, explique qu’il n’y a que trois cas de figure qui peuvent suspendre la décision prise la semaine dernière par le tribunal judiciaire de Paris. Primo, la cour qui l’a prise l’annule. Secundo, la Fecafoot résilie à nouveau son contrat avec Le Coq Sportif. Et enfin le juge d’appel décide de la suspendre. Sur ce dernier point, notre source précise que ce n’est pas l’appel qui suspend la décision, mais le juge d’appel. Et dans le cas où aucun de ces trois actes n’a été posé, la Fecafoot est clairement en train de violer la décision de la justice française. Affaire à suivre…

Michel Ange Nga

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Inondations, canicules, glissements de terrain, vents violents… Ces phénomènes font tristement l’actualité de manière régulière au Cameroun et sont à l’origine de catastrophes humaines et matérielles. Des phénomènes qui risquent de s'accentuer encore dans les prochaines années, selon la Banque mondiale. « Le changement climatique devrait affecter différemment les zones climatiques du Cameroun (cinq au total, Ndlr) et les événements météorologiques extrêmes deviendront plus fréquents et plus intenses », indique l’institution bancaire dans son dernier rapport sur le climat et le développement au Cameroun.

Selon le « scénario climatique le plus pessimiste », les températures devraient monter en moyenne de 3,9°C au cours des 20 prochaines années, avec de grandes variations selon les zones, peut-on lire dans le document. Dans la même lignée, les précipitations devraient s’élever en moyenne de 5,8 millimètres au cours des 20 prochaines années à 10,4 millimètres d’ici 2100. « Le Nord sahélien du pays devrait souffrir d’une aggravation de la sécheresse, de l’érosion, des vents violents et des inondations », rapporte le document. La zone de savane devrait moins subir des risques d’inondation, mais les trois autres zones verront ces risques s’aggraver, apprend-on.

« Dans les hautes terres de l’Ouest, l’érosion, les glissements de terrain et la sécheresse se produiraient plus fréquemment. Parallèlement, les zones côtières, en particulier la ville de Douala, seront probablement vulnérables aux inondations, à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion, aux glissements de terrain et aux vents violents », si on se fie aux projections climatiques de la Banque mondiale. Les régions septentrionales (Extrême-Nord, Nord et Adamaoua) devraient ainsi rester les plus vulnérables, suivies par les zones côtières et les hauts plateaux, précise le document.

Le Cameroun est exposé à divers types d’événements météorologiques extrêmes, dont les plus récurrents sont les inondations et les sécheresses qui mettent en danger les communautés humaines, les écosystèmes et les services qu’ils fournissent. Conscient des enjeux de ces phénomènes pour son développement socioéconomique, le pays a adhéré à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et participe régulièrement aux négociations internationales sur le climat.

Il s’est également doté d’un Plan national d’adaptation aux changements climatiques avec pour objectif notamment de réduire la vulnérabilité du pays aux incidences des changements climatiques en renforçant sa capacité d’adaptation et de résilience. L’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc) a été créé avec pour mission de suivre et d’évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques et de proposer des mesures de prévention, d’atténuation et/ou d’adaptation aux effets néfastes et risques liés à ces changements.

P.N.N

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La ville de Yaoundé connaît de fortes perturbations dans la distribution de l’énergie électrique ce jour, en raison de «travaux d’urgence» sur le réseau de transport, indique Eneo dans un communiqué. «La Sonatrel a informé Eneo que dans le cadre des travaux de construction des lignes d’évacuation en 225 kV de la centrale de Memve’ele sur le réseau interconnecté Sud, EDC va retirer en urgence les lignes 225 kV et 90 kV au poste Ahala ce mercredi 9 novembre 2022 avec impact sur le service», explique le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun.

« Ces travaux vont interrompre la distribution de l’énergie électrique dans plusieurs quartiers de la partie Sud de Yaoundé, ainsi que des localités de la Mefou Afamba, le Nyong et So’o, la Mefou Akono, le Dja et Lobo, la Mvila, le Ntem et la Vallée du Ntem de 6h à 11h », poursuit l’entreprise. Mais à midi, de nombreux quartiers de la capitale étaient toujours privés de courant.

Avant ces travaux, la distribution du courant était déjà perturbée depuis plusieurs jours à Yaoundé. Eneo mène régulièrement des travaux de construction et de reconfiguration du réseau électrique. Ceux-ci entraînent généralement des coupures ou des rationnements du courant. L’entreprise affirme que ces travaux visent à améliorer la qualité du service, souvent décriée par les usagers.

P.N.N

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A partir du 1er janvier 2024, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) va procéder au retrait des actuelles coupures de billets de banque. C’est ce que l’institution a annoncé le 7 novembre dernier au terme d’une session ordinaire de son comité ministériel. Les coupures qui ont cours aujourd’hui ont été mises en circulation en 2002.   

Cette annonce de la BEAC intervient en même temps que celle de la mise en circulation d’une nouvelle gamme de billets. Les nouvelles coupures auront cour dès le 15 décembre prochain. Ces nouveaux billets respectent les coupures des anciennes : 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 FCFA.

Par la même occasion, la BEAC va démonétiser les billets de la gamme 1992 à compter du 1er mars 2023. L’institution donne cependant donne un échéancier afin que les détenteurs de ces billets puissent échanger, car à partir du 1er juin 2024, lesdites coupures ne seront plus échangeables.

L.A.

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