Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Depuis la semaine dernière, les mairies communales et la mairie de la ville de Bertoua, dans la région de l’Est, ont lancé un vaste chantier d’assainissement pour mieux préparer la ville à accueillir les activités de la célébration de la Journée mondiale de l’habitat 2022. Elles ont fait appel à 200 jeunes pour accélérer les multiples travaux en cours.

« Nous avons une grosse responsabilité dans l’aménagement de la ville en termes d’enlèvement des ordures, le pavoisement, l’aménagement des espaces verts, le curage des caniveaux, l’éclairage public. Mais aussi, des charges plus importantes aussi en termes d’alimentation des sites en connexion Internet », décrit Jean Marie Dimbele, le maire de la ville, dans un article publié par la mairie de Bertoua I.

Ces jeunes sont aussi utilisés pour la sensibilisation des populations appelées à se mobiliser pour cet évènement, qui commence cette semaine. Un déploiement apprécié par Olivier Cromwell Bembell D’Ipack, le maire de la commune de Bertoua I, qui est d’ailleurs à l’origine de leur enrôlement : « au-delà de la petite prime qui leur est servie, il faut inculquer à nos jeunes l’esprit du volontariat. Qu’ils se sentent utiles pour leur pays et singulièrement la ville où ils vivent ».

Pour la célébration de la Journée mondiale de l’habitat 2022 au Cameroun, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) a choisi la ville de Bertoua. Les activités de cet évènement débutent effectivement demain avec l’organisation d’une marche sportive. La ministre Célestine Ketcha Courtès est d’ailleurs annoncée dans le cortège de cette marche…

Mais le clou de l’évènement c’est le 3 octobre prochain, jour choisi par la communauté internationale cette année pour célébrer l’habitat. Chaque année, il est question de lancer la réflexion sur l’état des villes et au droit fondamental de tous à un logement convenable. Le thème de cette année est « Mind the Gap. Ne laissez personne et aucun endroit de côté, se penchera sur le problème de l’inégalité croissante et des défis dans les villes et les établissements humains ».

M.A.N

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Dans un tweet d’hier 25 septembre, le souverain pontife a appelé à la libération des laïcs et des prêtres enlevés récemment dans la région du Sud-Ouest. « Je m’unis à l’appel des évêques du Cameroun pour la libération des huit personnes enlevées dans le diocèse de Mamfe, dont cinq prêtres et une religieuse. Prions ensemble pour eux et pour les populations de Bamenda : que le Seigneur donne la paix à ce cher pays », a écrit le pape François.

Cinq prêtres, une religieuse et deux laïcs ont en effet été enlevés le 16 septembre dernier à la paroisse catholique de Nchang. Les assaillants, soupçonnés d’être des combattants séparatistes, ont par la suite mis le feu à la paroisse. Ces religieux n’ont pas encore été retrouvés. L’enlèvement n’a pas encore été revendiqué, et aucune communication officielle n’a été faite sur ce drame.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui subissent un conflit séparatiste depuis 2017 enregistrent régulièrement des enlèvements. Les séparatistes qui mènent ces opérations échangent leurs otages contre des rançons destinées à financer leur lutte. Les religieux ont plusieurs fois été la cible de ces rapts.

L.A.

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Le dernier bulletin des prévisions de la direction de la météorologie nationale (DMN), au ministère des Transports, annonce des pluies orageuses susceptibles d’arroser la majeure partie du pays. Ces pluies pourraient s’intensifier dans les hautes terres de l’Ouest. « Il y a risque moyen d’observer des submersions dans les zones inondables et des glissements de terrain le long des pentes instables dues aux cumuls des pluies importantes », avertit la DMN. Ces prévisions sont valables jusqu’à ce lundi 26 septembre.

Les prévisions indiquent également que la majeure partie du pays sera arrosée. Des pluies orageuses faibles à modérées sont attendues dans la plupart des localités et des pluies faibles sont attendues dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord.

Cette alerte de la DMN rappelle le drame de Gouatchie. Il y a trois ans. Le 29 octobre en effet, un glissement de terrain avait été enregistré dans ce quartier de la ville de Bafoussam, capitale de la région de l’Ouest. Ce glissement sur une hauteur de plus de 1 500 m avait surpris les populations à plus de 22 heures. La catastrophe a fait plus de 45 morts.

Ludovic Amara

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Le 9 septembre dernier, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a lancé une campagne de déclaration et d’immatriculation des travailleurs domestiques. Une opération qui concerne également les personnels de la CNPS qui emploient une main-d’œuvre à domicile ou en tout lieu privée. « Dans le souci d’exemplarité, le directeur général exhorte l’ensemble des personnels à s’approprier cette opération en immatriculant au moins un employé de main-d’œuvre domestique », indique un communiqué du directeur des ressources humaines publié le 23 septembre.

Cette obligation concerne les responsables jusqu’au rang de chef de service, peut-on lire dans le document. Les autres membres du personnel de la CNPS qui n’ont pas d’employés de maison devront quant à eux produire une attestation sur l’honneur et un plan de localisation de leur domicile. « Toute fausse déclaration avérée sera assimilée à une faute professionnelle passible de sanction », prévient le directeur des ressources humaines.

Le directeur général de la CNPS, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo, a fixé cette cotisation sociale à 7 000 FCFA par mois. Un montant forfaitaire qui devrait permettre d’assurer la couverture sociale des travailleurs domestiques, selon le patron de l’organisme de sécurité sociale du Cameroun.

Malgré l’importance considérable du travail domestique, les employés de maison se trouvent souvent dans une situation défavorable, puisqu’ils ne jouissent pas d’une protection sociale élémentaire et des droits fondamentaux du droit du travail et sont victimes de violences et de mauvaises conditions de travail. Pour contraindre les employeurs à s’acquitter de cette obligation légale, la CNPS annonce des contrôles et des redressements dans des domiciles après le mois de septembre courant.

P.N.N

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Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) soutient que la fermeture temporaire de l’hôpital helvétique de Mada, un établissement privé situé dans la région de l'Extrême-Nord, a d’énormes conséquences sur la prise en charge des populations locales. Le même tweet indique que cette fermeture prive « des milliers de personnes de l’accès aux soins de santé de proximité ».

Les habitants de Mada ne disent pas le contraire. L’Urgentiste, le blog de la journaliste Olive Atangana qui a enquêté sur cette situation, révèle qu’un nombre important de décès ont été enregistrés depuis que l’hôpital de Mada a été fermé. « Notamment les femmes enceintes qui en l’absence d’une prise en charge adéquate, ont perdu leur vie en donnant la vie. Nos sources parlent d’environ 40 cas de césarienne et plus de 20 cas de maladies de la prostate », poursuit l’Urgentiste.

On se rappelle que dans la nuit du 1er au 2 juillet 2022, des hommes armés ont attaqué et mis à feu l’hôpital helvétique de Mada. Plusieurs personnes ont été blessées dans cette attaque et un vigile a malheureusement perdu la vie. Cet établissement hospitalier a pour cela été fermé jusqu’à nouvel ordre. Or il est l’un des rares établissements de santé de la région, équipé pour traiter un éventail de pathologies.

Les promoteurs de l’hôpital helvétique de Mada craignent pour l’instant de rouvrir pour des raisons de sécurité. Ils veulent que le ministère camerounais de la Défense augmente le nombre de soldats en faction pour éviter une autre attaque. Les chefs traditionnels de l'arrondissement de Makary où est implanté cet hôpital ont d’ores et déjà entamé un lobbying dans ce sens auprès des autorités administratives. Pour l’instant, les populations continuent d’attendre.

M.A.N

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Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme avoir besoin de 147 millions de dollars pour répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels des personnes les plus vulnérables au Cameroun en 2022. Mais à ce jour, seulement 47 % de ce montant (soit 69 090 000 de dollars) ont pu être mobilisés, alors que le PAM estime que près de 3,9 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, dont 2,4 millions identifiés en situation d’insécurité alimentaire.

L’organisme onusien précise que 66 % des financements reçus pour couvrir ces besoins proviennent de l’appui de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid, sigle en anglais), structure du gouvernement américain chargé du développement économique et de l’assistance humanitaire dans le monde.

En juin dernier, le PAM a annoncé une réduction « significative » des rations alimentaires des réfugiés dans certains pays africains, dont au Cameroun, en raison de la faiblesse des financements. Son directeur exécutif, David Beasley, expliquait alors que l’agence avait été contrainte de prendre cette « décision déchirante », car les besoins croissants en nourriture des réfugiés continuent de dépasser les ressources disponibles. Il comptait notamment sur la générosité des donateurs du PAM pour remédier à cette situation.

Depuis le début de l’année, l’organisme d’aide alimentaire de l’ONU a distribué 8 000 tonnes de denrées alimentaires pour 3,2 milliards de FCFA à 240 000 bénéficiaires dans la région de l’Adamaoua, apprend-on.

P.N.N

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Ce 24 septembre 2022, 1 500 élèves venus de différentes régions du Cameroun vont participer à une marche citoyenne dans les artères de la ville de Yaoundé. Cette initiative de l’ONG Éducation d’espérance by Flomik a pour objectif, entre autres, de lutter contre la consommation des drogues dans les établissements scolaires.

« En ce début d’année scolaire, il était important de passer des messages de paix de non-violence et surtout de limiter la propagation des drogues qui est en train de miner considérablement nos établissements scolaires », a expliqué Marie Florence Hond, la promotrice de cette ONG, à nos confrères du Poste national de la CRTV.

Cette enseignante de formation avoue qu’elle connaît les affres de la drogue sur les élèves : délinquance juvénile, indiscipline à l’école… Pour aider les enfants toxicomanes, son ONG a contribué à ouvrir un centre de désintoxication à Yaoundé. Le 3 octobre, un autre centre du même genre va voir le jour à Maroua. « Si rien n’est fait, dans les dix prochaines années, il n’y aura plus d’école dans notre pays ».

Les pouvoirs publics prennent tellement ce phénomène au sérieux qu’un service dans la police a été créé pour traquer les drogues dans les établissements scolaires. Depuis plusieurs années, ces policiers sensibilisent les élèves et apprennent aux enseignants à identifier les effets de ces drogues sur les enfants et aux techniques de camouflage. « Le problème c’est que les enfants s’adaptent chaque année », fait savoir Éric Nyam, enseignant au collège Les Sapins de Yaoundé.

Au début par exemple, les élèves dissimulaient le tramol dans des bouteilles d’eau. Une technique de camouflage efficace, car le tramol est une drogue incolore. De plus en plus, les élèves mélangent une boisson alcoolisée facile à dissimuler avec des sachets de Nescafé.

« Les enfants sont complètement bousiers. Je le constate parce que je suis professeur de sport : ils sont de plus en plus faibles physiquement », se plaint Éric Nyam.

Michel Ange Nga  

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Le budget de la commune d’Eseka, pour le compte de l’année 2022, sera connu ce 23 septembre. Au moment où nous écrivions cet article, les conseillers municipaux de cette commune du département du Nyong-et-Kelle, dans la région du Centre, étaient encore en réunion. La veille, ils s’étaient déjà rassemblés pour adopter des comptes administratifs du maire et de la gestion du receveur municipal pour l’année 2021.

« Les comptes 2021 de la commune d’Eseka affichent 1,4 milliard de FCFA de recettes et 856,8 millions de FCFA de dépenses. Ce qui dégage un excédent des recettes sur les dépenses de 636,7 millions de FCFA. Le taux d’exécution du budget, quant à lui, est de 46,28 % », renseigne une note d’information de la mairie.

C’est la fin d’une crise qui dure depuis l’année dernière quand la majorité des 25 conseillers municipaux ont décidé de mettre le maire Sylvain Moïse Tjock en minorité. Selon des sources concordantes, les responsables de cette fronde reprochaient à l’édile de gérer la commune sans impliquer le reste du conseil municipal. Résultat, cette commune remportée par le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) lors des municipales de février 2020, n’avait pas de budget depuis le début de cette année. Elle fonctionnait grâce au douzième provisoire du budget de l’année dernière, selon la procédure prévue par le Code général de décentralisation en cas de blocage du budget.

En février dernier, Cabral Libii, le leader du PCRN, a personnellement mené une médiation pour taire cette guerre intestine. Malgré cette intervention, la crise a perduré jusqu’à la nomination de Valéri Norbert Kuela comme préfet dans le département du Nyong-et-Kelle. Une source proche de ce dossier confie que c’est ce dernier qui s’est engagé à réconcilier tout le monde. Mercredi dernier, il a discuté avec les conseillers municipaux pendant de longues heures. Résultats des courses : « le calumet de la paix a été fumé », fait savoir une de notre source.

Michel Ange Nga

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Dans son rapport 2021 sur les cancers, le ministère de la Santé publique (Minsanté) met en avant sa stratégie de lutte contre cette maladie. Celle-ci repose sur l’existence d’un plan stratégique national de prévention et de lutte contre le cancer et l’intégration de l’ensemble des cancers avec l’implication des hémato-oncologues. Le ministère de la Santé publique avance également la « disponibilité des financements sans toutefois » préciser combien est mis dans la lutte contre cette maladie.

Afin de tenir à jour les données contre les cancers, LE Minsanté a élaboré le tout premier rapport couvrant les principaux services de diagnostic situés dans plusieurs régions du pays. Également, la création et l’utilisation d’un formulaire pour la collecte et la saisie des données.

Cependant, le rapport n’indique pas tous les centres de prise en charge des malades et pointe aussi la « Faible complétude des variables collectées dans les laboratoires » et l’ « Absence d’un registre physique uniforme de collecte des données ».

Par ailleurs, cette étude recommande de faire une « faire une cartographie des services d’anatomo-pathologie et d’hématooncologie pouvant diagnostiquer les cancers au Cameroun » et de produire un rapport semestriel des données de cancer.

L.A.

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Le chef de l’État a institué des obsèques officielles en l’honneur de Clémentine Ananga Messina (photo), l’ancienne ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) décédée le 5 août 2022 en Turquie des suites de maladie. « Ces obsèques se dérouleront à Yaoundé et à Zima par Obala, département de la Lékié, région du Centre, du 22 au 24 septembre 2022 », indique un communiqué du directeur du cabinet civil (DCC) de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo, lu ce jeudi au journal télévisé de 20 h 30 sur la CRTV.

Ce communiqué vient mettre fin à la polémique sur le lieu d’inhumation de l’ex-membre du gouvernement. Le 28 août dernier, l’une des filles de la défunte avait, au « nom de ses frères et sœurs », saisi le DCC à l’effet de solliciter son « aide » pour « le respect des dernières volontés » de sa mère. Dans son courrier, Christelle Ananga (épouse Ekodo) déclarait que sa mère avait émis le vœu, de son vivant, d’être inhumée dans la concession familiale au village. Des dernières volontés connues de tous depuis 2020, dit-elle. Mais son père, Pierre Ananga Messina, aurait décidé, contre l’avis de tous, de l’enterrer dans « son champ de manioc, un terrain vague exposé aux profanations de tout ordre avec pour seul argument des promesses d’investissement à une échéance incertaine », écrit-elle.

Face à cette situation, la famille a décidé de saisir le DCC pour que la défunte puisse être inhumée conformément à sa dernière volonté. « Pour une personnalité avec tant d’années de service et une femme ayant tant œuvré pour le bien-être de tous, ce serait une véritable honte que de la voir enterrée sur un terrain vague, comme si elle n’avait pas de domicile familial », implore Christelle Ananga. Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui représentera le président Paul Biya aux obsèques officielles de Clémentine Ananga Messina, devra donc veiller à ce que ses dernières volontés soient respectées.

P.N.N

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