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L’opposition fait pression pour l’ouverture d’une enquête sur l’affaire Samuel Wazizi

L’opposition fait pression pour l’ouverture d’une enquête sur l’affaire Samuel Wazizi

Paru le jeudi, 04 juin 2020 16:41

La disparition de Samuel Ajiekah Abuwe, journaliste en service à la chaîne privée Chillen Media Television (CMTV), s’est déportée dans le landerneau politique camerounais. Au sein des partis politiques de l’opposition, les langues se délient pour demander l’ouverture d’une enquête qui pourrait rétablir la vérité sur cette affaire qui fait les choux gras de la presse.

Dans un communiqué publié le 3 juin, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun de Maurice Kamto a demandé que « les responsables de ces actes, à tous les niveaux, y compris les donneurs d’ordre, soient identifiés, poursuivis devant les tribunaux et sanctionnés selon la loi ».

Pour Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), « il est impératif, au regard des informations qui circulent dans le pays et dans les médias, que le gouvernement Kamerunais informe officiellement l’opinion nationale et internationale sur les circonstances de l’arrestation, de la détention, de la disparition, et de la mort annoncée du journaliste Samuel Wazizi ».

Une position proche de celle exprimée par Serge Espoir Matomba, Premier secrétaire du Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS). « Cet autre incident doit inviter le gouvernement à tirer les leçons de la place des droits de l’Homme au sein de notre Armée », a-t-il déclaré sur ses comptes officiels. Selon ce candidat malheureux de la présidentielle d’octobre 2018 « le journaliste n’est pas un danger par sa mission (…). Il ne doit donc pas être en danger ».

Le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) se montre tout aussi critique. « Le pouvoir de monsieur Biya reste l’unique responsable de cette situation et devra rendre des comptes à la famille du défunt et au peuple camerounais », a chargé Cabral Libii, le député et non moins président du PCRN. Avant d’appeler le gouvernement à libérer « sans délai de toutes les personnes injustement ou longuement incarcérées dans une perspective d’apaisement du climat social et de la lutte contre la pandémie à coronavirus, dont la prison est un terrain fertile de propagation ».

Soupçonné d’être d’intelligence avec les groupes armés affidés au mouvement indépendantiste de l’Ambazonie qui sévissent dans la zone anglophone du Cameroun, Samuel Wazizi arrêté en début août 2019. Selon le SNJC, ce présentateur télé serait mort après avoir subi des sevices. Cette version non confirmée jusqu’ici par les autorités camerounaises, est également alléguée par plusieurs médias et des organismes internationaux de protection des Droits de l’Homme.

Baudouin Enama

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Dernière modification le jeudi, 04 juin 2020 17:25

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