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La Sémil enquête sur les militaires impliqués dans une tentative de vol à main armée au Togo

La Sémil enquête sur les militaires impliqués dans une tentative de vol à main armée au Togo

Paru le lundi, 01 juin 2020 12:11

Le communiqué signé le 30 mai 2020 de son chef de division de la communication tient avant tout à décliner la responsabilité du ministère de la Défense (Mindef) « pour les forfaits de ces hommes en rupture des liens organiques avec lui et complètement détachables du service ». Le capitaine de frégate Atonfack Guemo parle des deux militaires interpellés le 20 mai au Togo, en même temps que trois autres ressortissants camerounais, pour possession illégale d’armes et de tentative de vol à main armée.

D’après le communiqué, le sergent Oumarou Abou Fadil, déserteur depuis le 23 mars 2020, et le second-maître Serges Hubert Ewoundjo Elle, dont la procédure de désertion suit son cours, auraient utilisé l’arme de service du soldat de 1ère classe Francis Essimbi, en détention provisoire depuis le 11 mars 2020 « pour violation de consignes et dissipation d’effets militaires ».

Pour leur implication présumée dans cette tentative de braquage, le capitaine de frégate Atonfack Guemo assure que « les enquêtes sécuritaire et judiciaire, du reste déjà ouvertes et conduites par la division de la Sécurité militaire (Sémil) et la Légion de gendarmerie du Centre, permettront de préciser les contours de ces graves agissements ».

En initiant toutes ces procédures réglementaires, disciplinaires et administratives prévues par les textes en vigueur dans les Forces de défense, la hiérarchie militaire confirme l’option prescrite par le président de la République, Paul Biya, en vue des sanctions appropriées contre tout auteur de bavure ou d’acte susceptible de ternir l’image d’une armée camerounaise au professionnalisme reconnu.

Par exemple, après la publication du rapport d’enquête sur les incidents de Ngarbuh dans le Nord-Ouest ayant entrainé des morts civiles en février dernier, Paul Biya a ordonné l’ouverture d’une procédure judiciaire contre les mis en cause, déjà sous le coup de sanctions disciplinaires. On se rappelle également que les militaires impliqués dans la mort des femmes et des enfants dans l’Extrême-Nord font aujourd’hui face à la justice.

Dominique Mbassi

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