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Affaires Vamoulke et Wazizi : Paris plaide pour un procès équitable et une enquête indépendante

Affaires Vamoulke et Wazizi : Paris plaide pour un procès équitable et une enquête indépendante

Paru le jeudi, 02 juillet 2020 15:29

Certaines procédures judiciaires en cours au Cameroun préoccupent la classe politique française. Hier mercredi 1er juillet, Jean Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe a été interpellé à ce sujet par les membres de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

De l’avis de Marielle de Sarnez, présidente de cette commission, il y a lieu pour les parlementaires français de s’inquiéter de « la situation d’un certain nombre de prisonniers au Cameroun ».

Le cas Vamoulké

En réaction à cette interpellation des députés français, le patron du Quai d’Orsay a déclaré : « Nous avons à plusieurs reprises fait prévaloir qu’il fallait que l’indépendance de la justice soit respectée, mais que le droit soit (aussi) respecté ». Et d’insister que « dans chacun de nos échanges avec les autorités camerounaises, nous rappelons ces principes ».

Le cas d’Amadou Vamoulké, ancien directeur de la Cameroon Radio and Television (CRTV) entre 2005 et 2016, a été mis sur la table au cours de cet échange. Ce commis de l’État, âgé de 70 ans et en détention préventive depuis quatre ans, est accusé de détournement de fonds publics.

« Nous sommes vigilants pour que M. Vamoulké puisse avoir un procès équitable et très attentifs à la manière dont tout cela va se dérouler », a indiqué le patron de la diplomatie française. Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a récemment soutenu que « les violations du droit à un procès équitable sont d’une gravité telle qu’elles confèrent à la détention de M. Vamoulké un caractère arbitraire ».

Affaire Wazizi

Jean-Yves Le Drian s’est par ailleurs dit « choqué » par décès en détention du « journaliste camerounais Samuel Wazizi », et a assuré avoir demandé une « enquête indépendante » aux autorités camerounaises.

L’armée camerounaise accuse Samuel Wazizi d’avoir agi comme « logisticien de divers groupes terroristes » acquis au mouvement séparatiste dit de « l’Ambazonie » qui sévissent dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

La sortie Jean Yves Le Drian intervient après celle de Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la Communication au Comité central du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), sur les antennes de Radio France internationale (RFI). « À ce niveau-là, naturellement, la personne habilitée à prescrire l’enquête fera le nécessaire autant que de besoin, si tant est qu’elle le juge nécessaire », a répondu Jacques Fame Ndongo interrogé sur la nécessité d’ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances du décès de ce reporter.

Pour mémoire, au terme d’une audience avec le président Paul Biya, le 5 juin dernier à Yaoundé, Christophe Guilhou, l’ambassadeur de France au Cameroun, a indiqué que le président avait promis de lancer une enquête « pour connaitre toutes les causes et les circonstances de ce décès ».

Baudouin Enama

Lire aussi :

Affaire Samuel Wazizi : Paul Biya promet l’ouverture d’une enquête

Dernière modification le vendredi, 03 juillet 2020 09:06

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