Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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À la sortie de leur concertation du 16 septembre dernier, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) et la société de téléphonie mobile MTN Cameroon, sponsor des deux principaux championnats nationaux de football (Elite One et Elite Two), ont annoncé de nombreuses surprises pour la prochaine saison, qui débute au mois d’octobre. «Il s’agit notamment de l’organisation du Ballon d’or camerounais», renseigne le service de la communication de la Fecafoot.

On apprend que pendant cette soirée, qui se tiendra le 13 octobre prochain, les joueurs locaux seront récompensés, mais aussi les footballeurs camerounais qui évoluent à l’étranger. Le but est de donner une dimension internationale à cette cérémonie. Sauf qu’il n’est pas possible pour le moment d’avoir plus de détails. Notamment sur le nombre de récompenses prévues et sur les noms des invités de marque attendus.

«Il s’agit d’une idée de Samuel Eto’o. La Ligue [la Ligue de football professionnel du Cameroun] a souvent organisé de telles récompenses, mais cette fois ça va être beaucoup plus prestigieux», laisse entendre une autre source, proche de la Fecafoot.

Ce dernier fait aussi savoir qu’un concert géant est prévu dans la soirée du 12 octobre, pour clôturer la cérémonie du trophée des champions. Mais pour l’instant, la Fecafoot n’a pas confirmé l’organisation de ce concert. Par contre, il y aura bien un trophée des champions. C’est l’une des surprises annoncées la semaine dernière par la Fecafoot et MTN Cameroon. Dans le principe, il s’agit d’un match de prestige entre le champion et le vainqueur de la Coupe du Cameroun. Ce match se jouera le 12 octobre. «Ce n’est pas la première fois qu’un tel match va se jouer, sauf que le nouvel exécutif de la Fecafoot veut maintenant pérenniser le concept», ajoute notre source.

Pour le début du championnat MTN Elite One prévu le 15 octobre, coton sport de Garoua, le champion du Cameroun remet son titre en jeu. Les matchs du championnat MTN Elite Two démarrent deux semaines plus tard.

M.A.N

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Le Cameroun va soumettre une demande d’aide à GAVI, l’Alliance du vaccin, pour le déploiement du premier vaccin antipaludique dans le pays. « Comme pour toutes les introductions, on monte un dossier avec un argumentaire, une évaluation des capacités opérationnelles et l’impact attendu pour le pays sur la réduction du nombre de décès », a déclaré à SBBC, Dr Shalom Tchokfe Ndoula, secrétaire permanent du Programme élargi de vaccination (PEV). « Nous sommes au stade de la stratification des risques pour identifier les zones et les cibles à couvrir », a-t-il ajouté.

Le 20 juillet dernier, GAVI a ouvert une procédure permettant aux pays de demander un financement et un soutien pour le déploiement du premier vaccin antipaludique RTS,S, notamment sur le continent africain. Ce soutien international, évalué à près de 160 millions de dollars américain et réparti sur la période allant de 2022 à 2025, devrait permettre d’améliorer l’accès au vaccin pour les enfants exposés à un risque élevé de maladie et de décès dus au paludisme en Afrique, dont au Cameroun.

Le premier guichet, qui a refermé ses portes le 13 septembre dernier, était exclusivement réservé au Ghana, au Kenya et au Malawi, les trois pays africains qui ont lancé la phase pilote de l’introduction de ce vaccin en 2019. Les autres pays peuvent soumettre une manifestation d’intérêt en prévision d’un deuxième guichet qui va s’ouvrir à la fin de l’année 2022 et se fermer en janvier 2023, « pour signaler leur intérêt et solliciter de l’aide pour la préparation de leur demande », précise GAVI dans un communiqué publié à cet effet.

Parallèlement, GAVI a publié des directives (disponibles ici) concernant son soutien : il s’agit d’un soutien ciblé qui augmentera en fonction des volumes disponibles, grâce à la montée en puissance de la production. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), elle, a annoncé la finalisation du cadre d’allocation des vaccins pour faciliter la répartition transparente et équitable des vaccins disponibles (en quantité limitée), tandis que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a signé un accord d’achat pour le vaccin RTS,S. Ce vaccin est le seul à ce jour qui a montré une efficacité protectrice contre le paludisme chez le jeune enfant, selon l’OMS.

Interventions de lutte

« L’introduction du vaccin antipaludique RTS,S/AS01 s’appuie sur le succès des essais pilotes et constituera le tout premier programme de vaccination antipaludique à grande échelle. Parallèlement aux interventions de lutte contre le paludisme actuellement recommandées - et en complément des moyens de protection disponibles, il pourrait faire baisser la mortalité infantile en Afrique, continent le plus lourdement frappé par cette maladie », affirme cette agence onusienne. Au Cameroun, le paludisme reste la première cause de morbidité et de mortalité, notamment chez les enfants.

 « Le paludisme est fortement endémique au Cameroun, ce qui signifie que les 27 millions de Camerounais que compte le pays sont tous régulièrement exposés à la maladie. Chaque année, nous enregistrons six millions de cas de paludisme et nos établissements de santé déplorent 4 000 décès environ, dont la plupart touchent les enfants de moins de cinq ans. Cependant, tous les cas ne sont pas enregistrés et l’OMS estime qu’environ 11 000 personnes meurent du paludisme au Cameroun chaque année », selon Dre Dorothy Achu, secrétaire permanente du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).

En 2020, 2,6 millions de cas de paludisme ont officiellement été confirmés dans les formations sanitaires, dont 32 % d’enfants de 0 à 5 ans. Ils ont représenté 64 % des 4 121 morts imputables à cette maladie vectorielle dans le pays cette année-là. L’OMS recommande que ce vaccin soit inoculé en cinq doses dès l’âge de 5 mois. L’introduction de ce vaccin au Cameroun a notamment constitué l’un des axes des échanges du deuxième Comité de coordination inter-agence (CCIA) du PEV pour 2022, vendredi 16 septembre à Yaoundé. Au cours de cette rencontre, le représentant résident de l’OMS, Phanuel Habimana, a relevé « l’intérêt » de ce vaccin pour le pays, au regard du nombre de cas enregistrés au sein des communautés. Le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, a déclaré que « l’État doit aussi se mobiliser pour obtenir toute une cargaison » du vaccin RTS,S, en plus des doses proposées par GAVI.

Patricia Ngo Ngouem

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Le projet de gestion et suivi centralisés du transport routier interurbain, baptisé « Ym@ne driver », a prouvé son efficacité lors de sa phase de test, selon le ministère des Transports (Mintransports). « Pendant un an, le Mintransports a testé, dans la phase pilote, ce système dans environ 400 véhicules de transport interurbain de masse et environ 100 camions de transport de marchandises dangereuses. Pour 365 jours, nous avons enregistré zéro accident de circulation sur nos axes routiers. Le ministre a jugé nécessaire d’étendre cette solution pour l’ensemble du territoire national pour son utilisation », a déclaré le directeur des transports routiers, Divine Mbamome Nkendong, à la radio nationale.

C’est de ces résultats que le ministre Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a procédé, vendredi, au lancement de la phase opérationnelle de ce projet, dont la phase pilote a été lancée le 27 septembre 2021. Une cérémonie qui symbolisait « l’entrée en matière d’une nouvelle approche de sécurité routière au Cameroun », a-t-il dit. Il s’agit d’un système de surveillance développé et adapté au transport. Il s’appuie sur le contrôle des paramètres biométriques des chauffeurs, le suivi des véhicules interurbains par la géolocalisation, la surveillance de l’environnement extérieur et intérieur du véhicule à l’aide de caméras intelligentes embarquées en vue d’effectuer des contrôles au-delà du véhicule équipé de ce dispositif, apprend-on.

Le système dote le véhicule de quatre caméras de vidéosurveillance connectées à la salle de contrôle du secrétariat d’État à la Défense (SED) et à la délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir rapidement et efficacement en cas de besoin. « On peut contrôler les comportements dangereux des conducteurs. Par exemple, si un conducteur est en train de dormir au volant, ce système envoie des alertes, immobilise le véhicule et communique avec ce chauffeur pour lui permettre de se reposer », explique Divine Mbamome Nkendong, soulignant que la somnolence et la fatigue au volant augmentent le risque d’accident. Ce système est implémenté dans le cadre d’un partenariat public-privé entre l’État du Cameroun, l’entreprise Camtrack (spécialiste de l’intégration de solutions de géolocalisation) et la compagnie de téléphonie mobile MTN.

Au Mintransports, l’on a « la ferme conviction » que l’utilisation de cette solution technologique va « réduire systématiquement et drastiquement » le nombre des accidents de la circulation routière, qui tuent plus de 1 200 personnes selon les statistiques nationales, et plus de 6 000 d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). À ce jour, 552 bus de transport interurbain appartenant à une trentaine de compagnies et près de 900 camions sont dotés de ce système, assure Divine Mbamome Nkendong.

Le 16 septembre, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a invité les autres promoteurs des compagnies de transport à adhérer à cette technologie. Il a également exhorté les usagers de la route à intégrer ce nouveau dispositif dans le choix de leur compagnie de transport, les bus équipés de ce système étant identifiables grâce à un logo collé sur le véhicule.  

P.N.N

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21 707 enfants issus des populations nomades ont été vaccinés pendant les deux tours contre la polio organisés par les autorités sanitaires cette année, selon la Croix-Rouge camerounaise. La semaine dernière, cet organisme a dressé le bilan du projet de renforcement de l’adhésion des populations nomades à la vaccination contre la poliomyélite au Cameroun lors d’un programme radiophonique qu’elle anime sur les ondes de la CRTV.

À en croire les responsables de ce projet, tout est parti d’une étude qui montrait une croissance des cas de polio chez les enfants nomades. La faute au fait que ces populations, qui vivent en vase clos, sont souvent très réfractaires aux vaccins. Et pour ne rien arranger, ils vivent dans des zones difficiles d’accès.

En août 2021, la Croix-Rouge camerounaise profite de l’appui technique du mouvement international de la Croix-Rouge, du Croissant-Rouge et du concours financier de la Fondation Bill & Melinda Gates, pour lancer ce projet dans les trois régions septentrionales du Cameroun. Le même projet est implémenté dans trois autres pays : le Tchad, la République centrafricaine et le Soudan du Sud.

Au Cameroun, il a d’abord été question d’identifier les principaux sites où vivent les populations nomades. Une cartographie a été réalisée pour faciliter le travail des équipes de vaccination. Ensuite, la Croix-Rouge camerounaise a mené une enquête pour identifier les perceptions qui limitent le recours des populations nomades aux soins de santé en général et à la vaccination en particulier.

Enfin, la Croix-Rouge a mis à la disposition de dix districts de santé dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua des volontaires pour aller vers les populations nomades lors des tours de vaccination contre la polio. C’est en tout 13 767 enfants nomades qui ont été vaccinés en mai, pendant le premier tour. Et 7 940 en juillet.

Les volontaires de la Croix-Rouge ont aussi sensibilisé ces communautés sur la vaccination de routine du Programme élargi de vaccination (PEV). Sans oublier la vaccination contre la Covid-19. Pour ce dernier cas, plus de 2 000 nomades ont été vaccinés.

Michel Ange Nga

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Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, est à Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord, où il remettra des dons aux victimes des inondations d'août dernier dans les départements du Logone et Chari et du Mayo Danay. D’après les chiffres du gouvernement, 2 000 ménages ont été touchés par les crues du fleuve Logone. À ceux-là, le Minat va remettre des maisons préfabriquées, pour environ 1800 personnes. Les sinistrés vont également recevoir des produits de première nécessité, du matériel de couchage et des denrées alimentaires.

Le ministre Atanga Nji ira également à la rencontre des victimes des affrontements intercommunautaires de décembre 2021. Il s’agit principalement des personnes réfugiées au Tchad voisin et qui sont revenues sur leurs terres. En décembre dernier en effet, une poussée de fièvre dans l’arrondissement de Logone Birni avait conduit à des affrontements meurtriers entre Mousgoum et Arabes Choas. Bilan, une dizaine de morts, des dizaines de blessés et des milliers de personnes qui ont traversé le fleuve Logone pour trouver refuge au Tchad.

Au moins 70 camions, civils et militaires, ont été mobilisés pour acheminer cette aide du gouvernement dans la région de l’Extrême-Nord.

L.A.

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Selon Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo (photo), le directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), les montants des cotisations sociales à verser pour les employés de maison « sont extrêmement faibles ». « C’est moins de 10 000 FCFA par mois pour ce qui gagne autour entre 80 000, 90 000 ou 100 000 FCFA », a déclaré le DG à la radio nationale ce 19 septembre. Il ajoute que « Nous savons que la plupart gagnent beaucoup moins. Il y en a qui sont à 30 000, 40 000, 50 000 FCFA ». D’après le patron de la CNPS cette cotisation sociale sera de 7 000 FCFA par mois. « Vous conviendrez que ce n’est pas l’amer à boire », juge le DG.

Il est à rappeler que la CNPS a annoncé, il y a quelques jours, qu’elle allait lancer une opération de recouvrement forcé des cotisations sociales des employés domestiques. Il s’agit pour cette entreprise d’amener les employeurs de cette main-d’œuvre de maison à affilier leur personnel à la CNPS et de verser leurs cotisations sociales de façon mensuelle.

La CNPS promet même des « redressements conséquents (…), en application stricte et rigoureuse de l’ensemble des mesures prévues par les textes en vigueur ». « Ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres. Nous avons une stratégie de recouvrement que je ne vais pas dévoiler ici. Mais nous allons nous assurer à partir du mois d’octobre qu’au moins les responsables, quelqu’un qui occupe une position élevée dans l’administration publique ou dans une entreprise, qui a un salaire parfois qui se chiffre à plusieurs centaines de milliers de francs, voire des millions, peut quand même payer 10 000 FCFA de cotisations sociales pour son personnel », fait savoir le DG.

La CNPS estime que depuis l’annonce, le 9 septembre dernier, de cette opération de recouvrement, plus de 780 employeurs ont déclaré et enregistré leur personnel domestique.

L.A.  

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Le premier conseil d’administration de l’Université d’Ebolowa s’est tenu le 16 septembre dernier dans la capitale de la région du Sud. L’ordre du jour portait prioritairement sur l’examen et l’adoption du budget pour l’année académique 2022/2023. Et les membres du Conseil ont arrêté une enveloppe de 3 milliards qui sera essentiellement consacrée aux activités de cette nouvelle université d’État.

Pour que cette structure soit opérationnelle dès la rentrée académique d’octobre prochain, le gouvernement s’est employé à la doté du nécessaire. Son personnel dirigeant a été nommé et des locaux mis à disposition pour un démarrage en attendant que les sites pour la construction des différents campus soient viabilisés.

D’après le quotidien gouvernemental qui cite le recteur, Jean Bosco Etoa Etoa, la mise en place des structures institutionnelles va se poursuivre, mais pour l’heure, il est question d’améliorer celles qui existent déjà.

C’est en effet le 5 janvier que l’Université d’Ebolowa a été créée par décret du président de la République. Elle a ainsi été créée en même temps que les universités de Garoua et de Bertoua. Ce qui a porté à 11 le nombre d’universités d’État au Cameroun, une dans chaque région et deux dans la région du Centre.

L.A. 

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Une tentative de braquage à Douala s’est achevée vendredi par une fusillade avec des gendarmes. Selon le quotidien à capitaux publics Cameroon tribune, « les malfrats envisageaient de détourner un fourgon appartenant à une société de transfert de fonds ». Pour ce faire, ils ont tenté « d’arracher » un véhicule appartenant à un « expatrié » au quartier Bonapriso, précisément au lieu-dit Marché des fleurs, rapporte le journal sur sa page Facebook.

La CRTV situe plutôt cette scène au quartier Koumassi, dans l’arrondissement de Douala 1er. L’organisme public de radio-télévision parle de trois individus « lourdement armés » qui ont essayé de braquer un « ressortissant étranger ». Une tentative qui s’est soldée par un échec, s’accordent les deux médias publics. Les suspects vont alors prendre la fuite en empruntant « la route de la vallée Besseke ». Mais ils sont rapidement pris en chasse par les gendarmes alertés par les populations, apprend-on. Des coups de feu sont tirés d’un côté comme de l’autre et un chaos indescriptible survient durant lequel l’un des gendarmes est blessé.

On parle également d’un civil touché par balle. Des sources policières contactées par SBBC hier ont parlé d’au moins « deux personnes » blessées au cours de cette fusillade, sans toutefois dire de qui il s’agissait. Un véhicule de l’ambassade de la République centrafricaine (RCA), dans lequel se trouvait un conseiller spécial du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, a également été touché au cours de cette fusillade, rapporte la CRTV. La télévision nationale affirme que deux des braqueurs ont été interpelés et gardés à vue dans les locaux du groupement de gendarmerie territoriale. Cameroon tribune parle de son côté d’un braqueur interpelé. Aucune autorité n’a encore réagi à ce jour.

P.N.N

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Le 24 juillet dernier, des affrontements intercommunautaires ont été signalés dans l’arrondissement de Wum, région du Nord-Ouest. Ces affrontements ont fait 8 victimes civiles et 103 personnes déplacées dans la forêt et les villages voisins, selon des chiffres contenus dans un rapport du Bureau de coordination humanitaire de l’ONU.

Le lundi 25 juillet dernier en effet, des hommes armés identifiés comme des Fulanis ont attaqué la chefferie de Zonghofe. Il s’agissait d’un assaut en représailles après la mort de trois des leurs, arrêtés par une communauté voisine.

Ces affrontements sont venus s’ajouter à une situation déjà explosive. L’armée affronte en effet des milices séparatistes depuis 2017 dans cette région. Ce qui a encore contribué à exacerber les tensions entre les communautés. L’ONU compte par exemple plus de 270 000 déplacés internes dans cette région.

« La situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest reste tendue avec la poursuite des violences et des attaques ciblées, y compris les enlèvements, les séquestrations, les meurtres, les arrestations illégales et la destruction de biens. Les populations, ainsi que les prestataires de services d’éducation et de santé en particulier, continuent d’être exposées à des risques élevés lorsqu’ils accèdent aux installations ou fournissent des services. (…). La hausse mondiale des prix des produits de base exacerbe encore les souffrances des communautés déjà vulnérables », analyse l’ONU.

L.A.

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Emmanuel Macron a signé ce 15 septembre 2022 un décret qui nomme le général Thierry Marchand (photo) comme « ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République du Cameroun ». Il remplace à ce poste Christophe Guilhou appelé à d’autres fonctions, comme le précise le même décret. Une audience d’au revoir lui a été accordée ce 16 septembre au ministère des Relations extérieures (Minrex).

L’arrivée du général Marchand au Cameroun est loin d’être une surprise. Cette nomination avait fuité dans la presse internationale au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron au Cameroun. À l’époque, des sources crédibles au Minrex expliquaient que cette tête couronnée de l’armée française était le choix prioritaire du président français, mais qu’il fallait attendre la fin des procédures diplomatiques pour confirmer son arrivée au Cameroun. Car l’article 4 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques prévoit que « L’État accréditant doit s’assurer que la personne qu’il envisage d’accréditer comme chef de la mission auprès de l’État accréditaire a reçu l’agrément de cet État ».

Il a donc fallu environ deux mois pour que Paris et Yaoundé se mettent d’accord sur la nomination du général Marchand. Au grand dam de certains activistes camerounais, qui avaient appelé le président Paul Biya à refuser qu’un militaire prenne la tête de la représentation diplomatique de la France au Cameroun. Bien que ce ne soit pas la première fois que l’Élysée nomme un haut gradé de l’armée au Cameroun. Gilles Thibault, ambassadeur de la France au Cameroun de 2016 à 2019, était par exemple un colonel de l’armée française.

Le général Marchand est un pur produit de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. Dans son parcours professionnel, le Quai d’Orsay l’a souvent envoyé dans les pays instables au plan sécuritaire. C’est le cas de la Somalie et la République centrafricaine (RCA). Avant sa nomination au Cameroun, il était à la tête de la direction de la coopération de sécurité et de défense du Quai d’Orsay.

Michel Ange Nga

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