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NASLA, la nouvelle école dédiée à la formation du personnel des régions et des mairies

NASLA, la nouvelle école dédiée à la formation du personnel des régions et des mairies

Paru le mercredi, 04 mars 2020 16:41

Exit le Centre de formation pour l’administration municipale (CEFAM). La mission de formation du personnel dédié aux administrations des collectivités territoriales décentralisées (CTD) est désormais dévolue à la National School of Local Administration (NASLA). Le décret portant création, organisation et fonctionnement de cette école a été pris, depuis le 2 mars dernier, par le Chef de l’État camerounais, Paul Biya. « La NASLA est un établissement public à caractère administratif et professionnel, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière », précise le décret présidentiel.

Placée sous la tutelle technique du ministère chargé des collectivités territoriales décentralisées (Minddevel) et sous la tutelle financière du ministère des Finances (Minfi), la nouvelle école consacre l’aboutissement de la reforme du CEFAM, initiée par le gouvernement camerounais. Et si la NASLA occupera les installations actuelles du CEFAM dans la ville de Buea, capitale de la région anglophone du Sud-Ouest, ses missions connaissent une évolution comparativement à son ancêtre.

Innovations

Il ne s’agira plus de former ou de recycler le personnel destiné aux seules mairies comme c’était le cas jusque-là avec le CEFAM. Pour s’arrimer aux exigences de la décentralisation, la NASLA étend ses enseignements et encadrements aux personnels des autres collectivités territoriales décentralisées notamment ceux des régions, « conformément aux orientations générales définies par le gouvernement », prescrit le texte du chef de l’État.

De plus, pour la première fois, le Cameroun produira lui-même des cadres supérieurs de l’administration locale via le cycle « A » de la NASLA. Ce qui marque « une évolution très importante par rapport au CEFAM », soutient-on au Minddevel. 43 ans après sa sortie des fonds baptismaux, le Centre de formation pour l’administration municipale ne formait que des cadres moyens de l’administration municipale et des agents des services communaux.

Les futurs apprenants de la NASLA auront le choix entre la formation initiale diplômante (subdivisée en trois cycles A, B et C), la formation continue, des formations spécifiques et la recherche appliquée à la gestion des collectivités territoriales décentralisées, renseigne le texte présidentiel. En outre, la nouvelle structure aura la charge d’évaluer en liaison avec les collectivités territoriales décentralisées, leurs établissements et regroupements, les besoins en formation dans l’administration locale et d’élaborer « les plans de formation subséquente ».

L’accès à la NASLA se fera par voie de concours pour les élèves de nationalité camerounaise et sur étude de dossier pour les élèves étrangers « ou le cas échéant, conformément aux stipulations de conventions signées avec la NASLA et des engagements internationaux de l’État », précise l’article 43 du décret.

Accélérer la décentralisation

La création de la NASLA rentre dans le cadre des réformes visant à accélérer la décentralisation au Cameroun. La mise œuvre de ce processus, consacré par la constitution du 8 janvier 1996, qui n’a pas évolué au rythme souhaité, fait l’objet de critiques au sein de l’opinion publique.

En s’appuyant sur les recommandations du grand dialogue national, organisé en début septembre 2019, le gouvernement camerounais souhaite changer la donne. La loi portant Code général des CTD a été promulguée le 24 décembre dernier. Dans le même sillage, le président camerounais a annoncé la mise en place « éminente » des conseils régionaux à la suite des élections municipales, couronnées par la désignation des nouveaux exécutifs à la tête des communes et des grandes villes du pays.

BE

Dernière modification le mercredi, 04 mars 2020 19:11

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