Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Dans un communiqué de presse daté d’hier 14 septembre, le chef régional des Impôts du Centre informe les promoteurs des établissements privés d’enseignement, de formation laïque ou confessionnelle la fin de la période d'exemption du paiement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette taxe, qui s’applique en sus des autres retenues d’impôts pour lesquels ils sont redevables légaux, était encore suspendue jusqu’au 1er janvier dernier.

« À compter du 1er janvier 2022, la dispense de TVA sur les activités commerciales des établissements scolaires privés (vente d’uniformes, de manuels scolaires, cantine, transport, etc.) prévue à l’article 120 du Code général des impôts est supprimée », informe le chef de centre. De ce fait, « la TVA sur les opérations en cause est effectivement facturée, collectée et reversée par les établissements compte tenu de leur régime d’imposition ». L’application de cette taxe devrait déboucher sur une augmentation de ces services.

Si près de 10 mois après, la collecte de cette TVA n’avait pas été faite comme prévu dans la loi de finances 2022, c’est parce qu’il manquait un texte d’application. Ledit texte a été pris le 13 juillet dernier par le ministre des Finances. En rappel, dans la loi de finances en cours, la TVA s’élève à 17 %.

L.A. 

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Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) intitulé « Suivi des progrès dans la lutte contre les maladies non transmissibles 2022 » révèle que ces maladies sont la principale cause de mortalité et qu’elles sont responsables de 74 % des décès dans le monde. Au Cameroun, c’est 38 % des décès qui sont dus aux maladies non transmissibles (MNT) depuis le début de cette année, soit 74 100 personnes en tout.

« Le présent rapport fournit pour chaque pays des informations concernant la réalisation des indicateurs de suivi des progrès dans la lutte contre les MNT », expliquent les auteurs. Qui ont pris soin de publier une fiche d’évaluation pour chacun des 194 pays membres de l’OMS.

La fiche du Cameroun indique que les autorités ont « fixé des cibles nationales assorties de délais sur la base des orientations de l’OMS ». Sauf que le Cameroun est encore loin d’avoir atteint les objectifs mentionnés dans son « plan d’action multisectoriel opérationnel ». Il était essentiellement question de réduire les effets des facteurs de risque clés identifiés par l’OMS : « le tabagisme, une mauvaise alimentation, l’absence d’exercice physique, et l’usage nocif de l’alcool, qui à leur tour entraînent surpoids et obésité, hypertension, hypercholestérolémie, et finalement la maladie ».

En ce qui concerne le tabac, le Cameroun n’est pas encore parvenu, selon l’OMS, à réduire l’accessibilité des cigarettes en augmentant les droits d’accise et des prix. De même, le pays peine à lancer des campagnes médiatiques d’envergure pour avertir le grand public sur les dangers du tabac. L’OMS fait néanmoins savoir que le Cameroun a fait des efforts pour ce qui est de l’interdiction de la publicité en faveur du tabac.

Ce qui n’est pas le cas de la restriction de la publicité en faveur de l’alcool. Dans la lutte contre la mauvaise alimentation, le Cameroun peine encore à adopter des politiques nationales afin de réduire la consommation du sel, du sodium et des acides gras saturés. Ce qui laisse penser que le Cameroun est encore loin de contenir les conséquences des MNT dans la population.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS, prévient toutefois que « le chemin à parcourir pour venir à bout des MNT est long ». Il est convaincu que le moment est venu d’agir aux niveaux national et local afin « de garantir un avenir sain à des millions de personnes ».

Depuis 2017, l’OMS a élaboré dix indicateurs pour suivre les progrès réalisés par chaque pays dans la lutte contre les MNT, dont les plus connues sont le diabète, les cancers, les maladies cardiovasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires. Dans le dernier rapport de l’OMS sur les MNT, paru en 2020, la fiche du Cameroun indiquait que ces maladies étaient responsables de 35 % de décès.

Michel Ange Nga

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Le ministre de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo (photo), a mis en garde, le 14 septembre, le 9e contingent camerounais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) contre tous les « comportements déviants » qui ternissent l’image des forces de défense et l’honneur du Cameroun à l’étranger.

« L’on a par le passé noté un hiatus entre l’excellent rendement opérationnel des personnels camerounais, hautement apprécié, et quelques comportements déviants attribués à des hommes en mission pour la Minusca sur le territoire centrafricain. Certains de ces comportements font l’objet de procédures actuellement pendantes et sont suivis de très près par les autorités onusiennes, aussi bien à Bangui qu’à New York », indique un communiqué publié par le ministère de la Défense sur sa page Facebook.

Cette mise en garde soulève une fois de plus l’éternel problème de l’éthique des éléments envoyés en mission de maintien de la paix. Très souvent, des Casques bleus sont accusés de comportements déviants (trafic, exploitations, abus sexuels, etc.) dans des zones où ils interviennent. En 2020, Joseph Beti Assomo annonçait des sanctions contre des éléments du 6e contingent camerounais accusés de bavures dans le cadre de leurs missions.

« Malgré un bon travail en RCA, le bilan n’est pas rose à tout égard. La mission a été émaillée de quelques récriminations par l’ONU, avec le remplacement du commandant. Des pratiques diverses, des prédations sexuelles ont été enregistrées. Les enquêtes sont en cours devant les juridictions onusiennes qui prendront des décisions. Au Cameroun, des sanctions seront prises selon la réglementation en vigueur contre les auteurs de ces actes », déclarait-il à l’époque.

Cette année, ils seront 1 070 Casques bleus camerounais à être déployés en RCA, avec pour mission de protéger et de veiller sur les civils. Ce mercredi, le Mindef a remis le drapeau du Cameroun à ce nouveau contingent, leur recommandant l’observance de la discipline et le respect des règles d’engagement. En plus de demeurer « professionnels, solidaires et entièrement focalisés sur leurs missions ». À noter que les troupes camerounaises font partie de la Minusca depuis son déploiement en 2014.

P.N.N

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Dans un document intitulé « Bilan et perspectives de modernisation du système fiscal camerounais », la Direction générale des impôts (DGI) révèle que « les recettes globales mobilisées par la DGI sont passées de 1 059 milliards FCFA en 2010 à 2 656 milliards à fin 2022, soit une moyenne mensuelle passant de 88 milliards FCFA en 2010 à 221 milliards en 2022 ».

D’un autre côté, la DGI rapporte que les recettes du budget de l’État passent de 992 milliards en 2010 à 2 384 milliards FCFA en 2022, un doublement du rythme annuel de mobilisation des recettes entre 2010 et 2022 et une moyenne mensuelle des recettes du budget de l’État central qui était de 83 milliards en 2010 et qui se hisse à 199 milliards en 2022 ».

Ces recouvrements engrangés par le DGI permettent au gouvernement d’augmenter différentes lignes de crédits. Ainsi, d’après ce document, les crédits affectés aux Collectivités territoriales décentralisées et aux Établissements publics devraient passer de 67 milliards FCFA en 2010 à 272 milliards en 2022.

Par ailleurs, la DGI se félicite de ce que les recettes affectées ont été multipliées par 4 avec une évolution de plus de 205 milliards FCFA entre 2010 et 2022.

L.A.

 

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Des médicaments, des produits cosmétiques et des compléments alimentaires viennent d’être saisis au marché Mokolo, l’une des plus grandes places marchandes à Yaoundé. Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’assainissement du marché du médicament et des produits blanchissants pour la peau menée par le ministère de la Santé publique (Minsanté), avec l’appui de la gendarmerie nationale. Cette opération, en cours depuis quelques jours dans les régions du Centre, de l’Est, du Littoral et de l’Ouest, devrait s’étendre aux autres régions du pays, apprend-on. L’objectif est de saisir les produits illicites et nocifs, mais également de sensibiliser sur leurs dangers à l’effet de protéger la santé des populations.

« Nous voulons vraiment lancer un appel à nos populations pour leur dire que la consommation des faux produits entraîne beaucoup de dégâts tant sur le plan sanitaire, économique, social et même sécuritaire. Sur le plan sanitaire, nous voyons une recrudescence des insuffisances hépatiques, cardiaques, rénales. Nous voyons beaucoup d’intoxications, d’accidents cardio-vasculaires », a déclaré l’inspecteur général des services pharmaceutiques et des laboratoires au Minsanté, Solange Kouakap.

En 2019, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, avait effectué une descente inopinée au marché Mokolo et dans d’autres espaces commerciaux de la capitale pour sensibiliser les vendeurs des médicaments de la rue, avant la répression. « Cela fait trois ans, les habitudes n’ont pas changé. Donc, nous sommes descendus ce matin pour dire stop aux médicaments de la rue et aux produits cosmétiques dangereux », affirme cette responsable du Minsanté, dans une vidéo diffusée lundi 12 septembre sur la page Facebook de ce département ministériel.

« Nous souhaitons, avec cette opération, montrer que l’autorité a pris le taureau par les cornes et que nous sommes déterminés à éradiquer ce fléau », s’est réjoui le président de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), Franck Nana. Cette campagne intervient au lendemain de la décision du Minsanté interdisant l’importation, la fabrication et la distribution de certaines substances entrant dans la composition des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle. Il s’agit de l’hydroquinone et ses dérivés, le mercure et ses dérivés ainsi que les corticoïdes.

La publicité et la commercialisation de ces produits sont également interdites, selon la décision ministérielle du 19 août dernier. Ces substances, selon les professionnels de la santé, sont nocives pour la santé et sont à l’origine des maladies en pleine recrudescence comme le diabète, le cancer et l’hypertension artérielle. Le 2 septembre, Manaouda Malachie a rendu publique la liste des compléments alimentaires, boissons diététiques et substituts du lait maternel ayant obtenu une « autorisation de mise en consommation humaine » au Cameroun. Il en a profité pour inviter les promoteurs et les distributeurs de ces produits « non agréés » à se conformer à la réglementation en vigueur, sous peine de sanctions prévues à cet effet.

P.N.N

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La visite du président français Emmanuel Macron au Cameroun a donné l’occasion à l’Agence française de développement (AFD) de faire le bilan de son action en faveur de l’éducation de base sur l’ensemble du triangle national. Il ressort de cette évaluation que l’AFD a financé la construction de 4 301 salles de classe ces quinze dernières années. Dans la même période, cette agence a également investi dans la réhabilitation de 671 salles de classe équipées.

Le diagnostic de l’AFD, à l’orée de ce projet, montrait que l’enseignement primaire souffrait cruellement d’un déficit d’infrastructures et d’une forte pression démographique. C’est ce qui explique la construction et la réhabilitation de ces salles de classe. Par ricochet, l’AFD espère aussi pouvoir résoudre le problème de décrochage scolaire, qui est une réalité dans les écoles camerounaises. Pas moins de 37 200 enseignants ont aussi été recrutés.

Pour toutes ces actions, l’AFD a investi 244 millions d’euros, environ 160 milliards de FCFA, en quinze ans « pour une éducation universelle de bon niveau au Cameroun ». L’agence souhaite maintenant accompagner le Cameroun dans la mise en place de l’école de demain comme envisagé par le gouvernement camerounais : aires de jeu, laboratoires, fibre optique…

L’AFD est le bras économique de la coopération française. Elle intervient dans plusieurs domaines : climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Ses équipes sont engagées dans 115 pays. Ces dernières ont pour mission de contribuer à l’engagement de la France et pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

M.A.N

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Ce 13 septembre 2022, à l’occasion du 64e anniversaire de la mort du militant nationaliste Um Nyobe (photo), quelques leaders politiques ont pris la parole. Sur sa page Facebook, le député Cabral Libii, par ailleurs président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a revendiqué l’héritage de l’ancien secrétaire général de l’Union des populations camerounaises (UPC) dans un texte intitulé «Déclaration de reconnaissance et de réconciliation nationales».

«Cet héritage est désormais “upecisme”, courant idéologique patrimonial dans le prolongement duquel nous inscrivons fièrement notre vision d’un Cameroun définitivement dépouillé des “boulets” postcoloniaux», écrit Cabral Libii.

Anicet Ekané s'est exprimé sur les ondes de Radio France internationale (RFI) ce 13 septembre. Le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) demande une «dynamique de réhabilitation sérieuse» des nationalistes camerounais. «Ils ont été réhabilités, mais on n’en a pas fait des héros. Il n’y a aucun espace officiel dédié à Um. Il y a sa tombe à Boumnyebel, il y a une petite ruelle à Douala. Mais les grandes artères des villes ne portent pas de référence à Um Nyobe», déclare Anicet Ekané.

De l’autre côté, plusieurs personnes se sont réuni autour de l’ancien député Robert Bapooh Lipot, de l’UPC, pour l’érection d’un monument à Boumnyebel à la mémoire du Mpondol, le surnom donné à Um Nyobe, ce 13 septembre. «Um Nyobe est à célébrer, quel que soit le nombre de monuments que nous pouvons ériger à sa mémoire», a indiqué Robert Bapooh Lipot au micro du Poste national de la CRTV.

Le tout premier secrétaire général de l’UPC, Um Nyobe a été assassiné le 13 septembre 1958 dans le maquis de Libelingoï, près de Boumnyebel à l’âge de 45 ans. Il est considéré jusqu’aujourd’hui comme le principal leader nationaliste camerounais.

Michel Ange Nga    

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Plusieurs établissements scolaires ne fonctionnent pas normalement depuis le début de la rentrée scolaire dans la région de l’Extrême-Nord, en raison des inondations qu’elles ont subies. Au moins 26 écoles primaires sont sous l’emprise des eaux dans les arrondissements de Gobo, Vélé, Kaï-Kaï et Maga, a déclaré le délégué départemental de l’Éducation de base pour le Mayo-Danay, M. Djaoyang, dans des propos rapportés par L’Œil du Sahel. « Nous sommes en train de trouver des palliatifs pour voir dans quelles mesures agir pour que ces enfants ne puissent pas rater les premiers enseignements », a-t-il dit.

D’autres établissements scolaires sont occupés par les populations victimes d’inondations, apprend-on. « C’est le cas du Cetic de Vélé, où pratiquement les salles sont occupées par les populations. Les établissements les plus touchés sont le lycée de Doureissou, le Cetic de Doureissou, le CES de Doukroï dans l’arrondissement de Kaï-Kaï. Dans l’arrondissement de Vélé, le lycée de Vélé, le Cetic de Vélé et à Maga, le lycée de Pouss », indique le délégué départemental des Enseignements secondaires pour le Mayo-Danay, Paul Dayang, cité par le même journal.

La situation ne va pas s’arranger tout de suite, car le temps devrait encore être davantage pluvieux dans les jours à venir, selon l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc). « La période qui va du 11 au 20 septembre 2022 sera marquée par une augmentation des quantités de précipitations sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de la région de l’Adamaoua où elles resteront toutefois abondantes », alerte l’Onacc dans son bulletin prévisionnel.

Durant cette période, l’Onacc prévoit un « risque élevé » d’enregistrer des cas d’inondations suite au débordement des Mayo dans l’Extrême-Nord (et même dans le Nord). Surtout dans les localités de Bogo et Maroua dans le département du Diamaré, Maga, Kaï-Kaï et Yagoua dans le Mayo-Danay, Zina, Sara-Sara et Kousseri dans le Logone-et-Chari. Les spécialistes lient cette hausse au changement climatique, causé notamment par des activités humaines comme la coupe abusive du bois et les feux de brousse.

En 2020, 60 écoles primaires ont été inondées ou détruites suite aux fortes pluies dans les départements du Mayo-Danay et du Logone-et-Chari, privant ainsi 18 787 enfants (7 480 filles et 11 307 garçons) de leur retour à l’école, selon les statistiques du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Cette année-là, au moins 64 personnes sont mortes et plus de 160 000 autres sinistrées à cause des inondations enregistrées dans cette région du pays, déjà durement impactée par les incursions du groupe terroriste Boko Haram.

P.N.N

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75 matelas, 180 couvertures, 80 sacs de riz, 29 cartons de savon, 25 cartons de sardines, 30 cartons d’huile végétale et 300 seaux. C’est la consistance de l’aide, présentée comme du matériel de premiers secours envoyé par le chef de l’État, que le ministre de l’Administration territoriale a apportée ce jour à 75 familles sinistrées de la ville d’Obala, à une quarantaine de kilomètres au nord de Yaoundé. Cette aide arrive cinq mois après les inondations qui ont touché cette ville.

C’est en effet le 18 mai dernier que la rivière Foulou est sortie de son lit après des pluies torrentielles. Plusieurs habitations ont été inondées, laissant des ménages sinistrés. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. L’on a cependant enregistré l’effondrement d’un pont qui permettait d’accéder au Lycée bilingue et au Lycée classique de la ville. Chaque famille sinistrée a par ailleurs reçu une somme de 10 000 FCFA.

Pour l’heure, aucune promesse n’a été faite aux populations qui demandent la réhabilitation du pont effondré. Un pont de fortune a été construit à la place pour permettre la traversée de la rivière.

L.A.

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La réhabilitation de la Boucle de la Lekié, d’un montant de 31 milliards de FCFA, a été confiée à l’entreprise de BTP égyptienne Arab Contractors Cameroon Ltd au terme d’une procédure de gré à gré autorisée par la présidence de la République, le 6 juin 2022. C’est la substance d’un communiqué signé du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. La date du début des travaux, qui doivent durer 24 mois, reste toujours attendue.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle est la preuve que le président Paul Biya tient à sortir le projet de réhabilitation de cette boucle, longue de 72,5 km, des tiroirs comme l’avait annoncé Benoît Ndong Soumhet (photo) aux populations de la Lekié. On se souvient que le ministre chargé de mission à la présidence de la République avait réuni l’élite politique du département dans la ville de Monatélé le 24 avril dernier pour leur porter cette nouvelle.

« Il est revenu au chef de l’État qu’il y a déjà quelques remous de mécontentement », avait fait savoir le ministre Ndong Soumhet pendant cette réunion. Il avait ajouté que le projet avait obtenu le « très haut accord » du président Paul Biya, qui tient à rassurer les populations de la Lekié.

Un conseiller municipal de la mairie de Monatélé, qui a assisté à cette réunion, ajoute que c’est Benoît Ndong Soumhet qui est « le manœuvrier » de ce projet oublié qui prend corps. C’est lui qui a ressuscité ce projet attendu dans la Lekié depuis 2016, si on en croit notre interlocuteur.

Au terme des travaux, Monatélé, le chef-lieu du département de la Lekié, sera relié à Yaoundé par une meilleure route. De même, Arab Contractors va reconstruire une bonne partie de ces routes régionales. Deux linéaires sont ainsi envisagés : échangeur Nkolbisson-échangeur Zamengoué-Ekekam-Evodoula (43,95 km) et le tronçon Ekekam-Monatélé (28,5 km).

Il ne reste plus qu’à trouver le mécanisme de financement qui permettra de thésauriser l’argent nécessaire à cette réhabilitation, car ce projet n’est pas pris en compte par le budget public en cours.

Michel Ange Nga

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