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Crises sécuritaires : plus de 160 enfants tués dans le Noso et à l’Extrême-Nord (ONU)

Crises sécuritaires : plus de 160 enfants tués dans le Noso et à l’Extrême-Nord (ONU)

Paru le jeudi, 01 juillet 2021 14:04

Durant la période allant de janvier à décembre 2020, l’Organisation des Nations unies (ONU) révèle avoir vérifié « 285 violations graves à l’encontre de 232 enfants (118 garçons, 92 filles, 22 de sexe inconnu), dans les régions de l’Extrême-Nord (161), du Nord-Ouest (83) et du Sud-Ouest (41) ». Ces chiffres sont contenus dans un rapport rendu public le 6 mai dernier sur « l’évolution récente de l’impact des conflits armés sur les enfants et contient des informations sur les violations commises, comme demandé par le Conseil de sécurité ».

D’après les Nations unies, 165 enfants ont été tués dans les conflits, dont 97 dans l’Extrême-Nord, 35 dans le Sud-Ouest, et 33 dans le Nord-Ouest. Dans le détail, il s’agit de 87 garçons, 66 filles, 12 de sexe inconnu tués par des groupes affiliés à Boko Haram ou dissidents (dont Jamaatou Ahl es-Sunna lid-Daawaati wal-Jihad ‘JAS’), des groupes armés non identifiés dans le Nord-Ouest, et les Forces armées camerounaises. L’ONU note également « l’enlèvement de 68 enfants (32 garçons, 26 filles, 10 de sexe inconnu) attribué à des groupes affiliés à Boko Haram ou dissidents ». 45 de ces enlèvements se sont déroulés dans l’Extrême-Nord et 23 dans le Nord-Ouest. « Parmi eux, 32 enfants ont été libérés ou se sont échappés, mais le sort de 36 autres reste inconnu », peut-on lire dans le document.

Par ailleurs, 26 attaques contre des écoles (20) et des hôpitaux (6) ont été vérifiées dans les régions du Nord-Ouest (18), du Sud-Ouest (4) et de l’Extrême-Nord.

Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU s’est dit «  préoccupé par le fait que des enfants soient détenus au motif de leur association présumée avec des groupes armés et pour des motifs liés à la sécurité nationale ». Pour cela, il « demande au gouvernement de traiter tous les enfants anciennement associés à des groupes armés comme des victimes, conformément aux normes internationales en matière de justice pour mineurs ».

Aux groupes armés, l’ONU déplore « la brutalité des violations graves perpétrées par JAS et d’autres groupes affiliés à Boko Haram ou dissidents (…) notamment l’utilisation d’enfants, en particulier de filles, comme porteurs d’engins explosifs improvisés ».

Depuis 2014, l’armée affronte les insurgés de Boko Haram venus du Nigeria voisin et est aux prises depuis 2017 avec les milices séparatistes dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Des conflits qui ont déjà fait des milliers de morts.

L.A

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Dernière modification le jeudi, 01 juillet 2021 16:53

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