Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Le Cameroun reprend l’offensive dans sa croisade contre la vie chère à travers un nouveau concept qui facilite l’accès du consommateur aux produits de grande consommation, selon le gouvernement. « Nous voulons promouvoir un commerce dit de très grande proximité à travers des entrepôts destinés aux consommateurs individuels, avec cette spécificité on va dans les quartiers avec des prix qui sont généralement destinés plutôt aux grossistes. Nous avons pu voir des entrepôts qui sont lourdement achalandés », a déclaré, à la radio nationale, le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana.

Il s’exprimait ainsi à l’issue d’une visite de quelques-uns de ces entrepôts en fin de semaine dernière à Yaoundé. Ce nouveau-né de la distribution des produits alimentaires se matérialise par la mise en place d’un programme national d’implantation de boutiques de proximité au Cameroun afin de combattre l’insécurité alimentaire, l’inflation et la vie chère. « Nous avons développé des boutiques de proximité sur l’ensemble du territoire. On apporte des produits de qualité accessibles à tous à leur juste prix. Le concept vise vraiment à développer la proximité vis-à-vis des consommateurs avec des produits de grande consommation de qualité, avec une force devant derrière, c’est-à-dire avec des commandos. Leur apporter des solutions avec des produits alimentaires de qualité sur place », explique le responsable marketing de la Société alimentaire du Cameroun (Soacam), dont le groupe accompagne le gouvernement dans cette croisade.

Selon ce dernier, l’entreprise est en train de développer une application digitale via laquelle le consommateur pourra, depuis son téléphone portable, commander son produit depuis son domicile, l’acheter et l’avoir sur place. Ce concept, implémenté depuis le 9 septembre à Bertoua (Est) puis à Yaoundé (Centre), est appelé à s’étendre sur l’ensemble du territoire national, selon le patron du commerce. L’objectif est d’améliorer l’offre de services dans le cadre de la lutte contre la vie chère. Luc Magloire Mbarga Atangana est convaincu que ces ventes directes aux consommateurs vont permettre de mettre hors du circuit de commercialisation les intermédiaires qui sont souvent « responsables » des spéculations.

P.N.N

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Un conseiller d’orientation du lycée technique d’Ambam, dans la région du Sud, a été sanctionné pour avoir frappé un élève. Aimé Valère Ebouele a été temporairement suspendu le 20 septembre de toutes activités au sein de cet établissement secondaire, dans l’attente d’une décision finale le concernant. Ce, sur instructions de la ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga (photo), qui lui proscrit également tout contact avec les élèves.

L’information est contenue dans une correspondance du délégué régional du Minesec adressée ce lundi au proviseur du lycée technique d’Ambam, via le délégué départemental de ce département ministériel. Le mis en cause avait donné « un coup de pied au flanc gauche » de l’élève Ulrich Ateba, âgé de 17 ans et inscrit en classe de première F3, lors d’un échange sur l’orientation scolaire le 15 septembre dernier, selon des informations concordantes.

Le proviseur, Benjamin Betare, avait déclaré que le conseiller d’orientation, dont le rôle est d’informer et de guider les élèves dans leurs choix professionnels, réagissait ainsi à « un mot mal placé » lancé par l’élève. À la suite de cet incident, l’adolescent a été évacué à l’hôpital de district d’Ambam où on lui a diagnostiqué une hémorragie interne, puis transféré à l’hôpital régional d’Ebolowa où il sera opéré en urgence. L’équipe médicale va procéder à l’ablation de sa rate endommagée. Rendue au chevet de l’élève, la Minesec en a profité pour condamner, une fois de plus, la violence en milieu scolaire, déplorant le fait qu’un enseignant en soit l’auteur.

« Le rôle des pédagogues est d’encadrer et de veiller sur l’élève », a dit Nalova Lyonga. Au Cameroun, on ne compte plus les affaires relatant des violences commises par un élève à l’encontre d’un enseignant. Mais l’inverse est également vrai. La loi du 4 avril 1998 relative à l’orientation de l’éducation au Cameroun garantit l’intégrité physique des élèves en proscrivant les sévices corporels et toutes autres formes de violence. À la suite de cet incident, la Minesec a annoncé la tenue d’une « conférence nationale sur la violence dans les écoles camerounaises » en décembre prochain pour tenter de trouver des solutions à ce fléau.

P.N.N

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Cinq auteurs peuvent encore prétendre au prix Les Afriques 2022 qui sera décerné au milieu du mois de décembre. Parmi ces finalistes, on retrouve deux Camerounaises bien connues du monde littéraire : Osvalde Lewat pour son roman « Les Aquatiques » paru chez Les Escales et Imbolo Mbue pour « Puissions-nous vivre longtemps » édité aux États-Unis par Belfond.

Dans cette dernière ligne droite, les deux Camerounaises sont très loin d’être désavantagées. « Les Aquatiques » d’Osvalde Lewat a été très bien accueilli par la critique en France notamment. Elle a même remporté le grand prix panafricain de littérature en début d’année. Cette récompense que vient de créer l’Union africaine (UA) est dotée d’une enveloppe de 30 000 dollars, plus de 19,6 millions de FCFA.

En parlant de ce premier roman, Osvalde Lewat qui vient des arts visuels a confié à Jeune Afrique : « Je voulais construire un pays avec des réalités communes : l’homophobie, le poids du groupe sur l’individu, les injonctions faites aux femmes, le bal des apparences. »

Quant à Imbolo Mbue, personne n’a oublié le succès planétaire de « Voici venir les rêveurs », le tout premier roman de cette Camerounaise qui s’est installée aux États-Unis et acquis la nationalité américaine en 2014. Le roman raconte l’histoire d’une famille camerounaise partie de Limbe pour vivre le rêve américain à New York.

Avec son deuxième roman « Puissions-nous vivre longtemps », Imbolo Mbue n’a pas perdu en notoriété. Au contraire, elle continue de susciter la sympathie des lecteurs et de nombreuses icônes de la littérature des deux côtés du Pacifique. Dans ce livre, Imbolo Mbue raconte le combat d’un village africain face aux désastres sanitaires et écologiques causés par une firme pétrolière américaine.

Le prix Les Afriques a été créé par le Cercle des amis des écrivains noirs engagés, une association fondée par Flore Agnès Nda Zoa Meiltz, une avocate suisse d’origine camerounaise. Depuis 2015, il récompense des auteurs africains ou afro-descendants reconnus pour leur engagement littéraire. En 2016, c’est la Camerounaise Hemley Boum qui l’a remporté avec son roman « Les Maquisards ».

M.A.N

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En fin de semaine dernière, seuls les maillots (domicile et extérieur) du Danemark, de la Tunisie et du Cameroun pour la coupe du monde, qui se joue au Qatar cette fin d’année, étaient toujours attendus. Depuis cette semaine, le site d’actualité suisse Le Matin.ch confirme que Hummel a dévoilé les maillots du Danemark et Kappa ceux de la Tunisie. Le même média fait aussi savoir qu’il n’y a plus que le Cameroun qui manque à l’appel.

Les supporters camerounais doivent encore attendre avant de découvrir les maillots que les Lions indomptables vont porter au Qatar. La faute au différend qui oppose en ce moment la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à l’équipementier français Le Coq sportif. Les deux parties étaient en contrat jusqu’en 2023. Le Coq sportif a même travaillé sur le design des maillots du Cameroun, qui sont disponibles. Sauf que la nouvelle équipe à la Fecafoot rejette cet accord. Elle a paraphé un autre contrat avec l’américain One All Sports.

Le Coq sportif a depuis saisi le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris. Une audience est programmée lundi prochain. En attendant l’issue de cette procédure, les pronostics vont bon train. Les soutiens de la Fecafoot disent ne pas craindre un procès, qui va montrer au grand jour que Le Coq sportif n’a pas respecté toutes les clauses contractuelles. En face, il y a ceux qui pronostiquent déjà une victoire judiciaire de l’équipementier français, qui pourra récolter au passage une grosse indemnité.

La poire peut aussi être coupée en deux, argue une source anonyme proche de la Fecafoot. Il explique : « un deal peut être trouvé : Le Coq sportif fournit les maillots et One All Sport s’occupe de les commercialiser ». Mais officiellement, cette hypothèse n’a jamais été envisagée par les responsables de la Fecafoot. Ernest Obama, le chargé de la communication de la fédération, a même démenti qu’une conciliation est engagée entre la Fecafoot et Le Coq sportif.

M.A.N  

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L’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé de l’octroi d’une enveloppe de 100 millions de dollars, soit environ 65,5 milliards de FCFA, à onze pays dans le monde pour aider les populations affectées par diverses crises humanitaires. Dans cette enveloppe, 6 millions de dollars, soit un peu plus de 3,9 milliards de FCFA, sont destinés au Cameroun. Le Britannique Martin Griffiths, qui occupe le poste de secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, a lui-même confirmé cette information.

«Des millions de personnes souffrent de difficultés sans précédent dans les conflits, les sécheresses et les inondations où l’ampleur des besoins a largement dépassé les ressources», a twitté Martin Griffiths en fin de semaine dernière.

En ce moment, la situation humanitaire du Cameroun préoccupe la communauté internationale. En mars dernier, l’ONG internationale Action contre la faim s’inquiétait déjà du sort de plus de 9 000 personnes menacées de famine à cause de la rareté des pluies. Quand ce n’est pas la sécheresse, c’est la crise sécuritaire. La semaine dernière, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a indiqué dans un rapport que 306 ménages ont fui le village Tallakatchi, dans le Mayo-Tsanaga, après le démantèlement d’un poste militaire…

Toujours dans la région de l’Extrême-Nord, plusieurs populations attendent une meilleure assistance. Depuis le 15 août dernier, plus de 2 000 ménages des départements du Logone-et-Chari et du Mayo-Danay sont sinistrés à cause des inondations. Le président a d’ailleurs déplacé Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) auprès de ces sinistrés avec une aide matérielle.

Cette aide du président concernait aussi les populations déplacées à cause des échauffourées intercommunautaires de décembre 2021 dans le Logone-et-Chari. Et pour terminer, il faut ajouter à ce lot de crises humanitaires la situation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest (Noso).

M.A.N 

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Le ministère de la Défense (Mindef) prévoit d’organiser un mariage collectif au profit des personnels célibataires militaires et civils de la Brigade du Quartier général (BQG) à Yaoundé. L’information est contenue dans un message-porté du commandant de cette unité, le colonel Charles Alain Matiang, daté du 15 septembre dernier. L’officier supérieur de l’armée précise que cette cérémonie est à l’initiative de la cheffe du centre social de la BQG et est prévue au « courant du mois de janvier 2023 » dans la cour d’honneur du Quartier général.

À cet effet, il invite les « personnels cibles » et « ceux volontaires de faire acte de candidature » à se faire enregistrer dans leurs formations et services. Les candidats doivent au préalable demander une autorisation auprès de l’autorité militaire compétente pour se marier et constituer un dossier de mariage conformément à la loi portant organisation de l’état civil au Cameroun. Cette mesure, apprend-on, fait suite « au récent constat des agents sociaux en service à la BQG sur des cas avérés croissants des personnels célibataires intéressés vivant royalement en concubinage ou en union libre », communément appelé « viens on reste » au Cameroun.

Le mariage collectif a été organisé pour la première fois dans le pays par le ministère de la Promotion de la femme et de la famille (Minproff) à l’effet d’officialiser des couples, dont certains vivent ensemble depuis de nombreuses années. L’objectif est la sécurisation des familles, car plusieurs femmes se retrouvent souvent démunies ou à la rue faute d’un contrat de mariage. Ce sont les membres de la famille du défunt, et non la concubine ou ses enfants, qui héritent souvent des biens de celui-ci à sa mort.

« Ces mariages, gage de stabilité matrimoniale, vont contribuer à ce que les militaires qui servent dans des conditions difficiles soient mieux disposés à assumer leurs responsabilités. C’est une expérience qui doit faire tache d’huile dans le reste des corps de défense », déclarait l’ancien Mindef, Edgar Alain Mebe Ngo’o, lors de l’union collective de 76 militaires de la Garde présidentielle (GP) en novembre 2013.

P.N.N

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Dans le but d’inciter à la lutte contre l’insalubrité, le maire de la ville de Yaoundé, Luc Messi Atangana, a remis, le 16 septembre dernier, 35 000 sacs-poubelle aux présidents des associations des chefs traditionnels des sept arrondissements de la capitale. À charge pour ces derniers d’organiser la collecte des ordures dans les quartiers d’accès difficile aux camions d’Hysacam.

« La remise de ces sacs poubelle aux chefs traditionnels constitue une action parmi tant d’autres menées en faveur de la lutte contre l’insalubrité dans la capitale. Il s’agit là de la réponse du maire de la ville à une doléance formulée par les chefs traditionnels au cours de la réunion de concertation et de sensibilisation organisée sous sa férule le 20 avril 2022 au Cercle municipal », fait savoir Dominique Mbassi, chargé de la communication auprès de la mairie de la ville.

En avril en effet, le maire avait remis 5 000 sacs poubelle à chacune des sept associations des chefs traditionnels du département du Mfoundi. Les maires des communes d’arrondissement avaient reçu par la même occasion des tricycles pour la collecte des ordures ménagères.

Vendredi dernier à Yaoundé, rapporte le quotidien gouvernemental, le maire a d’ailleurs déploré l’utilisation que les mairies d’arrondissement ont faite de ces engins, dont la plupart sont tout simplement garés.

L.A.

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Ce mercredi 21 septembre à Yaoundé, l’Association nationale des promoteurs de produits cosmétiques (Anaproc) lance officiellement une « campagne nationale de sensibilisation et de recensement des acteurs de la filière cosmétique au Cameroun ». Plusieurs membres du gouvernement sont attendus à cette rencontre dont le but est de faire un état des lieux et mener une réflexion profonde sur les maux qui minent ce secteur d’activité et à renforcer le plaidoyer pour une meilleure compétitivité de la filière, explique un communiqué de presse signé de Michel Nkenfack, président de l’Anaproc.

En filigrane de cette rencontre, l’Anaproc veut sensibiliser l’opinion sur l’utilisation des produits cosmétiques, alors qu’une partie de l’opinion s’inquiète de l’incidence desdits produits sur la santé. « L’opinion publique doit savoir qu’il y a une différence nette entre produits éclaircissants et produits décapants. Tous les laits de beauté n’ont pas vocation à blanchir le teint. Certains entretiennent la peau, l’embellissent », défend Thierry Djoussi, chargé de la communication à l’Anaproc. Pour ce responsable, « les produits contrefaits, de très mauvaise qualité, causent beaucoup de dégâts corporels que les gens, faute d’information, attribuent à la filière cosmétique ». Aussi, cette association « recommande aux consommateurs de toujours s’assurer que les produits qu’ils achètent sont sains ».

Cette campagne de sensibilisation devrait de fait être l’occasion d’attirer l’attention des décideurs et des consommateurs sur la contrebande, la contrefaçon, le déficit d’information et l’insuffisance d’organisation de la filière.

L’Anaproc revendique 700 membres (fabricants, parfumeurs, importateurs, cosméticiens, distributeurs, mais aussi des consommateurs), plus de 15 000 personnes employées et des revenus annuels générés de l’ordre de 200 milliards FCFA.

L.A.

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Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) organise une « conférence nationale sur la violence dans les écoles camerounaises » du 20 au 23 décembre prochain à Yaoundé. Cet événement bénéficie du soutien de l’ONU et vise à trouver des pistes de solution pour éliminer ou réduire la violence en milieu scolaire. A cet effet, la Minesec, Pauline Nalova Lyonga, a lancé, le 16 septembre, un appel à papiers ou à communication (Call for Papers) pour rassembler des articles traitant de cette thématique.

Les contributeurs, camerounais et étrangers, sont invités à partager leurs analyses sur tous les types de violence, causes, sources, contre-mesures et solutions transformationnelles pour enrayer ce phénomène. Chaque article « doit décrire le problème et proposer une solution qui mène à une transformation positive ou à un changement qui répondra aux objectifs d’un environnement scolaire apaisé », précise la ministre.

Les contributeurs ont jusqu’au 20 novembre 2022 pour envoyer leurs articles en ligne, via les plateformes se.celcom a minesec.gov.cm et sg.celipto minesec.gov.cm. Les auteurs sélectionnés seront informés à partir du 1er décembre et recevront une compensation financière, selon la même source.

La violence a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Cameroun, conduisant à des drames insoupçonnés. L’un des cas les plus choquants a été l’assassinat, à l’arme blanche, d’un jeune enseignant de mathématiques du lycée classique de Nkolbisson le 14 janvier 2020 à Yaoundé.

Le 15 septembre dernier au lycée technique d’Ambam (Sud), un enseignant a donné des coups de pied et blessé un élève de 17 ans, ce qui a entraîné l’ablation de sa rate endommagée. Si le pire a été évité, ce fait divers a relancé le débat sur les violences à l’école, quelques jours seulement après la rentrée scolaire.

P.N.N

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Dans un communiqué rendu public le week-end dernier, les évêques de la région du Nord-Ouest, qui appartiennent à la province ecclésiastique de Bamenda, s’expriment sur l’incendie de la paroisse Sainte-Marie de Nchang, dans la région du Sud-Ouest. Ils écrivent : «nous appelons tous ceux qui ont kidnappé les prêtres, les sœurs et des laïcs à Nchang de les relâcher sans délai».

Le 16 septembre dernier en effet, des individus non identifiés ont enlevé cinq prêtres, une religieuse et deux laïcs engagés après avoir mis le feu à la paroisse catholique de Nchang. Ils ont ensuite conduit ces personnes dans la forêt proche. Ces religieux n’ont pas encore été retrouvés. L’enlèvement n’a pas encore été revendiqué, mais certaines sources pointent les milices séparatistes anglophones.

Les évêques de la province ecclésiastique de Bamenda, à laquelle appartient Mgr Andrew Nkea, le président de la Conférence épiscopale du Cameroun, regrettent cet acte qu’il compare à celui de Nebucadnetsar, roi de Babylone dans les écrits bibliques, qui incendia le temple de Jérusalem en 587 avant Jésus-Christ. Pour marquer la comparaison, les auteurs de ce communiqué rappellent aussi que ce roi emmena avec lui plusieurs prêtres de Dieu à Babylone.

L’écho de cet acte a en tout cas dépassé la limite des frontières du Cameroun. Le journal catholique français La Croix rappelle que l’Église catholique continue de subir les effets de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (Noso), qui dure depuis six ans déjà. Le Vatican News a fait de même sur son site en rappelant que dans cette crise, l’Église catholique a toujours soutenu le dialogue et la voie de la réconciliation entre le pouvoir central de Yaoundé et les sécessionnistes anglophones. En avril dernier, le pape François a même appelé tous les chrétiens à prier pour le retour d’une «paix véritable et durable» au Cameroun.

M.A.N

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