Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Incident diplomatique entre Yaoundé et Monrovia

Incident diplomatique entre Yaoundé et Monrovia

Paru le jeudi, 04 février 2021 14:49

Les relations entre le Cameroun et le Libéria se sont quelque peu crispées ces dernières semaines. A l’origine de ce coup de froid se trouve une décision rendue récemment par la justice libérienne. Cette décision attribue une parcelle de terre d’une superficie de 2000 hectares appartenant à l’Etat du Cameroun à un homme d’affaires libanais.

Ce terrain acquis dans les années 80 devait abriter une chancellerie et la résidence de l’ambassadeur du Cameroun. Alors que le pays s’était formellement acquitté de toutes les exigences administratives et financières requises, Yaoundé fut contraint de mettre ce projet en veilleuse à la suite de la longue guerre civile qui a secoué le Libéria. De ce point de vue, la décision de Monrovia est pour le moins surprenante de l’avis du gouvernement camerounais.

Pour exprimer la désapprobation de Yaoundé, le ministre des Relations extérieures a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade du Libéria à Yaoundé, le 29 janvier dernier. Lejeune Mbella Mbella a vertement dénoncé l’attitude du Libéria qui manque d’élégance diplomatique. Car « depuis 2007 le pays de Paul Biya œuvre afin de pouvoir enfin s’installer sur le site querellé. Il était question, entre autres, de déloger des occupants illégaux ayant pris quartier dans des abris en matériaux provisoires. Plusieurs rencontres ont eu lieu entre des membres du gouvernement libérien et l’ambassadeur camerounais à Monrovia », rapportent nos confrères de Cameroon Tribune.

Pis, l’ambassadeur camerounais a même été reçu par l’ex-présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, en mai 2012, en vue de lui soumettre ce problème. Sans succès. Les multiples notes adressées au ministre des Affaires étrangères libérien ne connaîtront pas un meilleur destin.

Du point de vue juridique, l’acte des autorités libériennes transgresse la réglementation internationale qui encadre les relations diplomatiques. Notamment l’article 21 de la Convention de Vienne de 1961 qui stipule que : « L’Etat accréditaire doit, soit faciliter l’acquisition sur son territoire, dans le cadre de sa législation, par l’État accréditant des locaux nécessaires à sa mission, soit aider l’Etat accréditant à se procurer des locaux d’une autre manière ».

B.E.

● E-Arnaques


● Fact Cheking




 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes